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Annales de Biologie Clinique

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Quand un immunoblot EBV est nécessaire pour conclure une sérologie anti-EBV : cas clinique Volume 80, numéro 4, 2022-07-01

Illustrations

  • Figure 1.

Tableaux

Auteurs
1 Laboratoire de virologie, Centre national de référence de la rubéole, AP–HP, Hôpital Paul-Brousse, Villejuif, France
2 Groupe de recherche sur les infections pendant la grossesse (GRIG), France
3 Centre hépato-biliaire, AP–HP, Hôpital Paul-Brousse, Villejuif, France
4 Université de Paris, Inserm UMR1137, IAME, Paris, France
5 Université Paris Saclay, Inserm U1193, 94804 Villejuif, France
Correspondance : C. Périllaud-Dubois

Un patient de 14 ans a subi une transplantation hépatique. Trois mois après la transplantation, un lymphome associé à l’EBV a été suspecté. Les sérologies anti-EBV (IgG anti-VCA et anti-EBNA, IgM anti-VCA) montraient des résultats particulièrement discordants et ininterprétables : profil de primo-infection EBV récente 18 mois avant la greffe, IgG anti-EBNA isolées 4 mois avant la greffe et profil d’infection ancienne 5 jours après la greffe. Les PCR EBV réalisées sur sang total étaient toujours indétectables. Rétrospectivement, des immunoblots IgG anti-EBV ont été réalisés. Les blots ne montraient pas d’IgG anti-EBV en pré-greffe jusqu’au jour de la transplantation. Cinq jours après la greffe, le blot montrait la présence d’anti-p18 (VCA) et anti-EBNA-1 présents sous forme de traces, sans autre marqueur sérologique d’infection EBV, très probablement dues à des transferts passifs d’anticorps pendant la transplantation. Aucun argument sérologique ni moléculaire n’a été retenu pour une immunisation anti-EBV avant ou après la transplantation hépatique pour ce patient.