John Libbey Eurotext

Annales de Biologie Clinique

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Optimisation des durées d’incubation des milieux de culture en microbiologie Volume 77, numéro 5, Septembre-Octobre 2019

Auteurs
1 Service de biologie clinique, Hôpital Foch, Suresnes, France
2 Service de biologie clinique, Hôpital André Mignot, Le Chesnay, France
3 Unités fonctionnelles d’hygiène hospitalière et de lutte contre les infections nosocomiales, Centre hospitalier Sud-francilien, Corbeil-Essonnes, France
* Correspondance

Afin de réaliser les examens de biologie médicale, les laboratoires appliquent les instructions des fournisseurs de réactifs. Pour les milieux de cultures, celles-ci sont souvent incomplètes et peu adaptées à la diversité des prélèvements et des micro-organismes recherchés. Les préconisations du REMIC permettent de pallier ces lacunes. Des délais d’incubations établis en fonction de la nature du prélèvement et du type de micro-organisme recherché sont ainsi proposés. Néanmoins, ils sont le plus souvent exprimés en multiple de 24 heures et sont souvent considérés comme des durées minimales par les laboratoires. Les échantillons étant ensemencés « en continu », alors que les lectures sont effectuées le plus souvent à un moment unique défini de la journée, nous proposons une stratégie visant à optimiser les durées d’incubation des milieux. Une heure de mise en incubation dans la journée dite heure “limite” est définie. À partir de celle-ci les incubations sont arrêtées ou prolongées en fonction des résultats de la culture et de l’examen microscopique notamment. Les instructions des fournisseurs de milieux de culture étant peu adaptées, il apparaît nécessaire que ces fournisseurs s’appuient sur les référentiels des sociétés savantes comme c’est le cas pour les géloses utilisées dans le cadre de la réalisation de l’antibiogramme.

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