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Annales de Biologie Clinique

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Histoire d’eau : le lithium et le sodium, les lésions dangereuses Volume 78, numéro 4, Juillet-Août 2020

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
1 Laboratoire de biochimie, Hôpital Lapeyronie, CHU Montpellier, France
2 Phymedexp, Université de Montpellier, Inserm, CNRS, CHU de Montpellier, Montpellier, France
3 Laboratoire de pharmacologie médicale et toxicologie, Hôpital Lapeyronie, CHU Montpellier, France
* Correspondance

Le diabète insipide se caractérise par une polyurie et une hypernatrémie secondaire à l’incapacité du rein à réabsorber l’eau. Une cause fréquente de diabète insipide acquis d’origine néphrogénique est la prise de lithium. En effet, le lithium en entraînant une inhibition de l’expression de l’aquaporine 2 des cellules principales du tube collecteur, est responsable d’une diminution des capacités de réabsorption de l’eau au niveau du rein. Nous rapportons le cas d’une patiente de 64 ans hospitalisée pour déshydratation globale dans un contexte de troubles psychiatriques sévères. Quatre années auparavant, la patiente avait développé un diabète insipide néphrogénique suite à une intoxication volontaire aiguë au lithium. Malgré l’arrêt définitif du lithium, nous évoquons ici comme principale cause de la déshydratation globale, la persistance d’un diabète insipide néphrogénique décompensé par un traitement par diurétique de l’anse, dans un contexte de limitation d’accès à l’eau.