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Annales de Biologie Clinique

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Anticorps antinucléaires chez l’enfant : aspects en immunofluorescence indirecte, cibles antigéniques et situations cliniques associées Volume 81, numéro 1, Janvier-Février 2023

Illustrations


  • Figure 1

  • Figure 2

  • Figure 3

  • Figure 4

  • Figure 5

Tableaux

Auteurs
1 Laboratoire d’immunologie, CHU Mohammed VI, 40000 Marrakech, Maroc
2 Faculté de médecine et de pharmacie de Marrakech, Marrakech, Maroc
* Correspondance : H. Zrikem

Les anticorps antinucléaires sont primordiaux pour le diagnostic, la classification, l’évaluation pronostique et la prise en charge des maladies auto-immunes chez l’enfant. Le présent travail visait à décrire le profil immuno-clinique des anticorps antinucléaires chez une population pédiatrique dans le but d’orienter la conduite à tenir pratique des biologistes et des cliniciens. Notre étude a porté sur 268 enfants. Le dépistage des anticorps antinucléaires a fait appel à l’immunofluorescence indirecte sur cellules HEp-2. L’identification des spécificités antigéniques a fait appel à des techniques, immunoenzymatique, immunodot ou chimiluminescence, seules ou combinées. La moyenne d’âge des patients était de 9,6 ± 4,3 ans, avec une prédominance féminine. Le dépistage des anticorps antinucléaires était positif chez 40,67 % des cas. Les aspects de fluorescence les plus fréquemment retrouvés étaient de type moucheté (52,3 %), homogène et mixte homogène moucheté (13,8 % chacun). Des auto-anticorps ont été détectés chez 4 patients (2,51 %) pour lesquels la recherche d’anticorps antinucléaires était négative à l’immunofluorescence indirecte. Sur le plan clinique, les anticorps antinucléaires positifs étaient associés à des connectivites (44,03 % ; n = 48), à des maladies auto-immunes spécifiques d’organes (10,09 % ; n = 11) et à des pathologies non auto-immunes (32,08 % ; n = 35). Notre étude a mis en évidence un pourcentage assez élevé des anticorps antinucléaires chez la population pédiatrique, en rapport essentiellement avec des maladies auto-immunes (54,12 %), mais également avec des pathologies non auto-immunes (32,08 %). Ainsi, la recherche et l’interprétation des anticorps antinucléaires chez l’enfant requièrent la considération des renseignements cliniques dans le cadre d’une étroite collaboration entre clinicien et biologiste.