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Néphrologie & Thérapeutique

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Transplantation rénale à partir d’un donneur vivant. Aspects éthiques Volume 4, issue 1, Février 2008

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Cinquante ans après les premières transplantations rénales, la question éthique de la greffe avec un organe prélevé sur un donneur vivant trouble toujours la communauté néphrologique française. Les grands principes éthiques en biomédecine sont discutés dans cet article. Le respect de l’autonomie nécessite de contrôler que tout donneur potentiel reçoit une information complète et neutre et qu’il ne fait l’objet d’aucune pression. Le principe de ne pas nuire doit être envisagé dans le contexte de la médecine moderne qui accepte qu’une action médicale fasse courir un risque à un individu dans certaines conditions. Le don du vivant a des bénéfices potentiels pour le donneur et il améliore l’accès à la greffe des patients n’ayant comme seule solution que la greffe cadavérique. Sont également discutés les donneurs vivants non conventionnels : conjoints ABO ou HLA incompatibles et donneurs à risque, tels que les donneurs âgés.

Fifty years after the first kidney grafts, the ethical problems raised by harvesting an organ from a living donor remain a difficult issue for the French nephrology community. We summarize here the ethical principles guiding biomedicine. Respect for human rights requires careful control ensuring that all potential donors receive complete neutral information and are spared from any type of pressure. The principle of not causing harm must be considered in the context of modern medicine where, under certain conditions, individual risk related to a medical intervention is considered acceptable. Living-donor transplantation can have a potentially beneficial effect for the donor and improves access to grafts for patients whose only other solution would be a cadaver graft. We also discuss nonconventional living donors: ABO or HLA incompatible spouses and at-risk donors, for example, elderly donors.