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Néphrologie & Thérapeutique

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Epidemiology of chronic kidney disease in the Democratic Republic of Congo: Review of cross-sectional studies from Kinshasa, the capital Volume 6, issue 4, Juillet 2010

Figures


  • Fig. 1

  • Fig. 2

Tables


  • Tableau 1

  • Tableau 2

  • Tableau 3

  • Tableau 4
Authors

La maladie rénale chronique (MRC) constitue un problème mondial majeur de santé publique. Son ampleur réelle en Afrique demeure inconnue. Ce travail est une revue synthétique de quatre études transversales menées à Kinshasa dans la population générale et en milieu hospitalier dans le but de cerner l’épidémiologie de la MRC. Cette dernière a été définie par la présence d’une protéinurie d’au moins 300mg/j associée ou non à un débit de filtration glomérulaire estimé selon la MDRD Study comme étant inférieur à 60ml/min/1,73m2. Dans la population générale, la prévalence globale de la MRC est de 12,4 %. Une forte prévalence de la protéinurie chez les sujets sans facteur de risque traditionnel, le déficit important de détection précoce et de prise en charge des facteurs de risque de la MRC, ainsi que les limites du traitement de suppléance de l’insuffisance rénale terminale ont été également observées. Cela explique en partie la référence tardive et/ ou les décès prématurés de la quasi-totalité des patients admis au niveau tertiaire. La MRC affecte l’adulte encore jeune comparée aux États-Unis où elle prédomine à la vieillesse. Les principaux déterminants de la MRC sont l’hypertension, le diabète sucré, le surpoids, l’âge, le niveau socioéconomique bas et l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH). L’atteinte glomérulaire, surtout la glomérulosclérose focale et segmentaire, reste la première cause d’insuffisance rénale terminale. Ces études plaident pour la nécessité d’un renforcement de la capacité du personnel soignant dans le domaine de détection précoce et de prise en charge des maladies non transmissibles dont la MRC. Elles montrent également qu’un dépistage annuel de masse de la population de la protéinurie et des facteurs de risque de la MRC est faisable et pourra, nous l’espérons, constituer la base d’une élaboration d’une politique nationale de prévention.

Chronic kidney disease (CKD) is a worldwide public health problem. Little is known about its burden in Africa. This paper reviews the knowledge of CKD in Kinshasa, summarizing four studies undertaken in the general population and traditional health system of Kinshasa. CKD was defined by either kidney damage (proteinuria≥300mg/day) or reduced kidney function (eGFR<60ml/min/1.73m2). In the general population, the prevalence of CKD all stage is 12.4 %. Our work shows also the high prevalence of proteinuria among subjects who do not have diabetes or hypertension, the lack of early detection and management of CKD risk factors in the traditional health care system leading to late referral or premature deaths, and the limits of renal replacement treatment. CKD affects young people in the DRC, in contrast to the United States, where CKD is more prevalent in older people. Major determinants of CKD in our studies were hypertension, diabetes, overweight, age, lower socioeconomic status, and Human immunodeficiency virus (HIV) infection. Glomerular nephropathy (mainly focal segmental glomerulosclerosis) remains the leading cause of end stage renal disease. An annual screening of the population for proteinuria and CKD risk factors is feasible and will, it is hoped, provide the basis for building a nationwide prevention strategy.