John Libbey Eurotext

Médecine Thérapeutique / médecine de la reproduction

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Le clonage animal et son apport à la recherche médicale Volume 8, issue 4, Juillet-Août 2006

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Authors
Unité de Biologie du Développement et Reproduction, Inra, 78 352, Jouy en Josas, France

Le clonage animal a permis à ce jour la naissance d’animaux viables chez plus d’une dizaine d’espèces de mammifères [1]. Ces succès démontrent que le noyau d’une cellule adulte différencié peut retourner à un état de type embryonnaire, puis récapituler complètement les étapes du développement. Cette possibilité, souvent désignée par le terme de « reprogrammation » demeure encore peu comprise. Son exploitation fait l’objet de nombreux débats éthiques non seulement chez l’homme mais aussi maintenant chez l’animal (http://pewagbiotech.org/research/proceedings) compte tenu des applications qui commencent à voir le jour. Le clonage reste toutefois aujourd’hui avant tout une technique de recherche utilisée pour définir la part de l’épigenèse dans la réalisation d’un programme de développement [2] et mieux comprendre la nature des remaniements de structure et de fonction que subit le noyau au cours de la reprogrammation. Dans cet article, nous voulons montrer que l’apport du clonage animal à la recherche médicale, qu’il soit reproductif ou à visée thérapeutique selon la distinction maintenant classique présentée dans l’éditorial de ce numéro, est déjà important : le clonage reproductif animal contribue à dévoiler et par là à mieux connaître, la part du développement fœtal dans l’apparition à l’âge adulte de physiopathologies par ailleurs prévalentes chez l’homme ; quant au clonage thérapeutique animal, il révèle de nouvelles propriétés des cellules embryonnaires souches.