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Médecine Thérapeutique / médecine de la reproduction

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Faut-il traiter toutes les pubertés précoces centrales ? Volume 8, issue 5, Septembre-Octobre 2006

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Authors
Endocrinologie Diabétologie Pédiatrique, Hôpital Robert Debré, Paris, Service de Biologie hormonale et IREM, Groupe hospitalier Cochin-Saint Vincent de Paul, Paris

Les pubertés précoces sont un motif fréquent de consultation en pédiatrie et imposent une analyse rigoureuse. Les pubertés précoces centrales sont de loin les plus fréquentes et posent le problème de l’indication des agonistes de la GnRH. Il faut préciser si la puberté est réellement précoce, problème particulièrement d’actualité dans la mesure où l’âge de début de la puberté semble progressivement s’abaisser. Il faut identifier le mécanisme de la puberté précoce, et, en cas de puberté précoce centrale, montrer l’augmentation de la sécrétion pulsatile de GnRH. Il est surtout indispensable de reconnaître les formes non évolutives de pubertés précoces, dont le pronostic spontané est bon et qui ne nécessitent aucun traitement. Dans les situations où une puberté précoce authentique et évolutive a été identifiée, les résultats à long terme des agonistes retard de la GnRH sont bons, sous réserve de bien connaître leurs éléments de surveillance et la conduite au long cours du traitement.