John Libbey Eurotext

Virologie

Suivi des infections virales en temps réel : apport du modèle poisson zèbre pour visualiser et comprendre les relations hôtes/pathogènes Volume 20, numéro 6, Novembre-Décembre 2016

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4

Tableaux

Auteurs
1 Inra, Virologie et Immunologie moléculaire,
Université Paris Saclay,
Jouy-en-Josas, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : poisson zèbre, infection, virus, immunité, modèle
  • DOI : 10.1684/vir.2016.0674
  • Page(s) : 321-34
  • Année de parution : 2016

Observer la progression d’une infection virale en temps réel et à l’échelle d’un organisme entier est devenu possible. En effet, le développement de mutants viraux codant des protéines fluorescentes ou induisant une luminescence, permet de suivre la dynamique des processus infectieux in vitro et in vivo. Longtemps limités au développement de modèles infectieux en mammifères, ces outils ont été récemment exploités pour modéliser des infections virales humaines ou animales chez un petit poisson d’eau douce, le poisson zèbre. Optiquement transparent pendant les premiers stades de développement, l’embryon constitue un bon modèle pour observer en temps réel la dissémination de virus tels que HSV1, influenza, hépatite C ou plus récemment chikungunya, dans un organisme vertébré. Sa petite taille permet d’observer aisément l’apparition de foyers infectieux à l’échelle d’un organisme entier à des résolutions cellulaires. De plus, les approches d’édition du génome contribuent à l’élaboration de nombreux outils favorables à l’étude des relations hôte/pathogène et plus spécifiquement à la réponse immunitaire innée dont les acteurs sont très conservés à travers les vertébrés au cours de l’évolution. Cette espèce, présente donc un intérêt majeur pour la caractérisation des relations hôtes/pathogènes in vivo, et pour le criblage de molécules antivirales à large échelle.