John Libbey Eurotext

Virologie

Rétrovirus humain XMRV : la fin d’une histoire séduisante ? Volume 15, numéro 4, Juillet-Août 2011

Auteurs
École normale supérieure de Lyon, département de biologie, master biosciences, 46, allée d’Italie, 69007 Lyon, France, Oncogenèse rétrovirale, Inserm U758, 46, allée d’Italie, 69007 Lyon, France, École normale supérieure de Lyon, 46, allée d’Italie, 69007 Lyon, France, IFR 128 biosciences Lyon-Gerland, Lyon, France
  • Mots-clés : XMRV, rétrovirus oncogène, cancer de la prostate, épidémiologie, contamination
  • DOI : 10.1684/vir.2011.0410
  • Page(s) : 222-34
  • Année de parution : 2011

On estime aujourd’hui que près d’un cancer sur cinq a une origine infectieuse. Avec la découverte de nouveaux agents infectieux, ce chiffre est probablement appelé à augmenter dans les années à venir. En 2006, la découverte d’un nouveau γ-rétrovirus dans des biopsies de tumeur prostatique amorça une intense recherche : ce virus, apparenté aux rétrovirus murins xénotropes et baptisé xenotropic MLV-related virus (XMRV), serait-il la cause du cancer de la prostate ? Cinq ans plus tard, l’engouement des rétrovirologistes est retombé. Un à un, les arguments en faveur de la réalité de l’infection de l’homme par ce virus sont réfutés. L’objectif de cette revue est de présenter la découverte de XMRV puis d’analyser les récentes données remettant en cause son existence chez l’homme. Une interprétation synthétique de l’ensemble des travaux sur XMRV sera alors proposée.