John Libbey Eurotext

Virologie

La pluralité de l’hépatite E : des formes cliniques aux souches animales Volume 19, numéro 3, Mai-Juin 2015

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2

Tableaux

Auteurs
1 UMR 1161 Virologie, Anses, Laboratoire de santé animale,
14, rue Pierre et Marie-Curie,
94701 Maisons-Alfort cedex,
France
  • Mots-clés : virus de l’hépatite E, zoonose alimentaire, infection chronique, réservoirs, Hepeviridæ
  • DOI : 10.1684/vir.2015.0608
  • Page(s) : 149-60
  • Année de parution : 2015

La notion d’hépatite virale E d’origine zoonotique a émergé il y a quelques années, dans les pays où les cas sporadiques n’étaient pas liés à un voyage dans les zones d’endémie (régions tropicales ou subtropicales). L’amélioration des méthodes de diagnostic et la plus grande vigilance des cliniciens ont permis de mieux évaluer l’impact de cette infection et d’identifier de nouveaux syndromes associés. De plus, la description de formes chroniques d’hépatite E chez l’immunodéprimé soulève la question du traitement et de la prévention de cette maladie. Les avancées récentes dans l’identification des réservoirs animaux du virus de l’hépatite E (VHE) ont confirmé la grande proximité génétique des souches circulant dans les cas autochtones et chez les suidés, qu’ils soient domestiques ou sauvages. La caractérisation de l’infection par le VHE en élevages porcins a permis d’identifier les facteurs de risque de dissémination du virus. De plus, l’identification du VHE dans la chaîne alimentaire et certains produits contenant du porc a permis de montrer qu’il s’agit d’une zoonose alimentaire. L’arrivée de nouvelles technologies permettant l’identification d’agents encore inconnus a permis de caractériser de nouveaux virus apparentés au VHE dans de nouvelles espèces animales.