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Prise en charge des dyslipidémies des patients coronariens Volume 18, numéro 3, Mars 2006

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  • Auteur(s) : Pierre Sabouret , Institut du Cœur, Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, 47, boulevard de l’hôpital, 75013 Paris
  • Mots-clés : dyslipidémie, risque cardiovasculaire absolu, cardiopathie ischémique, lipoprotéine
  • Page(s) : 125-34
  • Année de parution : 2006

Les dyslipidémies demeurent un des facteurs de risque cardiovasculaire majeur, en particulier pour les cardiopathies ischémiques, avec une relation log-linéaire entre le taux de Low-density lipoprotein cholesterol (LDL-C) et le risque d’événements cardiovasculaires majeurs. La prise en charge des dyslipidémies dépend du risque cardiovasculaire absolu (RCVA). Les modifications des règles hygiénodiététiques (RHD) restent essentielles dans la prise en charge thérapeutique. Ces règles hygiéno-diététiques permettent une réduction du risque cardiovasculaire par des effets physiologiques qui vont au-delà de la simple baisse du LDL-C. Pour les patients à risque cardiovasculaire absolu élevé, en prévention secondaire, catégorie à laquelle appartiennent les patients coronariens, ou en prévention primaire, les études randomisées ont démontré une relation log-linéaire entre la baisse du LDL-C et la baisse des événements cardiovasculaires majeurs. Les études plus récentes ont confirmé les bénéfices des statines avec un objectif de LDL-C inférieur à 1 g/l. Lorsqu’un traitement par statines est initié, sa posologie doit permettre d’obtenir une baisse du LDL-C d’au moins 30 à 40 % par rapport à son niveau initial. L’objectif de LDL-C inférieur à 0,70 g/l est une option thérapeutique à la lumière des études récentes, mais qui reste discuté lorsqu’il doit être obtenu sous fortes doses de statines, le rapport risque-bénéfice de cette attitude étant incomplètement établi. L’apparition des nouvelles classes thérapeutiques pourrait permettre d’optimiser la prise en charge des patients coronariens, mais il semble surtout que l’amélioration de la prise en charge globale de l’ensemble des facteurs de risque des patients coronariens soit l’attitude thérapeutique la plus efficace pour réduire le risque absolu d’événements cardiovasculaires majeurs.