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Sang Thrombose Vaisseaux

Place du fondaparinux dans la prise en charge des syndromes coronariens aigus Volume 19, numéro 7, Septembre 2007

Auteurs
Service de cardiologie, Hôpital Jean Minjoz, 25030 Besançon cedex
  • Mots-clés : fondaparinux, OASIS 5, OASIS 6, syndrome coronaire aigu
  • DOI : 10.1684/stv.2007.0177
  • Page(s) : 374-9
  • Année de parution : 2007

Pour le traitement des syndromes coronariens aigus, deux nouvelles molécules anticoagulantes sont maintenant disponibles, en plus de l’héparine non fractionnée et de l’énoxaparine : la bivalirudine et le fondaparinux. Le fondaparinux (pentasaccharide), qui possède une structure particulière qui lui confère une activité anti Xa pure, s’était déjà révélé très efficace dans la prévention des thromboses veineuses profondes.Après la publication des résultats des études OASIS 5 et OASIS 6, le fondaparinux pourrait devenir un, sinon « le » traitement anticoagulant de référence dans les syndromes coronariens aigus. En effet, dans ces deux études, et pour la première fois, on a démontré qu’il est possible de réduire le risque ischémique tout en diminuant le risque hémorragique, alors que jusqu’à présent, tout progrès en matière de prévention du risque ischémique s’était traduit par une augmentation du risque hémorragique.Bien que l’utilisation du fondaparinux soit limitée en cas d’angioplastie ou chez les patients souffrant d’une insuffisance rénale sévère, la sécurité d’emploi du fondaparinux et sa simplicité d’utilisation (dose unique et quotidienne de 2,5 mg), sans nécessité de contrôle de la coagulation ou de la numération plaquettaire sont des avantages majeurs qui pourraient bien compter et expliquer l’entrée du fondaparinux dans les prochaines recommandations pour la prise en charge des syndromes coronariens aigus.