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Apport de l’hypothermie dans la prise en charge des arrêts cardiorespiratoires Volume 17, numéro 7, Septembre 2005

Auteurs
Service de Réanimation Médicale, hôpital Cochin, Saint-Vincent-de-Paul, La Roche Guyon, 27 rue du Faubourg Saint-Jacques, 75679 Paris Cedex 14
  • Mots-clés : arrêt cardiorespiratoire, syndrome post-ressuscitation, séquelle neurologique anoxique, hypothermie thérapeutique
  • Page(s) : 371-6
  • Année de parution : 2005

Malgré les progrès réalisés en matière de prise en charge préhospitalière, l’arrêt cardiorespiratoire (ACR) demeure un problème de santé publique majeur, grevé de complications neurologiques fréquentes et d’une mortalité importante. Le succès de la réanimation initiale n’est pas synonyme de bon pronostic. Parmi les patients initialement réanimés et transportés en réanimation, le devenir hospitalier est en effet très incertain. Le pronostic est principalement lié à deux phénomènes : l’état de choc initial (syndrome post-ressuscitation) et les séquelles neurologiques anoxiques. Actuellement, en dehors de l’hypothermie thérapeutique modérée (32 à 34°C), aucun autre traitement, en particulier médicamenteux, n’a fait la preuve de sa capacité à réduire les conséquences neurologiques de l’ACR et à améliorer le pronostic vital. Même si les mécanismes d’action de l’hypothermie sont encore peu connus et probablement multiples, ce traitement fait désormais l’objet de recommandations d’emploi internationales. Chez l’adulte, ce traitement est actuellement préconisé pour tout patient comateux au décours d’un ACR extra-hospitalier consécutif à une fibrillation ventriculaire. La preuve de son efficacité dans d’autres contextes (asystolie, ACR intra-hospitalier, enfant) n’est pas encore établie. Sa mise en œuvre et sa surveillance nécessitent une technique rigoureuse afin d’éviter les complications inhérentes à son emploi.