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Apport de la biologie embarquée dans la gestion des urgences cardiorespiratoires en préhospitalier en 2018 Volume 30, numéro 1, Janvier-Février 2018

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
Auteurs
Hopital universitaire de Lille, SAMU du Nord, 2, avenue Oscar Lambret, Lille, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : BNP, troponine, D-dimères, biologie embarquée, pré-hospitalier, cardiovasculaire, marqueurs, urgences
  • DOI : 10.1684/stv.2018.1011
  • Page(s) : 21-5
  • Année de parution : 2018

La biologie embarquée en médecine d’urgence est, et reste en 2017, un soutien de choix de l’examen clinique préhospitalier. Elle permet d’étayer une hypothèse diagnostique et d’orienter au mieux les patients. Le dosage de la troponine en préhospitalier n’est pas recommandé devant un patient présentant un infarctus du myocarde avec élévation du segment ST (STEMI), mais garde une forte valeur prédictive pour évaluer la gravité des patients à haut risque avec un syndrome coronarien aigu (SCA) non STEMI. Ces patients doivent être orientés vers un service adapté de soins intensifs cardiologiques. Un dosage combiné troponine/copeptine négatif possède une valeur prédictive négative (VPN) de 99,7 % pour le diagnostic de SCA non STEMI, mais n’est pas encore disponible en préhospitalier. Le dosage préhospitalier des D-dimères dans les suspicions de pathologie thromboembolique n’est pas recommandé et est peu disponible. Son résultat n’influe pas sur la prise en charge thérapeutique ou l’orientation des patients. Le dosage du peptide natriurétique de type B permet d’affirmer l’origine cardiaque d’une dyspnée mal étiquetée et d’améliorer la prise en charge globale du patient. Il ne présente que peu d’utilité dans l’œdème aigu pulmonaire (OAP) flash ou le choc cardiogénique en préhospitalier. Devant la popularisation de l’échographie cardiaque extrahospitalière, son avenir s’assombrit.