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Sciences sociales et santé

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Les centres de remise en forme « réservés aux femmes » : une injonction à la santé d’un nouveau genre ? Volume 36, numéro 3, Septembre 2018

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
* Cindy Louchet, doctorante en sociologie, Centre Max Weber, ATER, Faculté du sport et de l’éducation physique. Université d’Artois - Atelier SHERPAS (Équipe 3 de l’URePSSS, EA 7369), Chemin du Marquage, 62800 Liévin, France ; Université Lyon 2, France
** Oumaya Hidri Neys, professeur des universités en STAPS, Faculté du sport et de l’éducation physique. Université d’Artois - Atelier SHERPAS (Équipe 3 de l’URePSSS, EA 7369), Chemin du Marquage, 62800 Liévin, France
  • Mots-clés : corps, santé, beauté, genre, normes, remise en forme
  • DOI : 10.1684/sss.2018.0116
  • Page(s) : 5-30
  • Année de parution : 2018

En France, depuis 2004, certains centres de remise en forme sont interdits aux hommes. Cela leur permettrait de présenter une organisation matérielle, spatiale et humaine supprimant tout enjeu de normalisation corporelle. C’est ce que nous avons mis à l’épreuve des faits en nous appuyant sur une enquête menée par observations et entretiens semi-directifs. On observe finalement que le corps demeure le lieu d’imposition privilégié de normes de genre. Des formes de contrôle social s’instaurent et contribuent à sanctionner tout écart aux normes corporelles dominantes ; leur originalité tient au fait qu’elles sont portées par les représentant-e-s de ces institutions, et non plus par les pairs, et qu’elles sont justifiées à des fins de santé.