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Cahiers Santé Médecine Thérapeutique

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Prolactinome et syndrome métabolique : y a-t-il un lien ? Volume 30, numéro 6, Novembre-Décembre 2021

Illustrations


  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
1 Service d’endocrinologie, diabétologie et maladies métaboliques, CHU Hassan II de Fès. Maroc
2 Laboratoire d’epidémiologie et de recherche en science de la santé, université Sidi Mohamed Ben Abdellah, faculté de médecine et de pharmacie, Fès. Maroc
* Tirés à part

La prolactine est régulée en permanence par plusieurs agents ; sa sécrétion est en particulier inhibée par la dopamine. Cette inhibition pourrait contribuer à la prise de poids et aux autres anomalies métaboliques observées chez les patients présentant une hyperprolactinémie. L’objectif de notre travail était de déterminer l’effet de l’hyperprolactinémie et son contrôle sur le syndrome métabolique (SM), à travers une étude rétrospective transversale, menée au service d’endocrinologie et de diabétologie du CHU Hassan II de Fès, sur une période de trois ans et demi. Ont été inclus dans notre étude des patients suivis pour une hyperprolactinémie sur un macroadénome hypophysaire (les autres étiologies ont été exclues). Les paramètres du SM ont été évalués au moment du diagnostic et après 24 mois du traitement médical. L’âge moyen des patients était de 33,98 ± 9,08 ans avec une nette prédominance féminine (sex-ratio de 2,16), l’indice de masse corporelle moyen était de 23,66 ± 7,22 kg/m2, le tour de la taille (TT) moyen était de 95,5 ± 5,6 cm chez les hommes et de 95 ± 8,7 cm chez les femmes ; le SM était présent chez 63,33 % des patients. Tous ont reçu des agonistes dopaminergiques. Au bout de 24 mois, la prévalence du SM avait diminué de façon très importante, en particulier en termes de graisse viscérale (TT), de profil lipidique et de troubles de la régulation glucidique (p ≤0,05). Le contrôle de l’excès de prolactine par les agonistes dopaminergiques est nécessaire pour induire une perte du poids et améliorer le profil métabolique.