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Science et changements planétaires / Sécheresse

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Pratiques et stratégies des éleveurs face à la réduction de l’offre fourragère au Nord-Est du Bénin Volume 20, numéro 4, octobre-novembre-décembre 2009

Auteurs
Institut national des recherches agricoles du Bénin (Inrab) 01 BP 881 Cotonou Bénin, Faculté des sciences agronomiques/université d’Abomey (UAC/FSA) Département production animale (DPA) BP 526 Cotonou Bénin, Cirad URP Pôle pastoral zones sèches Campus international de Baillarguet TA 30/F 34398 Montpellier Cedex France, Laboratoire d’écologie appliquée (LEA) Faculté des sciences agronomiques (FSA) Université d’Abomey-Calavi (UAC) 01 BP 526 Cotonou Bénin
  • Mots-clés : parcours naturels, Bénin
  • DOI : 10.1684/sec.2009.0204
  • Page(s) : 346-53
  • Année de parution : 2009

Les aspects portant sur les systèmes de production de l’élevage bovin ont été peu pris en compte dans les programmes de recherche et de développement au Bénin. Les faibles performances de production des troupeaux sont souvent attribuées à la faible valeur fourragère des pâturages naturels et les approches pour une utilisation adéquate des pâturages naturels ont fait défaut. Les ajustements agricoles aux changements climatiques ont fait l’objet de plusieurs études. Mais l’impact des changements climatiques sur l’élevage des ruminants domestiques n’a pas été suffisamment évalué surtout en région soudano-sahélienne. Les mesures correctives à mettre en œuvre pour promouvoir cet élevage sont en conséquence moins diversifiées pour cette zone. L’élevage des bovins repose encore entièrement sur l’exploitation des jachères, des savanes et autres formations vertes dans toute la zone soudano-sahélienne à l’instar du Nord du Bénin. Afin de s’adapter aux mutations écologiques et spatiales dans les territoires pastoraux du Nord-Bénin, les éleveurs ont développé des pratiques et stratégies de conduite du troupeau et de gestion de l’espace. Ces pratiques et stratégies ont pris en compte deux dimensions : l’espace et le temps. Les modifications de parcours, les déplacements saisonniers et les émigrations permettent aux éleveurs de mieux gérer le fourrage naturel disponible à différents endroits du territoire pastoral. Ces solutions sont guidées par les relations intercommunautaires et sont en conséquence souvent remises en cause, générant alors des conflits entre agriculteurs et éleveurs. Une loi sur le foncier rural intégrant les terres à vocation pastorale pourrait offrir de meilleures conditions pour l’élevage pastoral.