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Science et changements planétaires / Sécheresse

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Lessivage des sols irrigués dans le périmètre de Kalaât El Andalous (Tunisie) : conduite actuelle et conséquences sur la productivité de l’eau et la salinité du sol Volume 24, numéro 2, Avril-Mai-Juin 2013

Auteurs
Université de Carthage Faculté des sciences de Bizerte 7021 Zarzouna Bizerte Tunisie, École supérieure d’agriculture de Mateur Route de Tabarka-1030 Mateur Tunisie, Institut national agronomique de Tunisie 43, avenue Charles Nicolle 1082 Cité Mahrajène Tunis Tunisie

Le suivi de la conduite actuelle du lessivage des sols dans le périmètre irrigué de Kalaât El Andalous (Tunisie), pour trois principales cultures maraîchères (tomate, melon et courge), a révélé un surplus d’apport d’eau pour la culture de tomate, où les pertes en eau ont été évaluées à 306 mm. Pour cette culture, la maîtrise de la gestion de l’irrigation permet de réaliser des économies sur le coût de l’eau de 428 DT/ha (285 dollars/ha). Pour les cultures de melon et de courge, l’apport d’eau d’irrigation ne couvre pas l’évapotranspiration de la culture et les besoins de lessivage. Cela a engendré une accumulation des sels à la fin de la saison d’irrigation où la valeur maximale de la conductivité électrique a atteint 8,4 dS/m. Cette salinisation est plus perceptible au niveau de la couche superficielle (0-30 cm). Alors que d’autres travaux effectués dans la zone d’étude ont montré une tendance annuelle à la désalinisation des sols qui est d’autant plus importante que l’année est pluvieuse. L’évaluation de la productivité de l’eau d’irrigation pour les trois spéculations pratiquées a montré que la culture de courge reste incontestablement la plus valorisante en termes financiers avec une marge brute de 5,8 dinars/m 3 (3,9 dollars/ha) d’eau fournie suivie du melon (0,9 dinars/m 3 soit 0,6 dollars/ha) et de la tomate (0,6 dinars/m 3 soit 0,4 dollars/ha).