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Science et changements planétaires / Sécheresse

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Indicateurs écologiques de la période optimale de remise en culture de jachères au Niger Volume 18, numéro 4, 2007

Auteurs
Département de biologie, Faculté des sciences, Université Abdou Moumouni, BP 10662, Niamey, Niger, Institut national de la recherche agronomique du Niger (Inran), BP429, Niamey, Niger, Faculté d’agronomie, Université Abdou Moumouni, BP 10660, Niamey, Niger, Institut de recherche pour le développement (IRD), BP 11416, Niamey, Niger, Institut de recherche pour le développement (IRD), US Désertification, BP 64501, 34394 Montpellier, France, Réseau d’observatoires de surveillance écologique à long terme (Roselt), Ministère de l’Environnement et de la Lutte contre la Désertification, BP 578, Niamey, Niger, Ministère de l’Hydraulique, de l’Environnement et de la Lutte contre la Désertification, BP 578, Niamey, Niger

Afin de maîtriser les systèmes de production sahéliens, l’Observatoire du Sahel et du Sahara (OSS) a entrepris des activités de recherche sur le long terme. Cette étude, conduite au Niger, a permis de présenter quelques résultats en matière de surveillance à long terme de la végétation des jachères et de comprendre le déterminisme des facteurs environnementaux sur la dynamique de la végétation dans six jachères mises en défens. Les objectifs de l’étude sont : i) caractériser les états de surface actuels ainsi que les communautés végétales ; ii) identifier les indicateurs de gestion durable. Les méthodes de relevés se fondent sur un dispositif permanent comprenant un réseau de points quadrats alignés, la collecte de la phytomasse herbacée épigée et l’appréciation de quelques variables environnementales (topographie, pluviométrie, états de surface du sol). Les résultats montrent que la flore de l’observatoire est dominée par des espèces annuelles dont l’établissement et la distribution sont très sensibles à la pluviométrie et à la topographie. Aussi, deux indicateurs sont pertinents pour alerter les agriculteurs quant à la remise en culture des jachères et à l’optimisation de leurs productivités (développement des croûtes algales et stimulation de l’activité des termites via l’augmentation du couvert de litière). Il en résulte ainsi une augmentation de la phytodiversité et de la productivité biologique du milieu.