John Libbey Eurotext

Science et changements planétaires / Sécheresse

MENU

Impact des activités humaines sur l'érosion hydrique des sols dans la région côtière montagneuse du Liban Volume 12, numéro 3, Septembre 2001

Auteurs
Centre national de télédétection/Conseil national de la recherche scientifique, BP 11-8281, Beyrouth, Liban.
  • Mots-clés : Erosion ; Facteur anthropique.
  • Page(s) : 157-66
  • Année de parution : 2001

L'érosion hydrique des sols constitue un aspect majeur de la dégradation des paysages dans les environnements méditerranéens semi-humides à semi-arides. Un exemple typique se trouve dans la région côtière montagneuse du Liban. L'homme agit sur ce processus physique en l'accroissant ou le réduisant. Les activités humaines néfastes sont représentées principalement par l'excavation chaotique des sols pour l'implantation des carrières et la construction des habitats résidentiels et des routes, l'expansion urbaine et la déforestation (incendies et coupes abusives). Les activités protectrices sont limitées aux murs de soutènement, aux canaux de drainage et aux terrasses qui assurent la protection contre les risques naturels ou conservent les terrains pour l'agriculture. Dans la région d'étude, là où les activités humaines sont bien marquées, des critères d'érosion des sols ont été étudiés : pédicules d'érosion, ravines de toutes tailles et mouvements de masses. L'interprétation statistique des données de terrain indique que l'activité humaine qui accroît le plus la vulnérabilité des terrains à l'action de l'eau (pluie ou ruissellement) est l'excavation des sols (carrières dans les formations tendres) puisque le volume médian des pertes de terre dues à l'érosion hydrique sur les terrains est égale à 22 t/ha/an sur les 25 sites visités. L'expansion urbaine se caractérise le plus souvent par un effet moins destructif vis-à-vis du processus d'érosion hydrique des sols (pertes de terre égales à 6 t/ha/an). La déforestation révèle un effet négligeable sur ce processus (pertes de terre égales à 2 t/ha/an) par rapport aux activités humaines précitées. Les murs de soutènement et les terrasses apparaissent en général comme une protection peu efficace, sauf dans certaines localités où elles peuvent atténuer l'effet négatif de l'érosion.