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Science et changements planétaires / Sécheresse

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Impact des activités anthropiques sur la qualité des eaux souterraines d’un aquifère en zone semi-aride Volume 20, numéro 3, juillet-août-septembre 2009

Auteurs
Institut des sciences de la terre Université de Tébessa. BP. 34-A Nahda-Poste 12004 Tébessa Algérie., Département de géologie Faculté des sciences de la terre Université Badji Mokhtar de Annaba BP 12 Annaba 23000  Algérie

La pénurie d’eau est devenue un problème crucial vécu par toutes les sociétés et en particulier par celles des pays en voie de développement. En effet, l’accroissement des populations et le développement des agglomérations, des terres cultivées et des unités industrielles ont eu pour corollaire une dégradation de la qualité des eaux souterraines et une baisse très significative des réserves qui représentent parfois les seules ressources d’eau pour l’alimentation des populations. Dans ce contexte, la plaine de la Merdja à Tébessa est l’une de ces régions peu favorisée par la nature de son climat, confrontée à un déficit hydrique chronique et un environnement qui ne permet pas de garantir à l’eau une qualité suffisante. Elle renferme dans son sous-sol un potentiel hydrique important qui subit actuellement une pression anthropique de plus en plus inquiétante. La morphologie et la structure géologique facilitent le transfert des polluants dans le système aquifère. Les données hydroclimatiques et l’irrégularité de la pluviométrie confirment le climat semi-aride. L’évaluation à long terme de la pollution chimique des eaux souterraines due à l’activité humaine requiert l’étude du transport des constituants chimiques. Les études hydrogéologiques et hydrochimiques de l’aquifère de la plaine d’étude ont pu nous fournir les données nécessaires à la définition du risque causé par la pollution. La résolution de la seconde loi de Fick, sous les conditions aux limites définies, a permis l’estimation de la propagation du polluant nitrate (NO 3 -) dans les eaux souterraines.