John Libbey Eurotext

Science et changements planétaires / Sécheresse

MENU

Évolution des grands barrages en régions arides : quelques exemples algériens Volume 20, numéro 1, janvier-février-mars 2009

Auteurs
Département des sciences de l’eau et de l’environnement Faculté des sciences de l’ingénieur Université Saad-Dahlab-Blida Route de Soumaa BP 270, Blida Algérie, IRD, UMR G-EAU 361, rue J.-F.-Breton BP 5095 34196 Montpellier cedex 05 France, Laboratoire de recherche eau, roche, et plante
  • Mots-clés : Algérie, barrage, envasement, évaporation, fuites, zone aride
  • DOI : 10.1684/sec.2009.0172
  • Page(s) : 96-103
  • Année de parution : 2009

La forte croissance de la demande en eau au Maghreb pousse les autorités locales à construire de plus en plus de barrages pour augmenter la disponibilité des ressources en eau, naturellement limitée, et faire face à la forte irrégularité temporelle (saisonnière et interannuelle) des précipitations. L’Algérie dispose ainsi de 57 grands barrages d’une capacité totale de 6,8 Gm 3. Or, la quantité d’eau douce potentielle est diminuée par l’envasement des barrages, l’évaporation de surface et les fuites d’eau par les rives et les fondations. D’après les dernières mesures de 2006, l’envasement des 57 grands barrages algériens est de 45 Mm 3/an, avec de fortes disparités d’un site à l’autre et une importante augmentation de l’érosion dans certains bassins au cours des dernières décennies. Cela représente une réduction de capacité de 0,65 %/an. Les mesures de l’évaporation, effectuées sur 39 grands barrages, indiquent une perte annuelle moyenne de 250 Mm 3, soit 6,5 % de leur capacité maximale. Les pertes par infiltration incontrôlée dans les rives et fondations évaluées dans 22 barrages s’élèvent à 40 Mm 3/an.