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Science et changements planétaires / Sécheresse

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Apport d’une caractérisation du réseau hydrographique sur la forme des crues à l’échelle d’un petit bassin-versant en zone semi-aride Volume 20, numéro 1, janvier-février-mars 2009

Auteurs
Institut national de recherche en génie rural, eaux et forêt BP 10 2080 Ariana Tunisie, Institut de recherche pour le développement Rabat 15, rue Abou-Derr BP 8967 10000 Rabat-Agdal Maroc, Institut national agronomique de Tunisie 43, avenue Charles-Nicolle 1082 Tunis-Mahrajène Tunisie
  • Mots-clés : modélisation hydrologique, réseau hydrographique, zone semi-aride
  • DOI : 10.1684/sec.2009.0165
  • Page(s) : 66-77
  • Année de parution : 2009

Cet article a pour but d’apprécier l’impact d’une prise en compte du réseau hydrographique dans la définition des crues reconstituées par un modèle hydrologique à base physique en zone semi-aride. Pour ce faire, sur le petit bassin-versant cultivé de Fidh-Ali, localisé au centre de la Tunisie, nous avons mis en œuvre un modèle utilisant l’équation de Green et Ampt comme fonction de production, bien adaptée aux conditions de ruissellement et d’infiltration en zone semi-aride, et l’équation de l’onde cinématique comme fonction de transfert. Le modèle utilisé permet le découpage du bassin-versant en panneaux trapézoïdaux hydrologiquement homogènes. Afin d’améliorer la reconstitution des crues, nous avons individualisé les chemins de l’eau en panneaux rectangulaires ayant les principales caractéristiques topographiques du lit de l’oued Fidh-Ali et de ses principaux affluents. Le calage et la validation du modèle hydrologique ont été réalisés pour des conditions d’états de surface des sols favorables au ruissellement, avant les labours d’automne. Un modèle de bilan hydrique a permis de déterminer l’humidité initiale des sols avant chaque averse. La prise en compte du réseau hydrographique, par une représentation simplifiée dans un modèle à base physique semi-distribué tel que le modèle « abc », permet finalement, sur la base d’un calage du débit maximum de crue, d’améliorer le critère de Nash de 0,8 à 0,95 et de 30 % l’estimation du volume ruisselé. Le gain est donc significatif, malgré les autres sources d’imprécision liées à la connaissance de la répartition spatiale des pluies et à l’estimation du débit maximal observé, connu avec une précision de 5 % sur le bassin-versant de Fidh-Ali.