John Libbey Eurotext

Science et changements planétaires / Sécheresse

MENU

Analyses multi-échelles des pauses pluviométriques au Niger et au Sénégal Volume 23, numéro 1, Janvier-Février-Mars 2012

Auteurs
Université Cheikh Anta Diop Laboratoire de physique de l’atmosphère et de l’océan Siméon Fongang (LPAO-SF) Ecole supérieure Polytechnique (ESP) BP 5085 Dakar-Fann Dakar Sénégal, Centre régional pour l’amélioration de l’adaptation à la sécheresse (Ceraas) BP 3320 Thiès Escale Thiès Sénégal, Cirad AGAP F-34398 Montpellier France, Africa Rice Center Africa Rice Sahel Regional Station BP 96 Saint-Louis Sénégal, Laboratoire de météorologie dynamique du CNRS Université Pierre et Marie Curie (UPMC) Tour 45-55, 3 e étage BP 99 75252 Paris cedex 05 France
  • Mots-clés : distribution multi-échelles, Niger, pause pluviométrique, Sahel ouest africain, saisonnalité, Sénégal, variabilité pluviométrique
  • DOI : 10.1684/sec.2012.0335
  • Page(s) : 3-13
  • Année de parution : 2012

Les épisodes intrasaisonniers de « jour sans pluie » ou pauses pluviométriques sont des événements néfastes pour le système agricole traditionnel au Sahel ouest-africain. L’objectif de cette étude est d’identifier la distribution intrasaisonnière et multisites des pauses pluviométriques, leur saisonnalité et leurs implications dans la variabilité de la pluviométrie locale. Les résultats définissent une pause régionale et montrent la prévalence des pauses extrêmes en début et en fin de saison. Ces types de pauses pluviométriques caractérisent les faux départs qui sont des événements pluviométriques intermittents observés en début de saison. Les pauses ≥ 15 jours (en mai-juin-juillet) et 8-14 jours (en août-septembre) sont de basse fréquence d’occurrence et corrélées aux déficits pluviométriques annuels. Les périodes à risque de ces types de pause sont les mêmes au Niger et dans la zone nord-guinéenne du Sénégal. Alors qu’un décalage d’environ un mois est observé entre les régions sahéliennes de ces deux pays. Les années ayant enregistré des pauses extrêmes de faux départ et de fin précoce de saison sur plus du tiers du réseau pluviométrique sont identifiées au Niger et au Sénégal. Ces résultats aboutissent ainsi à une meilleure compréhension de la distribution intrasaisonnière des pauses pluviométriques au Sahel ouest-africain.