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La distribution à base communautaire de contraceptifs injectables dans le contexte africain : essai en communauté à Madagascar |
Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé . Volume 21, Numéro 1, 21-6, Janvier-Mars 2011, Études originales
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Article gratuit
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Auteur(s) : Aurélie Brunie, Theresa Hatzell Hoke, Bakolisoa Razafindravony |
Résumé : La distribution à base communautaire de planification familiale permet d’atteindre les populations mal desservies dans les pays en développement. Cet article présente les résultats d’un essai testant l’inclusion de l’acétate de médroxyprogestérone-dépôt (DMPA), un contraceptif injectable progestatif, parmi la gamme de méthodes offertes par les agents communautaires para-professionnels en milieu rural à Madagascar. Ce projet, conduit en 2007 en collaboration avec le Gouvernement malgache, visait à examiner la sécurité, l’acceptabilité, et l’efficacité d’un tel service par rapport aux objectifs des politiques de santé publique. Dans le cadre du projet pilote, 61 agents répartis sur 13 communes de quatre districts ont été formés pour administrer le DMPA et ont lancé ce service. L’intervention a été évaluée 7 mois après son introduction. Les données collectées proviennent d’entretiens structurés avec les agents communautaires, leurs superviseurs, et un échantillon de 303 clientes, ainsi que de l’examen des registres des agents. Pour appuyer les objectifs, l’analyse descriptive était centrée sur la qualité des services (sécurité), le taux de réinjection à trois mois (acceptabilité), et le nombre de clientes (efficacité). Les résultats indiquent que les agents sont capables d’offrir des services de haute qualité. Concernant la composante qualité, la moyenne obtenue sur le score composite calculé à partir des réponses des agents aux questions sur les aspects essentiels de l’administration du DMPA était de 23,3 points sur 27, et 80 % des agents ont reçu 22 points ou plus. Concernant les volets acceptabilité et efficacité, la majorité des clientes interrogées se sont déclarées satisfaites des services reçus et 94 % des femmes éligibles pour une seconde injection l’ont obtenue auprès de l’agent. Enfin, les résultats indiquent que cette première offre du service a attiré 1 662 clientes, dont 41 % n’utilisaient aucune méthode. Cette étude s’ajoute au faisceau de preuves disponibles au niveau international attestant que des agents de santé communautaire bien formés peuvent offrir des injections contraceptives sans danger, et que l’introduction et l’expansion de cette pratique dans le cadre d’un programme à envergure nationale peut potentiellement contribuer à l’augmentation de la couverture contraceptive en milieu rural. |
Mots-clés : contraception, Madagascar, planification familiale, politique de santé publique |
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