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Drépanocytose homozygote chez l'adulte ivoirien de plus de 21 ans


Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé . Volume 20, Numéro 2, 63-7, avril-mai-juin 2010, Étude originale

DOI : 10.1684/san.2010.0184

Résumé   Summary  

Auteur(s) : Aïssata Tolo-Diebkilé, Kouassi Gustave Koffi, Danho Clotaire Nanho, Duni Sawadogo, Boidy Kouakou, Liliane Siransy-Bogui, Yassongui Mamadou Sékongo, Emeraude N'Dhatz, N'Dogomon Méité, Roméo Ayémou, Ibrahima Sanogo , Service d'hématologie clinique du CHU de Yopougon 21 BP 632 Abidjan 21 Côte d'Ivoire, Service d'hématologie biologique du CHU de Yopougon 21 BP 632 Abidjan 21 Côte d'Ivoire, Centre national de transfusion sanguine BP V 15 Abidjan Côte d'Ivoire.

Résumé : Les différents schémas de prise en charge ont considérablement amélioré le pronostic de la drépanocytose. La survie du malade drépanocytaire en particulier homozygote est prolongée. Le but de notre étude était de décrire les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, biologiques, évolutives et thérapeutiques des patients drépanocytaires homozygotes parvenus à l'âge adulte. Il s'agissait d'une étude rétrospective, descriptive, analytique, et non comparative, ayant porté sur 48 drépanocytaires homozygotes adultes des deux sexes. L'âge variait de 21 à 56 ans avec une moyenne de 26 ans, le sex-ratio était de 1,3. Il y avait 50 % de Kwa, 37,5 % d'élèves et étudiants. 58,3 % étaient correctement vaccinés, et dans 56,2 % la prise en charge a débuté avant l'âge de cinq ans. Le suivi médical était régulier dans 68,8 %. 70,8 % présentaient une anémie. La rate étaitatrophique dans 37,5 %. Les taux moyens d'hémoglobine étaient de 9,5 g/dL, d'hémoglobine S de 85,3 % et d'hémoglobine F de 10,6 %. 52,1 % avaient moins de troiscrises vaso-occlusives par an. Les complications étaient anémiques dans 43,8 %, infectieuses dans 18,7 % et ischémiques dans 16,7 %. 83,3 % suivaient leur traitement d'entretien. 41,7 % n'ont pas été transfusés. Ainsi, la prise en charge précoce, le suivi médical régulier, le traitement d'entretien améliorent le pronostic de la drépanocytose homozygote.

Mots-clés : adultes, côte d'Ivoire, drépanocytose, homozygotie

ARTICLE

Auteur(s) : Aïssata Tolo-Diebkilé1, Kouassi Gustave Koffi1, Danho Clotaire Nanho1, Duni Sawadogo2, Boidy Kouakou1, Liliane Siransy-Bogui3, Yassongui Mamadou Sékongo1, Emeraude N'Dhatz1, N'Dogomon Méité1, Roméo Ayémou1, Ibrahima Sanogo1

1Service d'hématologie clinique du CHU de Yopougon 21 BP 632 Abidjan 21 Côte d'Ivoire
2Service d'hématologie biologique du CHU de Yopougon 21 BP 632 Abidjan 21 Côte d'Ivoire
3Centre national de transfusion sanguine BP V 15 Abidjan Côte d'Ivoire

La drépanocytose ou anémie à cellules falciformes est une maladie génétique caractérisée par la mutation d'une base du triplet du sixième codon du gène β : le codon GAG est remplacé par le codon GTG.

Cette mutation induit la synthèse d'une hémoglobine anormale appelée hémoglobine S. Celle-ci se caractérise par le remplacement de l'acide glutamique par un résidu valine en position 6 sur la chaîne β.

C'est la plus fréquente des anomalies héréditaires de l'hémoglobine, touchant avec prédilection les sujets de race noire [1].

Sur le plan génétique, c'est l'une des maladies moléculaires les plus étudiées.

Sur le plan thérapeutique, malgré les nombreux progrès réalisés, quelques zones d'ombre demeurent. Aucun schéma thérapeutique codifié n'est pour l'instant universellement admis.

Il faut cependant reconnaître que les différents schémas de prise en charge ont considérablement amélioré le pronostic de la maladie [2]. La survie du malade drépanocytaire en particulier homozygote est prolongée. Des drépanocytaires homozygotes parviennent à l'âge adulte de plus en plus fréquemment et sont suivis dans notre pratique quotidienne, battant ainsi en brèche la théorie classique selon laquelle le drépanocytaire homozygote dépasserait rarement l'âge de 10 ans.

La présente étude avait pour objectif de décrire les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, biologiques, évolutives et thérapeutiques des patients drépanocytaires homozygotes adultes.

Population d'étude et méthode

Population d'étude

Notre étude s'est déroulée dans le service d'hématologie clinique du CHU de Yopougon à Abidjan en Côte-d'Ivoire et a pris en compte les patients enregistrés dans la période de mars 1990 à mai 2004, soit 14 ans.

Ont été inclus tous les patients drépanocytaires homozygotes SSFA2 des deux sexes, âgés de 21 ans et plus, ayant un dossier médical complet.

Ces critères ont permis de retenir 48 dossiers de patients sur un total de 74.

Méthode

Il s'agissait d'une étude rétrospective, descriptive, analytique et non comparative. L'échantillonnage était de type exhaustif.

Les différentes données épidémiologiques, cliniques, biologiques, évolutives et de prise en charge ont été répertoriées sur des fiches d'enquête individuelles.

Sur le plan épidémiologique, ont été pris en compte l'âge, le sexe, le groupe ethnique, la profession, le niveau socio-économique, le statut vaccinal, le rythme des visites médicales. Le niveau socio-économique a été évalué grâce à certains paramètres : lieu et type d'habitation, profession, revenu mensuel, capacité à honorer les ordonnances.

Sur le plan clinique, nous avons recherché une notion de douleurs ostéoarticulaires, une fièvre, une pâleur des conjonctives et des téguments, un subictère ou un ictère franc, une déshydratation, une hépatomégalie, une splénomégalie appréciée selon la classification de Hackett, un souffle systolique anorganique.

Un examen systématique général a été assuré.

La fréquence annuelle des crises vaso-occlusives et/ou hémolytiques a été mesurée.

Au plan biologique l'électrophorèse de l'hémoglobine s'est faite à pH alcalin et à pH acide.

L'hémogramme a utilisé un appareil automatique de type Counter Coulter « model S ».

Concernant la prise en charge thérapeutique, le statut vaccinal a été noté. Il concernait les vaccins du Programme élargi de vaccination (PEV) et les vaccinations spécifiques :

  • le PEV comprenait le DT Coq Polio, la rougeole, la fièvre jaune, le BCG ;
  • les vaccinations spécifiques comportaient : le vaccin antipneumococcique, le vaccin anti-haemophilus influenzae B, le vaccin antihépatique B, le vaccin antiméningococcique A+C, le vaccin contre la fièvre typhoïde.

Le traitement d'entretien était à base d'acide folique : 1 à 4 comprimés par jour et de traitement antifalcémiant par les vasodilatateurs.

En cas de crises vaso-occlusives, nous utilisons les anti-inflammatoires non stéroïdiens, notamment le Kétoprofène* : 1 à 2 ampoules × 2/jour en perfusion dans 100 à 250 mL de SGI.

Le suivi médical dans la forme homozygote débute dès l'âge de six mois, et le patient doit être vu à la consultation tous les deux mois.

À chaque visite médicale, on fait un examen clinique systématique, un hémogramme, le dosage de la bilirubine. Tous les six mois, on fait une radiographie du bassin, un examen ophtalmologique avec acuité visuelle, fond d'œil, angiographie rétinienne. Le reste du bilan est fonction de l'évolution.

Le suivi médical régulier permettait de déceler les complications évolutives de la maladie. La gestion et l'analyse des données se sont fait grâce au logiciel ÉpiInfo™ version 6.04b.

Le test de Chi2 de Mantel Haenszel a été utilisé pour l'étude de la relation entre les variables. Ce test était significatif pour une valeur de p < 0,05.

Résultats

Caractéristiques descriptives

Caractéristiques épidémiologiques

L'âge variait de 21 à 56 ans avec une moyenne de 26,1 ans. Le sex-ratio était de 1,3 (tableau 1).

Tableau 1 Répartition des patients selon les caractéristiques épidémiologiques.

Table 1. Distribution according to demographic characteristics.

Effectif

Pourcentage

Âge (ans)

21–40

43

89,6

41–60

5

10,4

Sexe

Masculin

27

56,3

Féminin

21

43,7

Groupe ethnique

Kwa

24

50

Mandé

17

35,5

Gur

2

4,2

Krou

0

0

Non ivoiriens

5

10,5

Niveau socio-économique

Bas

12

25

Moyen

20

41,7

Élevé

16

33,3

Activités professionnelles

Élèves et étudiants

18

37,5

Cadres moyens

14

29,2

Ménagères

5

10,4

Sans emploi

3

6,3

Divers

8

16,7

Caractéristiques cliniques et biologiques

Aucun cas de splénomégalie n'a été noté. La rate était atrophique dans 37,5 % des cas et 8,3 % avaient subi une splénectomie.

Le taux moyen d'hémoglobine était de 9,5 g/dL. Ce taux variait de 4 à 12,7 g/dL. La moyenne du taux d'hémoglobine S était de 85,3 %, celle du taux d'hémoglobine F de 10,6 % (tableau 2).

Tableau 2 Caractéristiques cliniques et biologiques.

Table 2. Clinical and haematologic characteristics.

Effectif

Pourcentage

Signes cliniques

Anémie clinique

34

70,8

Hépatomégalie

4

8,3

Ictère ou subictère

40

83,3

Taille normale de la rate

20

41,7

Taux d'hémoglobine (g/dL)

< 6

5

10,4

6–10

28

58,3

> 10

15

31,3

Taux d'hémoglobine S (%)

80–85

30

62,5

86–90

13

27,1

> 90

5

10,4

Taux d'hémoglobine F (%)

< 5

8

16,7

5–10

22

45,8

> 10

18

37,5

Caractéristiques évolutives et de prise en charge

Il s'agissait de complications anémiques chroniques à type de lithiase biliaire (18,7 %), de myocardiopathie (20,8 %), d'ulcère de jambe (4,2 %).

Cinquante pour cent avaient moins de trois épisodes infectieux par an, 34 % de trois à cinq épisodes infectieux et 8 % plus de cinq épisodes infectieux.

Les complications ischémiques étaient à type de nécroses osseuses (8,3 %) et de complications oculaires (8,3 %) (tableau 3).

Tableau 3 Caractéristiques évolutives et de prise en charge.

Table 3. Disease characteristics, course, complications and treatment.

Effectif

Pourcentage

Nombre de crises annuelles

< 3

33

68,7

3–5

13

27,1

> 5

2

4,2

Complications évolutives

Anémiques

21

43,7

Infectieuses

9

18,7

Ischémiques

8

16,5

Âge de prise en charge (ans)

< 5

27

56,3

5–10

14

29,2

> 10

7

14,6

Régularité du suivi

Régulier

33

68,7

Irrégulier

15

31,3

Vaccination

À jour

28

58,3

Non à jour

20

41,7

Traitement d'entretien

Suivi

40

83,3

Non suivi

8

16,7

Nombre de transfusion

0

20

41,2

1–2

26

54,2

≥ 3

2

4,1

Caractéristiques analytiques

Deux groupes d'âge ont été comparés : ceux ayant un âge inférieur ou égal à 26 ans et ceux âgés de plus de 26 ans.

L'influence de certaines variables sur ces deux groupes d'âge a été étudiée.

La fréquence des crises (p = 0,368), la fréquence des infections (p = 0,116), le taux d'hémoglobine (p = 0,221), le taux d'hémoglobine S (p = 0,44), le taux d'hémoglobine F (p = 0,35), les complications évolutives (p = 0,56) n'étaient pas statistiquement différentes selon ces tranches d'âge.

Discussion

Étude descriptive

L'âge des patients de notre série variait de 21 à 56 ans avec une moyenne de 26,1 ans. Il existait une prédominance des patients de 21 à 30 ans (58 %). Notre âge moyen relativement élevé était dû à notre échantillon qui ne prenait en compte que les drépanocytaires adultes âgés de 21 ans et plus. Ces âges rendent du fait que des drépanocytaires homozygotes peuvent survivre au-delà de l'âge de dix ans.

Notre étude rejoint les assertions de Cabannes et al. [3, 4], Segbena et al. [5] et Sangaré [6] qui ont tous montré dans leurs études que la drépanocytose homozygote pouvait se retrouver à l'âge adulte.

Il semblait exister une prédominance masculine avec un sex-ratio de 1,28. Sangaré [6], Cissé et al. [7] ont retrouvé une prédominance masculine avec un sex-ratio respectif de 1,02 et 1,13. En revanche, Elira Dokekias et Dokekias [8, 9], Bertrand et al. [10] ont retrouvé une prédominance féminine avec un sex-ratio respectif de 0,8 et 0,7. Thuilliez et Vierin [11], quant à eux, ont noté une égalité de répartition entre les deux sexes. La drépanocytose n'étant pas une affection à transmission autosomale liée au sexe, les différences de résultats observées entre ces séries pourraient s'expliquer par un biais de recrutement ou de prise en charge.

Nous avons observé une prédominance du groupe ethnique Kwa avec 50 % suivi du groupe Mandé du nord avec 31,25 %. Nos résultats sont corroborés par la plupart des études réalisées en Côte-d'Ivoire [2, 3, 12]. Cette prédominance du groupe ethnique Kwa dans notre étude s'explique par la prévalence élevée de la maladie drépanocytaire dans ce groupe [3, 4], mais peut s'expliquer aussi par un biais de recrutement, notre étude ayant été réalisée à Abidjan, peuplé en majorité par des Kwa.

Les patients issus d'un niveau socio-économique moyen représentaient 41,7 %, suivis de ceux issus d'un niveau socio-économique élevé avec 33,3 %. Ce sont ces patients qui sont les plus aptes à se faire suivre régulièrement ; la prise en charge régulière ayant un coût relativement élevé. Ce sont eux qui auraient le plus de chance d'atteindre l'âge adulte.

De même, la population intellectuelle (élèves, étudiants, cadres) comprendrait mieux la nécessité d'un suivi régulier bien conduit. C'est ainsi que 58,3 % avaient un statut vaccinal à jour. Les 41,7 % restant avaient une vaccination incomplète, surtout concernant les vaccins spécifiques. Selon M'Pembaloufoua et N'Zingoula [13], dans une étude réalisée au Congo, portant sur le statut vaccinal de l'enfant drépanocytaire homozygote, 65,5 % des patients n'avaient reçu aucun vaccin spécifique.

Ces vaccinations réduiraient de façon considérable la morbidité liée à la drépanocytose. Dans 56,25 % des cas, la prise en charge a débuté avant l'âge de cinq ans. En effet comme le proposaient Cabannes et al. [14], la prise en charge dès le plus jeune âge après détection systématique de la maladie permet d'améliorer le pronostic. De même, Beuzard [15] affirme que grâce à une prise en charge précoce et à un traitement symptomatique adapté, la majorité des malades atteignent l'âge adulte sans handicap majeur.

Cliniquement, nous avons noté 37,5 % d'atrophie splénique. Selon Macintosh et al. [16] et Beauvais [17], la rate étant le siège d'infarctus récidivants, elle s'atrophierait progressivement. L'asplénie qui en résulte est à la base de la susceptibilité aux infections du sujet drépanocytaire.

Biologiquement, l'anémie a été retrouvée dans 70,8 %, avec un taux moyen d'hémoglobine de 9,5 g/dL. Elira Dokekias et Dokekias [9] ont trouvé un taux moyen d'hémoglobine à 5,6 g/dL. Notre taux moyen d'hémoglobine relativement élevé s'expliquerait par la prise en charge continue correcte et adéquate de nos patients.

Le pourcentage du taux d'hémoglobine S variait de 83 à 93 % avec un taux moyen de 85,3 %, tandis que celui du taux de F variait de 3,5 à 17 % avec un taux moyen de 10,6 %. Selon Galactéros et Beuzard [18], le taux d'hémoglobine F constitue un facteur important de modulation de l'expression clinique de la drépanocytose.

Plus de la moitié de nos patients (52 %) avaient moins de trois crises vaso-occlusives par an. Pour Cabannes et al. [3], les crises drépanocytaires sont moins fréquentes chez tout patient suivi régulièrement et soumis à un traitement d'entretien quotidien.

Le relevé des complications permet de noter que 79 % de nos patients avaient eu des complications soit anémiques (43,8 %), soit infectieuses (18,7 %), soit ischémiques (16,7 %). Les complications anémiques étaient dominées par les myocardiopathies anémiques, suivies des lithiases biliaires et enfin des ulcères de jambes. En revanche, Diop et al. [19] ont rapporté une prédominance de la lithiase biliaire dans 10 % des cas. Concernant les complications ischémiques, il existait une prédominance égale des nécroses osseuses (8,3 %) et des complications oculaires (8,33 %). Cabannes et Sangaré [1] ont rapporté une prédominance de ces deux types de complications ischémiques.

Pour ce qui concerne le suivi thérapeutique, 83,3 % des patients avaient un traitement d'entretien ; ce qui explique pour partie le nombre relativement réduit de crises vaso-occlusives annuelles et le fait que 41,7 % des patients n'aient reçu aucune transfusion. En milieu pédiatrique, Gendrel et al. [20] au Gabon ont retrouvé un taux de transfusion de 85 %.

Étude analytique

Nous avons comparé deux groupes d'âge, différenciant ceux ayant moins de 26 ans à ceux plus âgés.

L'influence de certains paramètres a été comparée. Aucune différence significative n'a été notée entre les deux groupes : que ce soit la fréquence des crises (p = 0,368), la fréquence des infections (p = 0,116), le taux d'hémoglobine (p = 0,221), le taux d'hémoglobine S (p = 0,44), le taux d'hémoglobine F (p = 0,35), ou l'évolutivité des complications (p = 0,56). Cependant, nous avons noté une plus grande fréquence des crises, et des complications infectieuses et anémiques parmi les patients de moins de 26 ans. Globalement, nous avons noté une prédominance des crises, des infections, des complications anémiques chez les patients ayant un âge inférieur ou égal à 26 ans.

Conclusion

La prise en charge précoce, le suivi médical régulier, le traitement d'entretien, la vaccination améliorent considérablement le pronostic de la drépanocytose homozygote. En effet, ces drépanocytaires atteignent l'âge adulte avec peu de complications évolutives.

Références

1 Cabannes R, Sangaré A. L'Africain noir et son hémoglobine. Gaz Medic 1984 ; 91 : 31-9.

2 Tolo A, Touré A, N'Dhatz E, et al. Profil évolutif de la drépanocytose homozygote suivie : expérience du service d'hématologie clinique du CHU de Yopougon. Med Afr Noire 2006 ; 53 : 5-10.

3 Cabannes R, Accuso A, Nicolas C. Répartition des hémoglobines anormales dans les populations Akan en Côte-d'Ivoire. Ann Univ ABJ Série B 1974 ; 8 : 158-68.

4 Cabannes R, Bonhomme J, Sendrail A. La drépanocytose, problème de santé publique. Ann Univ ABJ Série B 1970 ; 4 : 141-7.

5 Segbena A, Buget A, Sangaré A. Drépanocytose et dépression : étude préliminaire avec l'échelle de dépression de Hamilton. Med trop 1994 ; 54 : 47-52.

6 Sangaré A. La douleur drépanocytaire. J Panafr Douleur 1995 ; 1-12.

7 Cissé R, Sano D, Traoré A, Chateil JF, Sawadogo A. Apport de l'imagerie médicale dans les manifestations viscérales de la drépanocytose. Med Afr Noire 1998 ; 45 : 226-30.

8 Elira Dokekias A. Étude analytique des facteurs d'aggravation de la maladie drépanocytaire au Congo. Pub Med Afr 131 : 12-6.

9 Elira Dokekias A, Dokekias S. Profil clinique du sujet drépanocytaire homozygote après l'âge de 30 ans. Tunis Med 2003 ; 81 : 101-8.

10 Bertrand E, Chauvet J, Le Bras M, Renambot J, Odi AM. Les signes cardiaques dans la drépanocytose de l'adulte, à propos de 111 cas homozygotes ou hétérozygotes. Cardiol trop 1975 ; 1 : 63-70.

11 Thuilliez V, Vierin Y. Le poids de la drépanocytose en milieu pédiatrique au Gabon. Sante Pub 1997 ; 3 : 45-60.

12 Bassimbié J, Fabritius H, Sangaré A, Abissey SA, Téa DN. Prévalence de l'hémoglobine anormale dans la population infantile à Abidjan. Pub Med Afr 1988 ; 90 : 23-6.

13 M'Pembaloufoua AB, N'Zingoula S. Le statut vaccinal de l'enfant drépanocytaire homozygote au Congo. Med Afr Noire 2004 ; 51 : 37-41.

14 Cabannes R, Sangaré A, Kplé-Faget P, Bassimbié J. Prise en charge du drépanocytaire : expérience ivoirienne. Ann Univ ABJ Série B (Med) 1987 ; 21 : 176-85.

15 Beuzard Y. Perspectives thérapeutiques de la drépanocytose. Rev Prat 1992 ; 42 : 1908-11.

16 Macintosh S, Rooks Y, Ritchey AK, Pearson HA. Fever in young children with sickle cell disease. J Pediatr 1980 ; 96 : 199-204.

17 Beauvais P. Drépanocytose et asplénie fonctionnelle. Arch Fr Pediatr 1982 ; 39 : 141-4.

18 Galactéros F, Beuzard Y. Les hémoglobinopathies. In : Hématologie. Paris : Flammarion, 1984 : 269-92.

19 Diop S, Mokono SO, N'Diaye M, Touré Fall AO, Thiam D. La drépanocytose homozygote après l'âge de 20 ans. Suivi d'une cohorte de 108 patients au CHU de Dakar. Rev Med Interne 2003 ; 24 : 711-5.

20 Gendrel D, Nardou M, Gendrel C. Le poids de la drépanocytose dans un service de pédiatrie africain. In : Drépanocytose et santé publique. Paris : Inserm, 1991 : 1953-4.


 

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