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Prévalences et polyparasitisme des protozoaires intestinaux et répartition spatiale d’Entamoeba histolytica/Entamoeba dispar et Giardia intestinalis chez des élèves en zone rurale de la région de Man en Côte-d’Ivoire |
Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé . Volume 18, Numéro 4, 215-22, octobre-novembre-décembre 2008, Étude originale
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Article gratuit
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Auteur(s) : Mamadou Ouattara, Kigbafori Dieudonné Silué, Aya Nicaise N’Guéssan, Ahoua Yapi, Matthys Barbara, Giovanna Raso, Juerg Utzinger, Éliezer N’Goran |
Résumé : Une enquête épidémiologique transversale a été menée dans la région de Man, à l’ouest de la Côte-d’Ivoire. Les objectifs étaient de déterminer les prévalences des protozoaires intestinaux, d’évaluer le polyparasitisme et d’établir la répartition spatiale des espèces de protozoaires pathogènes, Entamoeba histolytica et Giardia intestinalis. Au total, 4 466 échantillons de selles prélevés chez des élèves âgés de 6 à 16 ans de 57 écoles primaires ont été analysés au microscope optique après concentration par formol-éther, suite à une conservation dans le liquide d’acétate de sodium-acide acétique-formol (SAF). Les espèces de protozoaires intestinaux prédominantes dans notre échantillon ont été Endolimax nanus (83,8 %) et Entamoeba coli (74,7 %). Les prévalences régionales de G. intestinalis et d’E. histolytica/Entamoeba dispar ont été de 17,5 et 11,3 % respectivement, et ces deux espèces ont été retrouvées dans chacune des 57 écoles. Des prévalences de plus de 15 % ont été observées dans six villages pour E. histolytica/E. dispar dont une disparité a été observée dans la répartition géographique. En revanche, trois grands foyers de transmission de G. intestinalis ont été identifiés. Le polyparasitisme à protozoaires intestinaux est très fréquent dans cette région avec 80,2 % d’individus portant au moins deux espèces. Nos travaux confirment la présence et l’ampleur des protozoaires intestinaux dans la région de Man. La carte de distribution spatiale des principaux foyers de transmission de ces protozoaires pourrait contribuer à l’élaboration d’un programme de lutte ciblée, intégrant les mesures chimiothérapiques et préventives. |
Mots-clés : Côte-d’Ivoire, polyparasitisme, protozoaires intestinaux |
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