ARTICLE
Auteur(s) : El Hassane
Sidibé
Centre médical Marc Sankalé, BP 5062, Fann Dakar, Sénégal
La pathologie de la glande thyroïde dépend de l’environnement ainsi
que le montre l’influence de l’enclavement et de l’absence
d’autosuffisance alimentaire en Afrique subsaharienne [1, 2].Le
relief accidenté de l’Afrique Noire et l’insuffisance des
infrastructures de transport constituent des facteurs d’apparition
et de persistance du goitre par carence iodée qui parfois se
complique de crétinisme endémique (un véritable fléau) [3]. Il s’y
ajoute des pathologies cosmopolites. Tout ceci justifie l’intérêt
de décrire les aspects des thyréopathies en Afrique subsaharienne.
Données générales
Le profil global des principales pathologies de la glande thyroïde
à travers le monde est rappelé dans le tableau
1.
En Afrique subsaharienne une majorité de femmes est concernée
(94,2 %) avec une prédominance de goitre euthyroïdien
(54,7 %) suivi de la maladie de Basedow (13,1 %), de
l’hypothyroïdie (8,8 %), des thyroïdites (6,6 %), des
goitres toxiques multinodulaires (6,6 %) et des goitres non
classés (10 %) [6].
L’évolution de cette pathologie dépend des conditions de prise
en charge au plan diagnostic d’abord car certaines difficultés
tiennent au manque de moyens des laboratoires d’hormonologie et de
médecine nucléaire en Afrique. Le retard diagnostic qui explique
les goitres compressifs ou récidivants [7]. Mais c’est surtout le
goitre endémique qui est au premier plan en Afrique. Il est source
d’avortement, d’augmentation de la mortalité infantile, de
crétinisme endémique, neurologique et myxœdémateux et de retard de
développement cérébral chez le fœtus. Les nouveau-nés ont un petit
poids de naissance, un goitre ou une hypothyroïdie dans le milieu
d’endémie goitreuse. Chez l’enfant et l’adolescent, la mortalité
infantile est augmentée. Il existe un goitre et une hypothyroïdie
congénitale ou acquise ainsi qu’un retard du développement physique
ou mental. Les adultes dans cet environnement ont un goitre qui
peut se compliquer d’une hypothyroïdie, notamment gravidique, d’un
retard mental et d’une hyperthyroïdie iatrogène (iode) [8, 9].
Tableau 1 Pathologie thyroïdienne à travers le monde en
1998 [3-5].Table 1. Thyroid diseases round the world in 1998
[3-5].
|
Pathologie
|
Épidémiologie
|
Particularités
|
|
Goitre endémique
|
- Plus de 200 millions
- (Zone montagneuse)
|
Crétinisme endémique
|
|
Hyperthyroïdie
|
1,9 à 2,7 %
|
- Autoimmunité
- 7 femmes pour 1 homme
|
|
Hypothyroïdie
|
|
- Atrophie thyroïdienne
- (80 à 95 %)
- Autoimmunité
|
|
Cancer papillaire
|
- 15 600 nouveaux cas
- 1996 – États-Unis
- (1 %)
|
- 1/25 nodules thyroïdiens
- 50 à 90 % des cancers thyroïdiens
|
|
Cancer folliculaire
|
Lié à la carence iodée
|
5 à 50 % des cancers thyroïdiens
|
|
Cancer anaplasique
|
|
5 à 10 % des cancers thyroïdiens
|
|
Lymphome
|
|
1 à 2 % des cancers thyroïdiens
|
|
Goitre simple
|
5 % de la population américaine
|
|
Les différentes pathologies
Le goitre endémique
Connue depuis des décennies sur le continent africain, la carence
iodée voit toujours sa carte épidémiologique s’étendre. Ainsi, le
Kwazulu-Natal, la région de Langkloof, toutes deux localités
sud-africaines, l’État du Plateau au Nigeria, le secteur de Zitenga
au Burkina Faso, la région d’Hararé et de Wedza au Zimbabwé, le
district de Sekota en Éthiopie, les zones soudanienne et sahélienne
du Tchad sont maintenant concernés et viennent s’ajouter aux zones
anciennement connues d’Afrique subsaharienne (tableau 2).
Du reste, la prévalence du goitre est de 43,6 % chez les
enfants émigrés d’Éthiopie vers Israël [17]. L’influence des
habitudes alimentaires crée des différences. Ainsi, même si les
concentrations urinaires d’iode montraient une carence iodée
modérée chez les ruraux sédentaires et les Bororos nomades, ces
derniers avaient une T4 libre et totale légèrement abaissée, une
T3, une TSH et un rapport T3/T4 légèrement augmentés ainsi qu’une
prévalence du goitre de 17,1 % ; en revanche, les ruraux
avaient des paramètres perturbés dans le même sens, de façon plus
marquée et significativement [18]. Ces observations concernant les
deux profils de goitre et de fonction thyroïdienne sont expliquées
par une différence dans le régime alimentaire. Ainsi, le millet
communément consommé par les populations des zones semi-arides
contient de l’apigénine à raison de 150 mg/kg et de la
lutéoline à raison de 350 mg/kg. Ces deux produits peuvent
interférer avec la fonction thyroïdienne [19].
Les effets délétères de la cassava sont mieux connus. Le taux de
goitre est corrélé à celui de la consommation de ce produit dans
une étude récente du sud de l’Éthiopie [20]. Toutefois si
l’exposition aux métabolites de thiocyanate de la cassava
insuffisamment préparée, est impliquée dans l’aggravation de la
carence iodée par interférence, le fait de moudre la cassava réduit
le potentiel goitrigène [21].
En fait, plusieurs facteurs se conjuguent : la carence
iodée, la carence en sélénium et l’effet des thiocyanates de la
Cassave [22]. D’autres auteurs mettent en cause la teneur en ion à
la fois du sol et de l’eau de boisson qui exacerbe le déficit en
iode dans l’État du Plateau du Nigeria [23].
Tableau 2 Prévalence du goitre endémique.Table 2.
Prevalence of endemic goiter.
|
Auteurs/Années
|
Localité/région
|
Prévalence
|
|
Mekonen/1996 [10]
|
Sekota
|
|
|
Wyss/1996 [11]
|
|
- 64 %
- 70 %
- (âgés de 10 à 20 ans)
|
|
Benede/1997 [12]
|
Kwazulu-Natal
|
|
|
Jooste/1997 [13]
|
Langkloof
|
|
|
Das/1998 [14]
|
Plateau State
|
0,21 % de crétins
|
|
Thiebaut/1998 [15]
|
Zitenga
|
- 55,2 %
- (210 personnes
- 0 à 45 ans)
|
|
Chinyanga/1998 [16]
|
Hararé ; Wedza
|
- 10 %
- (nouveau-né TSH > 10.1 μUI/mL)
|
L’hyperthyroïdie
De façon globale, elle ne présente pas de particularité. Toutefois
à Zaria (Nigeria) l’hyperthyroïdie, qui ne concernait que
5,7 % de la chirurgie de la thyroïde il y a une décennie, a
actuellement triplé ses indications en chirurgie (18,5 % de
toutes les opérations sur la thyroïde) [24]. Du reste,
l’hyperthyroïdie s’observe de nos jours chez des sujets de plus de
50 ans, d’origine rurale principalement, d’étiologie
basedowienne (25 fois sur 51 cas) [25]. En outre, associée à une
grossesse, la maladie de Basedow chez la femme jeune est alors à
l’origine d’avortements, d’accouchements prématurés, et de toxémies
gravidiques. Cette association morbide nécessite la recherche de la
dose minimale d’antithyroïdiens capable de contrôler la maladie
thyroïdienne sans altérer la fonction thyroïdienne du fœtus [26].
Au plan thérapeutique, le carbimazole entraîne 61 % de
rémission dans la maladie de Basedow de diagnostic récent. Ce
traitement s’impose ainsi comme la première modalité dans la prise
en charge de cette affection [27].
Si elle est, en Afrique, similaire aux constatations d’ailleurs,
la prévalence des dysfonctions thyroïdiennes chez le sujet âgé n’en
reste pas moins souvent méconnue dans deux tiers des cas [28].
L’hypothyroïdie
En dehors des hypothyroïdies secondaires à la carence iodée, rares
sont les cas d’hypothyroïdie, en particulier auto-immune, rapportés
en Afrique. Toutefois, l’affection existe en milieu hospitalier
comme nous l’avons rapporté au Sénégal avec la caractéristique de
formes patentes [29]. L’hypothyroïdie congénitale est influencée
par l’environnement comme l’a décrite Kaiserman [30]. Au plan
thérapeutique, une réponse faible de l’hypothyroïdie aux huiles
iodées administrées oralement tient à des altérations profondes de
la thyroïde. Ces altérations peuvent être prédites par le rapport
thyroglobuline sur thyréostimuline qui est diminué [31].
Pathologie tumorale
Les nodules solitaires chez 89 patients de Khartoum étaient dus à
un goitre simple dans 72 % des cas, à un adénome folliculaire
dans 13,5 % des cas, à un cancer dans 13,5 % des cas. Les
cancers, au nombre de 12 cas comprenaient 6 cas folliculaires, 5
cas papillaires et 1 cas anaplasique [32]. Dans cette pathologie
tumorale, le sex ratio est de 0,22 en faveur des femmes à
Ouagadougou ; dans cette ville, les cancers n’ont concerné que
3 cas sur 41 cas chirurgicaux [33]. Les sujets de 40 ans sont le
plus souvent concernés [34]. Le cancer thyroïdien diagnostiqué chez
137 sujets de 1965 à 1984 à Ibadan concernait 45 hommes et 92
femmes dont la moyenne d’âge était de 40 ans (extrêmes 8 à
85 ans). Le carcinome papillaire atteignait 45,3 % des
cas, alors que les formes folliculaires s’observaient chez
44,5 % des cas. Cinq pour cent de cancer médullaire (7 cas)
existaient dans cette série avec un âge moyen de 34 ans [35].
Ces aspects ont fait évoquer une prépondérance des formes
papillaires par rapport aux études antérieures ; cependant le
rôle de la carence iodée est relaté par Kalk [36]. En effet, le
cancer folliculaire est prédominant dans cette région sud-africaine
où il concerne 55 % des cas. Cependant, le niveau
socio-économique bas et la forte prévalence des stades avancés et
de carcinome anaplasique ont été les caractéristiques du cancer de
la thyroïde dans certaines zones de carence iodée [37].
Aspects thérapeutiques préventifs
Nous n’avons pas une expérience systématisée de la thyroïdectomie
chirurgicale ou à l’iode radioactif même s’il s’agit là de deux
alternatives au traitement médical de l’hyperthyroïdie notamment
basedowienne ou des goitres divers. Des raisons esthétiques entre
autres ou un risque néoplasique orientent la méthode thérapeutique.
À la question sur les suites majeures de la thyroïdectomie
rencontrées dans notre service de médecine, on peut répondre à
partir de patients ayant subi une thyroïdectomie au sens large et
consultant ultérieurement dans notre service.
Rétrospectivement, 14 cas ont été colligés et analysés selon
l’âge, le sexe, le motif de la thyroïdectomie, le type de celle-ci,
les suites et les délais entre la thyroïdectomie et l’apparition
des suites.
Pour les 14 cas (tableau 3) aucun
examen histologique postopératoire n’a montré de malignité.
Malgré cette étude rétrospective quelques réflexions peuvent
être faites.
Dans cette population hétérogène, on montre que si, dans
certains cas, notamment de thyréopathie fonctionnelle toxique, la
chirurgie peut être une alternative, quelques suites précoces ou
tardives justifient parfois une reprise en charge médicale (de
quelques jours à 27 ans après).
La chirurgie des hyperthyroïdies, notamment basedowiennes,
nécessite une attention particulière du prolongement thyroïdien
polaire supérieur, rétropharyngien, toujours très volumineux en cas
d’hyperthyroïdie basedowienne. Laisser un moignon thyroïdien sur ce
pôle supérieur doit être évité. Il faut ainsi associer une
lobectomie totale unilatérale à une lobectomie controlatérale
subtotale. L’exérèse doit être large pour mettre le patient à
l’abri d’une récidive d’hyperthyroïdie après thyroïdectomie
subtotale trop économique. La relation linéaire entre le poids du
moignon et son potentiel de sécrétion postopératoire n’existe pas
[38].
Quant à la chirurgie du nodule thyroïdien, quelle que soit la
perfection supposée de l’imagerie préopératoire dont on dispose, la
chirurgie du nodule thyroïdien isolé impose la vérification
digitale de l’intégrité du lobe thyroïdien controlatéral imposant
le respect des structures nobles.
En ce qui concerne l’iode radioactif pour le traitement de la
maladie de Basedow, elle entraîne une incidence d’hypothyroïdie
maximale pendant les deux premières années dépendant des doses
progressivement croissantes de 25 Gy (< 10 %) à 600 Gy
(100 %). Par la suite, l’incidence annuelle de l’hypothyroïdie
est d’environ 3 %. Comparativement, la chirurgie de la maladie
de Basedow est source d’un pourcentage élevé de cas
d’hypothyroïdie. Après iode radioactif, l’hypothyroïdie précoce est
réversible mais définitive lorsqu’elle survient plus d’un an après
l’administration d’iode 131 [39].
Par ailleurs, nous avons étudié le profil des rechutes de
maladie de Basedow après traitement médical aux antithyroïdiens de
synthèse dans une série de 14 patients (tableau
4).
La durée médiane du traitement est de 5 ans environ ;
la régularité concerne 50 % des patients, l’âge médian des
patients est de 31,1 ans (extrême de 18 à 50 ans),
l’augmentation médiane de l’index de masse corporelle est de 2,4,
chez des patients constitués de 13 femmes dont 10 mariés, 2
célibataires et 1 divorcée et 1 seul homme célibataire.
En fait, selon Goudet et al. [40], il n’y a pas de
différence significative dans la morbidité chirurgicale entre les
thyroïdectomies de goitre sous-sterno et les goitres cervicaux
quand les patients sont opérés dans des centres spécialisés. Pour
leur part, Sugino et al. [41] ont montré que la rechute
post-chirurgicale de l’hyperthyroïdie s’observe le plus souvent
5 ans après la chirurgie, justifiant un suivi. Hedley
et al. [42] soulignent que l’hypothyroïdie après
thyroïdectomie subtotale pour hyperthyroïdie, suit une distribution
bimodale avec comme conséquence la nécessité de maintenir un suivi
durant toute la vie. Roka et al. [43] n’ont observé que
4,4 % de rechutes de thyrotoxicose et 4,8 %
d’hypothyroïdie. Cependant, Kalk et al. [44] indiquent que la
thyrotoxicose postopératoire peut rechuter des décades après
l’intervention et que cette intervention semble sensibiliser la
thyroïde aux effets précoces de l’irradiation à l’iode 131. Les
études montrent qu’il y a quelques différences régionales
importantes dans la prévalence des facteurs connus pour influencer
la réponse du traitement chirurgical de la thyrotoxicose. Ceci
devrait être pris en compte dans la planification du traitement,
comme l’ont fait remarquer Thjodleifsson et al. [45]. Dans une
étude multicentrique d’une large population de patients, les
résultats étaient similaires à ce qui a été rapporté dans
l’hyperthyroïdie immunogénique faisant suite au traitement par
l’iode 131 dans les petites populations. Les conséquences
thérapeutiques dans le traitement des affections thyroïdiennes
autonomes ne rentrent pas dans les principes de recommandation,
selon Weiss [46].
L’administration de solution d’iodate de potassium oralement et
de façon intermittente a été préconisée [47]. La dose est de
30 mg d’iodate par mois ou 8 mg toutes les deux semaines.
Des formes huileuses ont la faveur de certains auteurs [48,
49].
L’association de l’iode au sucre [50] et l’iodation de l’eau de
boisson [51, 52] constituent des variétés dans les méthodes
proposées. Cependant, en favorisant les échanges, le désenclavement
des infrastructures permet d’améliorer les conditions
nutritionnelles des populations victimes de la carence iodée.
Tableau 3 Analyse de 14 cas de thyroïdectomie selon
l’âge, le sexe, le motif, le type d’ectomie, les suites et les
délais entre la thyroïdectomie et l’apparition des suites.Table 3.
Analysis of 14 cases of thyroidectomy according to age, sex, type
of disorder, type of ectomy, aftereffects and time lapse between
surgery and outbreak of aftereffects.
|
N° d’ordre
|
Âge (ans)
|
Sexe
|
Motifs
|
Type d’ectomie
|
Suites
|
Délais
|
|
1
|
27
|
F
|
Thyroïdite lymphocytaire
|
Loboisthmique
|
Goitre toxique
|
1 an
|
|
2
|
25
|
F
|
Basdedow
|
Partielle
|
Récidive
|
9 ans
|
|
3
|
35
|
F
|
Goitre simple
|
Partielle itérative
|
- Hypoparathyroïdie
- Hypothyroïdie
|
11 ans
|
|
4
|
44
|
F
|
Goitre toxique diffus
|
Iode radioactif
|
Hypothyroïdie ; angor
|
1 an
|
|
5
|
34
|
F
|
Basedow
|
Partielle
|
Récidive
|
7 ans
|
|
6
|
55
|
F
|
Goitre multinodulaire Calcifié
|
Totale
|
Hypothyroïdie
|
5 jours
|
|
7
|
45
|
F
|
Goitre simple
|
Subtotale
|
Goitre plongeant
|
11 ans
|
|
8
|
44
|
F
|
Basedow
|
Subtotale
|
Hypothyroïdie biologique
|
13 ans
|
|
9
|
60
|
F
|
Goitre multihétéronodulaire ancien
|
Totale
|
Hypothyroïdie
|
1 an
|
|
10
|
41
|
F
|
Goitre toxique diffus
|
Subtotale
|
|
3 ans
|
|
11
|
38
|
F
|
Basedow
|
Partielle
|
Récidive
|
14 ans
|
|
12
|
52
|
M
|
Hyperthyroïdie
|
Subtotale lobaire
|
Récidive
|
27 ans
|
|
13
|
44
|
F
|
Basedow
|
Partielle
|
Hypothyroïdie
|
13 ans
|
|
14
|
35
|
F
|
- Goitre
- Multihétéronodulaire toxique
|
Loboisthmique
|
Récidive goitre
|
13 ans
|
Tableau 4 Profil de rechutes de maladies de Basedow
après antithyroïdien de synthèse.Table 4. Characteristics of
Basedow’s disease relapse following administration of antithyroid
drugs.
|
Durée du traitement
|
Régularité
|
|
- Index de masse corporelle
- (avant/après)
|
- Sexe
- (m) = marié
- (div.)= divorcé
- (c) = célibataire
|
|
-
|
Ir.
|
34
|
18,8/20,6
|
Féminin (m)
|
|
2 ans
|
Ir.
|
50
|
-
|
Féminin (m)
|
|
6 ans
|
Ir.
|
49
|
25,7/24,1
|
Féminin (m)
|
|
6 ans 4 mois
|
|
28
|
15,5/20,2
|
Féminin (m)
|
|
18 mois
|
R.
|
48
|
19,8/28,1
|
Masculin (c)
|
|
6 ans
|
Ir.
|
18
|
13,0/16,3
|
Féminin (c)
|
|
14 mois
|
R.
|
29
|
20,7/21,3
|
Féminin (m)
|
|
27 mois
|
R.
|
48
|
(+ 15 kg)
|
Féminin (m)
|
|
12 ans
|
R.
|
41
|
17,7/18,8
|
Féminin (div.)
|
|
5 ans
|
R.
|
46
|
17,5/22,2
|
Féminin (m)
|
|
6 ans
|
Ir.
|
26
|
20,4/21,5
|
Féminin (m)
|
|
13 ans
|
Ir.
|
43
|
22,6/24,6
|
Féminin (m)
|
|
12 mois
|
Ir.
|
43
|
16,7/17,8
|
Féminin (m)
|
|
13 mois
|
|
31
|
(+ 17 kg)
|
Féminin
|
Conclusion
Dominée encore par le goitre endémique résultant de la carence
iodée, la pathologie thyroïdienne en Afrique subsaharienne n’en
reste pas moins variée. En effet, l’émergence de l’hyperthyroïdie
en particulier basedowienne, de l’hypothyroïdie auto-immune
atrophique et des cancers thyroïdiens se confirme de plus en plus.
Malgré l’insuffisance des infrastructures de transport,
d’hormonologie et de médecine nucléaire, le défi que constituent
ces thyréopathies au plan de la santé publique doit être pris en
compte par l’Afrique [53].
Références
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