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Le purpura thrombopénique idiopathique de l’enfant en Afrique noire : à propos d’un cas au Togo |
Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé . Volume 8, Numéro 5, 337-41, Octobre-Novembre 1998, Synthèse
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Article gratuit
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Auteur(s) : Adama Dodji Gbadoé, Kodjovi Messie, Dzayissè Yawo Atakouma, Anna Vovor, Komlan Tatagan-Agbi, Komi Késsié, Étienne Vilmer, Jean Kossi Assimadi |
Résumé : Le purpura thrombopénique idiopathique est une affection auto-immune assez fréquente en Europe et aux États-Unis, mais peu décrite en Afrique noire.
Observation. Une fillette de 8 ans, en bonne santé jusqu’alors, a été admise pour syndrome hémorragique cutanéo-muqueux avec thrombopénie isolée sévère à 11 X 109/l. Un PTI est suspecté et confirmé par le myélogramme. La guérison a été obtenue sous corticoïdes.
Discussion. Il s’agit du deuxième cas décrit au Togo depuis 1982. Le PTI semble rare en Afrique noire et peu décrit dans la littérature. Le diagnostic de l’affection est facile. La responsabilité probable de facteurs génétiques et/ou environnementaux évoqués par certains auteurs pourrait expliquer cette rareté des cas, à moins que l’affection ne soit vraiment méconnue des praticiens. À cause du risque potentiel théorique de contamination de la maladie de Creutzfeldt-Jacob par les immunoglobulines en intraveineux, les corticoïdes reviennent au premier plan dans le traitement du PTI aigu, tandis que la splénectomie demeure le traitement de dernier recours dans les cas chroniques.
Conclusion. Contrairement à d’autres affections dont le diagnostic et le traitement nécessitent des moyens inaccessibles à l’Afrique noire, la prise en charge du PTI telle que préconisée actuellement dans les pays du Nord est largement à la portée des pays africains. La rareté de l’affection reste à confirmer ou infirmer par des évaluations systématiques.
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