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La lymphogranulomatose vénérienne (
Lymphogranuloma venereum) |
Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé . Volume 8, Numéro 3, 239-44, Mai-Juin 1988, Point sur
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Résumé
Summary
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Auteur(s) : Palokinam Pitche, Abalissie Plinga, Kissem Tchangaï-Walla, Service de dermato-vénéréologie, CHU Tokoin, Lomé, Togo.. |
Résumé : La lymphogranulomatose vénérienne, ou maladie de Nicolas et Favre, est une maladie sexuellement transmissible (MST) due aux souches L de Chlamydia trachomatis. C’est une pathologie rencontrée essentiellement en zone tropicale où sa prévalence est sous-estimée. Des cas sporadiques sont observés dans les pays tempérés. Elle affecte, comme toutes les MST, les patients en période d’activité génitale avec une nette prédominance masculine.
Cliniquement, elle se caractérise par une adénite inguinale subaiguë, plus volontiers unilatérale que bilatérale, dont l’évolution, souvent chronique, peut aboutir à une fistulisation. Le chancre génital initial est rarement observé en pratique car les patients consultent souvent tardivement. En dehors de l’adénite inguinale, forme la plus commune, la rectite aiguë constitue la deuxième manifestation de cette MST, mais elle est non spécifique et très peu observée en Afrique noire. L’aspect caractéristique de l’adénite inguinale avec le classique signe de la poulie de Greebalt est très évocateur de lymphogranulomatose vénérienne mais, cliniquement, l’atteinte inguinale peut simuler la maladie des griffes du chat, une adénite à germe pyogène banal, un chancre mou, une adénite d’origine syphilitique ou tuberculeuse, un mycétome ou une histoplasmose africaine.
Le diagnostic de certitude repose actuellement sur l’isolement en culture ou la mise en évidence par PCR (réaction d’amplification génique) des souches L de C. trachomatis, à partir des prélèvements des sites infectés. Les tests de dépistage d’antigènes de C. trachomatis par immunofluorescence directe sont utilisables à défaut d’isolement sur cultures. La recherche des anticorps sériques anti-Chlamydia apporte des arguments diagnostiques de forte présomption. L’examen anatomopathologique du ganglion ou de la muqueuse rectale n’apporte pas d’élément diagnostique spécifique d’une lymphogranulomatose vénérienne mais a une certaine valeur d’orientation.
Le traitement à base de cyclines, notamment les doxycyclines, reste le traitement de choix de la lymphogranulomatose vénérienne avec une efficacité constante quand il est bien conduit.
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