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Les morsures de serpents en Afrique intertropicale |
Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé . Volume 2, Numéro 4, 221-34, Juillet-Août 1992, Synthèse
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Article gratuit
Summary
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Auteur(s) : Jean-Philippe Chippaux |
Résumé : La fréquence élevée des envenimations ophidiennes en Afrique au sud du Sahara est liée à la concentration d’espèces venimeuses dans certains biotopes, notamment les milieux habités ou cultivés ainsi qu’aux activités socio-économiques qui mettent l’homme au contact des serpents. Deux tableaux cliniques peuvent être identifiés, correspondant aux deux principales familles dangereuses :
Elapidae et
Viperidae. Au cours des envenimations cobraïques, les symptômes sont essentiellement neurotoxiques. La paralysie respiratoire est responsable du décès. Les envenimations vipérines associent des lésions locales (œdème, nécrose) et un syndrome hémorragique mettant en jeu le pronostic vital. Ce type de morsure nécessite une surveillance de la crase sanguine et de la fonction rénale. La sérothérapie est le seul traitement spécifique. En cas d’envenimation patente, elle doit être administrée par voie veineuse, sous couvert de corticoïdes pour prévenir les risques allergiques. Un traitement symptomatique doit être associé. Les envenimations cobraïques relèvent d’une ventilation assistée en cas de difficulté respiratoire. Antalgiques et anti-inflammatoires seront utilisés au cours des envenimations vipérines. L’intérêt de l’héparino-thérapie et de l’apport de facteurs de la coagulation est loin d’être démontré : ces apports pourraient même se révéler dangereux. |
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