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Surveillance épidémiologique et couverture chirurgicale des dystocies obstétricales au Sénégal


Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé . Volume 4, Numéro 6, 399-406, Novembre-Décembre 1994, Étude originale


Résumé   Summary  

Auteur(s) : Dominique Bouillin, Georges Fournier, Abdoulaye Gueye, Fadel Diadhiou, Cheikh Tidiane Cissé, Coopération française, Région médicale, BP 494, Kaolack, Sénégal 82, avenue Bellevue, 83200 Toulon, France, Service national de la santé maternelle et infantile, et de la planification familiale, BP 4024, Dakar, Sénégal, Clinique gynécologique et obstétricale, CHU Le Dantec, BP3001, Dakar, Sénégal..

Résumé : La morbidité et la mortalité maternelles restent un problème majeur de santé publique dans les pays en développement. Longtemps négligée, la santé maternelle commence à être intégrée parmi les priorités de nombreux états. Le Sénégal, avec un indice de mortalité maternelle estimé à près de 850 pour 100 000 naissances vivantes, fait partie des pays où la situation est la plus préoccupante. Les principales causes de mortalité maternelle en Afrique sont les dystocics et ruptures de l’utérus, l’hypertension gravidique, l’infection puerpérale, et les hémorragies. Dans l’objectif de mieux connaître la couverture des besoins chirurgicaux en rapport avec la grossesse et l’accouchement au Sénégal, un programme de surveillance épidémiologique de la pathologie obstétricale a été mis en place au début de l’année 1992. En 1992, le taux de césariennes par naissances attendues s’est révélé être assez bas, de l’ordre de 0,66 % pour l’ensemble du pays. Les taux sont très variables d’une région à l’autre et selon le milieu, rural ou urbain. Les différentes indications de césarienne ont été classées en trois groupes, répondant chacun à des objectifs de santé publique différents : indications obligatoires, indications de prudence et indications de nécessité. Le taux de mortalité maternelle pour l’ensemble des interventions, évalué à 4,7 %, est élevé. Parmi l’ensemble des décès, 29 % sont survenus au cours de l’intervention et 71 % dans la période post-opératoire. Le pronostic périnatal est lui aussi très péjoratif, avec un taux de mortalité d’environ 30 %. Seulement 18 services de référence obstétricaux sont en activité sur l’ensemble du territoire, avec une répartition géographique très inégale. Devant ces résultats, une série de recommandations est proposée, visant à améliorer au cours des prochaines années la couverture et la qualité des soins maternels.

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