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Formes cliniques du paludisme grave en milieu hospitalier pédiatrique à Ouagadougou |
Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé . Volume 7, Numéro 1, 13-7, Janvier-Février 1997, Étude originale
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Article gratuit
Summary
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Auteur(s) : Issa Sanou, Jean Paré, SiméonTraoré, David Modiano, Kobina Ludovic Kam, JeanKaboré, Lancina Lamizana, Sidé Alphonse Sawadogo, Tinga Robert Guiguemdé |
Résumé : Durant la période de haute transmission du paludisme (d’août à novembre) de 1993 et de 1994, nous avons mené une étude afin de déterminer la fréquence des formes cliniques de paludisme grave et compliqué. L’étude a concerné les enfants de 6 mois à 15 ans présentant, à l’admission dans le Service de pédiatrie de l’hôpital de Ouagadougou, au moins un des signes de gravité du paludisme tels que définis par l’OMS. Sur les 719 enfants recrutés, une prédominance des moins de 5 ans a été notée (61,6 %). Les formes cliniques les plus fréquentes ont été les formes comateuses : 377 cas (52,4 %), les formes avec prostration : 268 cas (37,3 %), les formes convulsivantes : 152 cas (21,4 %), les formes anémiques : 115 cas (15,9 %) et les formes avec hypoglycémie : 55 cas (10,3 %). Les formes avec détresse respiratoire et les formes hémorragiques ont été relevées respectivement chez 35 (4,9 %) et 11 enfants (1,5 %). Nous n’avons pas observé de formes avec insuffisance rénale. La létalité globale a été de 12,9 %. Le paludisme, de par sa fréquence et sa gravité, demeure l’un des problèmes de santé publique les plus importants des pays tropicaux. L’application du traitement précoce prévenant les accès fébriles par la chloroquine devrait permettre de limiter l’incidence de ces formes graves. |
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