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Antibioprophylaxie de masse contre le choléra dans la prison centrale de Douala (New Bell) au cours de l’épidémie de 2004


Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé . Volume 15, Numéro 4, 225-7, Octobre-Novembre-Décembre 2005, Étude originale

Article gratuit   Summary  

Auteur(s) : Édouard Guévart, J Solle, J Noeske, G Amougou, A Mouangue, A Bita Fouda

Résumé : L’apparition de cinq cas suspects de choléra dans la prison de New Bell, au cœur de la ville de Douala durant l’épidémie de janvier à septembre 2004 a déclenché leur prise en charge curative par réhydratation, antibiothérapie, isolement, et surtout une prévention par antibioprophylaxie de masse auprès des 3 036 détenus et 164 membres du personnel de la prison par la prise unique de 300 mg de doxycycline. Cette chimioprophylaxie de masse, réalisée en une fois, n’a été suivie d’aucun effet secondaire notable. Deux cas suspects, 106 jours plus tard, ont déclenché les mêmes mesures, incluant la chimioprophylaxie pour 2 400 détenus. Aucun nouveau cas n’a été déclaré ensuite grâce à la mise en place d’un système de vigilance redoublée. La survenue d’une épidémie de choléra en milieu urbain doit inciter les autorités sanitaires à mettre en place une surveillance épidémiologique rigoureuse et des stocks pharmaceutiques de sécurité dans les milieux fermés à haut risque comme les établissements pénitentiaires. Bien conduite sous la forme de la prise unique contrôlée d’un antibiotique d’efficacité prouvée par l’antibiogramme, la chimioprophylaxie de masse a causé peu d’effets secondaires, pour une protection immédiate, que ne pouvaient pas assurer d’autres mesures préventives (éducation, hygiène et salubrité, vaccination).

Mots-clés : choléra, épidémiologie, Cameroun, prison, antibiotiques

 

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