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Les parasitoses intestinales dans un village de Côte d’Ivoire. I : essai de mise en place d’une stratégie de lutte et de prévention |
Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé . Volume 15, Numéro 1, 5-10, Janvier-Février-Mars 2005, Étude originale
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Article gratuit
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Auteur(s) : Paul Dancesco, Jérôme Abeu, Claude Akakpo, Ileana Iamandi, Emmanuel Kacou, Francois Quenou, Jacob Keusse-Assi |
Résumé : Le but de l’action a été d’élaborer un plan complexe médical, d’hygiène et d’éducation pour le combat et la prévention des infections parasitaires intestinales adapté au milieu rural ivoirien. Dans un village en bordure de la lagune Ébrié, 416 personnes ont été examinées : 371 enfants dont 343 enfants d’âge scolaire et préscolaire entre 4 et 15 ans (195 garçons et 148 filles) et 28 enfants âgés de 6 mois à 3 ans, ainsi qu’un lot témoin de 45 adultes. Les examens parasitologiques utilisés sont l’empreinte anale, l’examen de selles et la détermination de la charge parasitaire après le traitement de l’ascaridiase. Les conditions du milieu observées sont l’hygiène communale, scolaire, alimentaire, de l’eau potable, élimination des résidus ménagères, les toilettes, l’hygiène individuelle. La prévalence des parasites intestinaux a été de 84,8 % (zone hyperendémique) chez les enfants d’âge scolaire et préscolaire et de 29,0 % chez les adultes. Le parasite le plus fréquent est l’ascaride (62,1 %). Un plan réaliste pour le combat et la prévention des parasites intestinaux a été établi en accord avec la direction de l’hôpital rural, les patriarches du village, les agents de santé du village et les infirmiers de l’hôpital. Les mesures à court terme concernent le traitement des parasitoses, l’hygiène des mains à l’école. L’éducation pour la santé a été focalisée sur le combat et la prévention des oxyures, parasites bien connus au village. Parmi les mesures à long terme, on retiendra la mise en fonction de la pompe d’eau potable de profondeur dont le financement sera cherché aux organismes étrangers tandis que le travail sera fourni par le village. On a prévu des mesures d’entretien correct après la mise en fonction de la pompe d’eau et le traitement général périodique non sélectif des helminthiases intestinales des enfants du village ainsi que la continuation de l’action sous la surveillance de l’hôpital protestant de Dabou (HPD). |
Mots-clés : parasitologie, prévention, hygiène, conditions de vie, milieu rural, enfant et adolescent, Côte d’Ivoire |
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