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Effets des exercices physiques sur la cellularité adipeuse des femmes obèses préménopausées


Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé . Volume 14, Numéro 3, 183-6, Juillet-Août-Septembre 2004, Étude originale


Résumé   Summary  

Auteur(s) : Pierre Dansou , Mahoutin Lucrèce Kotin , Anatole Laleye , Mansourou Lawani , Raphaël Darboux , Laboratoire Activités physiques et sportives (APS) et motricité Institut national de la jeunesse, de l’éducation physique et du sport (INJEPS), Université d’Abomey Calavi (UAC), 01 BP 169, Porto-Novo Bénin kingpierre1@hotmail.com, Unité de biologie humaine Faculté des sciences de la santé (FSS) Université d’Abomey Calavi (UAC), 01 BP 188, Cotonou Bénin cytogen@intnet.bj.

Résumé : Le but de cette étude béninoise est de quantifier la charge d’entraînement gymnique supervisé et d’étudier son effet sur la cellularité adipeuse des femmes obèses préménopausées. Parmi elles, six ayant 1 à 2 ans de pratique gymnique sont choisies à cause de leur régularité aux séances d’entraînement et six autres constituent le groupe témoin. Une biopsie chirurgicale suivie de confection de coupes histologiques et d’une étude morphométrique ont été réalisées auprès de ces femmes après un programme d’entraînement régulier de 6 mois. Les résultats obtenus montrent que : tous les sujets souffrent d’une obésité de troisième classe et de type androïde \; le contenu lipidique et le nombre total des adipocytes sont élevés chez les obèses sédentaires comparées aux obèses entraînées. On peut conclure que la pratique régulière d’exercice gymnique supervisé est un bon remède contre l’obésité car elle permet de réduire le contenu lipidique des adipocytes provoquant ainsi la diminution de la masse adipeuse.

Mots-clés : Obésité, Exercice physique, Gynécologie-obstétrique, Bénin

Illustrations

ARTICLE

Auteur(s) :, Pierre Dansou1,*, Mahoutin Lucrèce Kotin1, Anatole Laleye2, Mansourou Lawani1, Raphaël Darboux2

1Laboratoire Activités physiques et sportives (APS) et motricité Institut national de la jeunesse, de l’éducation physique et du sport (INJEPS), Université d’Abomey Calavi (UAC), 01 BP 169, Porto-Novo Bénin kingpierre1@hotmail.com
2Unité de biologie humaine Faculté des sciences de la santé (FSS) Université d’Abomey Calavi (UAC), 01 BP 188, Cotonou Bénin cytogen@intnet.bj
*P. Dansou.

L’obésité, excès de poids corporel par augmentation de la masse adipeuse de l’organisme, est devenue de nos jours un sérieux problème de santé à cause des complications qu’elle engendre sur le plan vital. Cette augmentation de la masse grasse résulte soit d’une multiplication des adipocytes (hyperplasie adipocytaire) soit d’une augmentation de la taille des adipocytes (hypertrophie adipocytaire) soit encore des deux à la fois.Selon Verson [1], la femme stocke facilement les graisses (deux fois plus que l’homme et en dessous de l’ombilic) car c’est à elle que revient la charge de perpétuer l’espèce. Elle doit constituer suffisamment de réserves pour faire face aux grossesses et à l’allaitement. La femme en activité ovarienne est souvent atteinte d’obésité gynoïde. La graisse est accumulée par les oestrogènes sur la moitié inférieure du corps au-dessous d’une ligne passant par l’ombilic. Ce type d’obésité affecte la région pelvi-trochantérienne jusqu’aux chevilles. Elle entraîne rarement des complications métaboliques. En revanche, à la ménopause, il y a baisse des oestrogènes et l’augmentation des androgènes surrénaux transfère la surcharge graisseuse de la moitié inférieure à la moitié supérieure du corps [2]. L’obésité chez la femme ménopausée devient alors de type androïde et va entraîner très vite des complications métaboliques. À cette étape, les patientes sont exposées à des maladies telles que l’hypertension artérielle, le diabète, l’hypercholestérolémie et le cancer [3, 4]. La conséquence directe de ces complications amène à avoir des années de vie en moins avec une qualité de vie réduite en plus d’un surcoût considérable de dépenses de santé.Dès lors, il est important de commencer le traitement de l’obésité au début des premiers signes, surtout quand elle est infantile ou pubertaire. Parmi la pluralité des moyens de traitement de l’obésité, l’exercice physique occupe une place de choix.Mais force est de constater que les études effectuées par de nombreux auteurs sur l’obésité et l’exercice physique ne montrent pas les modifications engendrées par les exercices physiques gymniques sur la cellularité adipeuse des obèses.Face à ce constat, nous nous sommes fixés comme objectif de quantifier les séances d’entraînement gymnique supervisées de patientes obèses d’une part, et d’étudier les effets de cet entraînement sur leur cellularité adipeuse, d’autre part.

Méthodologie

Nous avons réalisé cette expérimentation chez 12 patientes obèses dont 6 entraînées et 6 sédentaires constituant le groupe témoin. Elles sont âgées de 39 à 48 ans et leurs données anthropométriques sont rapportées dans le tableau 1( Tableau 1 ). Ce travail comporte l’exécution d’un programme d’entraînement au gymnase et des manipulations histologiques et morphométriques suite à une biopsie au laboratoire. Avant l’expérimentation, chaque participante, informée du protocole expérimental et des risques éventuels, signe un formulaire de consentement.

Au gymnase

Chaque semaine, les patientes suivent trois types de séances (aérobic, gym tonic et combinée) sans restriction alimentaire. Chacune des séances dure 45 minutes avec une phase d’effort continu de 35 à 40 minutes suivie d’une récupération active de 5 à 10 minutes.
Tableau 1 Données anthropométriques des patientes obèses.Table 1. Anthropometric data of obese women.

Sujets

Âge (ans)

Poids (kg)

Taille (cm)

Entraînées

41,5 ± 1,8 *

108,5 ± 3,1 *

162,5± 1,0 *

Sédentaires

43,8 ± 2,2

130,3 ± 2,9

165,8 ± 2,4

Au laboratoire

Chez chaque sujet entrant dans cette étude, environ 500 mg de tissu adipeux sont prélevés par biopsie chirurgicale dans la région supra-iliaque gauche. Les échantillons sont fixés immédiatement au formol tamponné à 10 % et envoyés au laboratoire. Après trois jours de fixation, les pièces subissent toutes les étapes de l’histotechnologie pour aboutir à la confection de coupe de 5 μm. Les coupes ainsi obtenues sont colorées à l’hématéine éosine safran et observées sur un microscope photonique de marque Olympus BX – 41 muni d’une caméra (JVC, 1/2 pouce). Les observations se font à l’objectif X 4, les images sont transférées sur un écran grâce à un numériseur qui transforme l’image analogique en image numérique. Le facteur multiplicateur en passant du microscope à l’écran est de 24 000 fois. Deux cent cellules sont ainsi analysées par échantillon et leur diamètre est mesuré.

Avant la biopsie, le pourcentage de la masse grasse des sujets est déterminé grâce aux mesures des plis cutanés.

Calculs et analyse statistique

Le diamètre des adipocytes est calculé selon la méthode de morphométrie décrite par Weibel [5]. Le contenu lipidique est donné par le produit du diamètre et de π ; le nombre des adipocytes est égal au rapport de la masse grasse par le contenu lipidique de la cellule [6].

Le pourcentage de masse grasse est déterminé par l’équation de Siri [7] :où :

  • MG : masse mrasse ;
  • DC : densité corporelle.

La densité corporelle est donnée par l’équation de Pollock et al. [8] :où :

  • S : somme des plis cutanés du triceps, de la cuisse et du supra-iliaque en mm ;
  • Z : âge en années ;
  • et Y : tour de hanche en cm.

On compare l’ensemble des résultats dans chaque groupe grâce à une analyse de variance (Anova) et les valeurs sont significativement différentes au seuil de 5 %. Les valeurs représentent les moyennes ± sem (erreur standard de la moyenne) des paramètres obtenus chez les sujets.

Résultats

Les résultats obtenus comportent les données relatives au programme d’entraînement gymnique, à la biométrie et à l’étude de la cellularité adipeuse des patientes obèses entrant dans cette étude.

Le tableau 2( Tableau 2 ) présente les différents types de séance d’entraînement avec leur intensité relative. On y constate que les séances sont exécutées à des intensités variant de 70 à 81 % de la fréquence cardiaque maximale théorique des sujets.

Les indices d’obésité des patientes obèses sont rapportés dans le tableau 3( Tableau 3 ) et à la ( figure 1 ). La valeur moyenne de l’indice de masse corporelle (IMC) est de 42 ± 4 kg/m2 chez les sujets entraînés et de 46 ± 2 kg/m2 chez les sédentaires. Ces valeurs prouvent que ces sujets sont des obèses de classe III et sont exposés à un état de morbidité élevée. Ils ont une obésité de troisième âge. La ( figure 1 ) révèle que la masse corporelle et la masse grasse des sujets sédentaires dépassent respectivement de 17 % et de 19 % celles des patientes entraînées.

Le tableau 4( Tableau 4 ) rapporte les données morphométriques de nos patientes.

On note une tendance à l’élévation du contenu lipidique et du nombre des adipocytes chez les patientes obèses sédentaires comparées aux obèses entraînées. L’observation des micrographies des adipocytes montre des adipocytes de plus grande taille chez les sujets sédentaires comparés aux obèses entraînés. L’étude morphométrique et le calcul du diamètre moyen des adipocytes renforcent cette observation.
Tableau 2 Intensité des types de séance.Table 2. Intensities of the different sessions.

Aérobic

Combinée

Gym Tonic

Intensité de l’effort (en % FC max)

70 ± 1

72 ± 0

81 ± 4


Tableau 3 Indices d’obésité des patientes obèses.Table 3. Obesity indicators of obese patients.

Sujets

IMC (kg/m2)

Tour de taille (cm)

Tour de hanche (cm)

TT/TH

Masse grasse (%)

Pli tricipital (mm)

Entraînées

42 ± 4 *

113 ± 8 *

126 ± 4 *

0,9 ± 0,0

42 ± 1

41,8 ± 1,4 *

Sédentaires

46 ± 2

139 ± 4

154 ± 3

0,9 ± 0,0

43 ± 2

44,8± 1,1


Tableau 4 Données morphométriques des patientes obèses.Table 4. Morphometric data of obese patients.

Sujets

Diamètre des adipocytes (μm)

Contenu lipidique (μg)

Masse grasse (kg)

Nombre d’adipocytes (milliards)

Entraînées

0,29 ± 0,01*

0,93 ± 0,01*

45,4 ± 2,80*

48,82 ± 0,89*

Sédentaires

0,34 ± 0,01

1,07 ± 0,01

55,9 ± 2,60

52,24 ± 0,65

Discussion

D’après Basdevant et al. [9], les sujets dont le pli tricipital dépasse de 20 mm la valeur normale et la masse grasse supérieure de 20 % à la masse corporelle idéale sont obèses. De plus, les valeurs de l’IMC enregistrées auprès des sujets confirment leur état d’obésité morbide [10]. Par ailleurs, les rapports du tour de taille/tour de hanche (TT/TH) enregistrés dans les deux groupes de patientes permettent de conclure que ces dernières souffrent d’une obésité de type mixte qui est d’ascendance androïde [11, 12]. Cette adiposité expose les sujets observés à des risques élevés de maladie coronarienne parce que le gras abdominal est celui qui pénètre le plus facilement dans le sang entraînant ainsi une accumulation de la graisse péri-viscérale intra-abdominale [3, 4] et, par conséquent, expose à des risques de mortalité précoce.

Selon Bray [13], plusieurs facteurs peuvent conduire à l’obésité, à savoir : les habitudes alimentaires, l’environnement, l’image corporelle, le métabolisme de base, le taux d’adénosine triphosphate (ATP), les tissus adipeux bruns, les enzymes et les facteurs génétiques.

Les sujets étant préménopausées, leur état d’obésité peut provenir aussi d’une sécrétion importante du cortisol ou d’une faible production de progestérone ou des deux à la fois. Avec la ménopause, ces femmes n’ont plus régulièrement leurs menstrues et l’excès du taux de cortisol peut être à la base de cette obésité de troisième âge [14].

Conscientes des complications de ce type d’obésité et des pathologies associées, ces femmes ont choisi l’exercice physique comme moyen thérapeutique, sans restriction alimentaire.

Deux types d’exercice sont souvent effectués par les sujets. Il s’agit d’ exercices pour brûler les graisses et d’efforts pour consommer les glucides. La plupart des sujets observés font trois séances par semaine à raison de deux d’intensité faible à modérée et d’une à forte intensité, dont l’objectif est la diminution de l’apport énergétique compensatoire après l’exercice ainsi que l’augmentation du métabolisme de base [15].

On constate que les sujets obèses, à moindre effort, ont une fréquence cardiaque élevée, ce qui fait d’eux de petits brûleurs de graisses [15]. De plus, ils se trouvent très vite dyspnéiques (essoufflés) et découragés à l’effort. Ces manifestations physiologiques, souvent constatées chez les sujets obèses lors de l’effort, peuvent expliquer l’insuffisance du travail de remise en forme.

De récents travaux consacrés aux programmes de perte pondérale rapportent que la pratique régulière d’une activité physique telle la marche d’une durée relativement longue (45 à 60 minutes environ) et répétée trois fois par semaine et cela pendant 4 à 5 mois peut modifier de façon considérable le taux de graisses [16]. D’autres, au contraire, recommandent des exercices intermittents tels que le tennis à un régime d’entraînement dirigé [17]. Ce n’est pas le cas des patientes obèses observées qui, souvent, n’arrivent pas à suivre le rythme imposé par les animateurs. Toutefois, selon Dansou et al. [18], les sujets obèses doivent moins espacer leurs séances d’entraînement et travailler à un régime soutenu, soit 30 minutes environ par jour, même fractionnées.

S’agissant des paramètres morphométriques, on constate que le contenu lipidique cellulaire des sujets entraînés est inférieur à celui des sédentaires. Ces résultats sont en concordance avec ceux rapportés par Lamarche et al. [19] sur des patientes obèses préménopausées soumises à un régime de 6 mois d’entraînement aérobie. Les micrographies des sujets des deux groupes confirment cette différence entre la taille des adipocytes.

Il apparaît donc que l’activité gymnique agit efficacement sur la taille des adipocytes en favorisant la réduction de leur contenu lipidique et engendre par conséquent une diminution de la masse grasse totale de l’individu.

Cependant, si l’obésité débute dès l’adolescence, il est difficile de s’en débarrasser à l’âge adulte. Néanmoins, les diverses modalités de traitement (exercice physique, régime alimentaire, médicaments, etc.) seules ou en combinaison se montrent efficaces si elles sont appliquées très tôt [12].

Le traitement de l’obésité nécessite une diminution de l’apport des calories et/ou un accroissement de la dépense énergétique, ce qui réduit par conséquent la masse corporelle du sujet. Les études antérieures effectuées montrent que cette diminution porte sur la grosseur des adipocytes et non sur leur nombre [9]. En outre, lorsque le sujet obèse retrouve sa masse normale et son pourcentage normal de graisse par l’entraînement physique, les adipocytes se rapetissent au point de devenir plus petits que ceux des individus non obèses. Il est souhaitable que, une fois la forme retrouvée, les patients obèses continuent l’entraînement pour maintenir le poids perdu [20].

Conclusion

La présente étude révèle que les femmes préménopausées souffrent d’obésité androïde, c’est-à-dire d’obésité à prédominance abdominale. Elle permet de comprendre l’effet de l’exercice gymnique supervisé à dominante aérobie sur le contenu lipidique des cellules adipeuses des femmes obèses préménopausées. La diminution du contenu lipidique des adipocytes serait encore meilleure si l’hygiène alimentaire était observée chez les patientes entraînées. Les pertes de poids et de graisses constatées pendant l’entraînement sont des éléments favorables à l’amélioration de la qualité de vie des patientes obèses. L’exercice gymnique pratiqué de façon contrôlée se révèle aussi être un moyen de lutte contre l’obésité. On peut affirmer que l’hypokinétisme (sous-activité) représente la principale cause de l’obésité chez les sédentaires obèses.

Références

1 Verson T. Physiologie du tissu adipeux <http://t.verson.free.fr/PHYSIOLOGIE/TISSU_%20ADIPEUX/PHYSIO-GRAS.htm>.

2 Björntorp PMD. Classification of obèse patients and complication related to the distribution of surplus fat. Nutrition 1990 ; 6 : 131-7.

3 Chevalier R. À vos marques, prêts. Santé. 2e édition. Québec : Renouveau Pédagogique, 2000 ; ; 255 p.

4 Wilmore JH, Costill DL. Physiologie du Sport et de l’exercice physique. In : Sciences et Pratiques du sport. Paris : Vigot, 1998 : 492-511.

5 Weibel ER. Sterealogical methods, Pratical methods for biological, morphometry. Condon ; New York ; Toronto : Academic Press, 1979 ;  ; 1 p.

6 Mc Ardle WD, Katch FI, Katch VL, Nadeau M. Physiologie de l’activité physique, énergie nutrition performance. 2e édition. Paris ; St Hyacinthe : Vigot ; Edisem, 1987 ; ; 536 p.

7 Siri WE. The gross composition of the body. Adv Biol Med Phys 1956 ; 4 : 239-80.

8 Pollock ML, Laughbridge EE, Coleman B, Linnerud AC, Jackson A. Prediction of body density in young and middle-aged women. J Appl Physiol 1975 ; 38 : 745-9.

9 Basdevant A, Le Barzic M, Guy-Grand B. Les obésités. Paris : Ardix, 1993 ; ; 112 p.

10 World Health Organisation. Obesity: Preventing and managing the global epidemic. Report of a WHO consultation on Obesity. Geneva : World Health Organisation, 1998 ;  ; 276 p.

11 Björntorp P. Obesity. Lancet 1997 ; 350 : 423-6.

12 Cerulli J, Malone M. Outcomes of Pharmacological and surgical Treatment for Obesity. Pharmacoeconomics 1998 ; 14 : 269-83.

13 Bray AG. The energetics of obesity. Med Sci Sports Exerc 1983 ; 15 : 32.

14 Krotkiewski M, Butruk E, Zemrzuska Z. Les fonctions cortico -surrénales dans les divers types morphologiques d’obésité. Diabète 1966 ; 19 : 229.

15 Golay A, Gastey CH, Golay M, Delgado H, Habicht F, Gazeau F. Un nouveau programme d’exercice physique pour patient obèses. Med Hyg 2000 ; 58 : 1775-7.

16 Desprès JP, Bouchard C, Savard R, Tremblay A, Marcotte M, Theriaud TG. The effects of a 20-week endurance training program on adipose tissue morphology and lipolysis in men and women. Science et Sports 1991 ; 6 : 231-73.

17 Ferrauti A, Weber R, Strüder HK. Effects of tennis training on lipid metabolism and lipoproteins in recreational players. Br J Sport Med 1997 ; 31 : 322-7.

18 Dansou P, Tolly PLM, Yèhouénou B, Tossou R, Hadonou ML. Pratique du football d’entretien et taux de lipides sanguins athérogènes chez les sujets obèses. Cah Santé 2000 ; 10 : 393-7.

19 Lamarche B, Despres JP, Moorjani S, et al. Evidence for a role of insulin in the regulation of abdominal adipose tissue lipoprotein lipase response to exercise training in obese women. Intern J Obesity 1993 ; 17 : 255-61.

20 Plourde G. Treating obesity. Can Fam Physician 2000 ; 46 : 1806-13.


 

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