Accueil > Revues > Sante publique > Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé > Texte intégral de l'article
 
      Recherche avancée    Panier    English version 
 
Nouveautés
Catalogue/Recherche
Collections
Toutes les revues
Médecine
Biologie et recherche
Santé publique
Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé
- Numéro en cours
- Archives
- S'abonner
- Commander un       numéro
- Plus d'infos
Agronomie et Biotech.
Mon compte
Mot de passe oublié ?
Activer mon compte
S'abonner
Licences IP
- Mode d'emploi
- Demande de devis
- Contrat de licence
Commander un numéro
Articles à la carte
Newsletters
Publier chez JLE
Revues
Ouvrages
Espace annonceurs
Droits étrangers
Diffuseurs



 

Texte intégral de l'article
 
  Version imprimable

Évolutions et expansion géographique de la dengue


Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé . Volume 13, Numéro 2, 89-94, Avril 2003, Étude originale


Résumé   Summary  

Auteur(s) : Béatrice Ménard , CRESO/UMR 6590 CNRS, Université de Caen, Esplanade de la Paix, 14032 Caen Cedex Laboratoire espace-santé pour orientations intégrant des recherches (L’E.s.p.o.i.r.), 13, impasse des charmes, 14780 Lion s/Mer. <azalai-espoirwanadoo.fr> .

Résumé : Divers facteurs concourent aux nouvelles expressions épidémiologiques et cliniques de la dengue, arbovirose transmise par piqûres d’ Aedes. Depuis une quarantaine d’années, elle s’est répandue dans toute la zone intertropicale, au-delà de ses foyers originels d’Extrême-Orient. Dans certaines aires géographiques, elle se manifeste désormais en une grave forme hémorragique, nécessitant une assistance médicale spécialisée. Des mécanismes multiples et des phénomènes dépendant de l’agent étiologique, de l’hôte humain, du vecteur et de nombreux éléments bioécologiques et socio-économiques interviennent dans ses cycles épidémiologiques. La menace évoquée par son évolution actuelle avec ses trois changements -- regain d’expansion, conversions épidémiologiques et aggravation clinique -- mérite un axe de recherche intégrant une géographie des pathologies. Cette lecture peut aider à élucider une partie de ses mystères, au moyen d’outils analytiques. Ils esquissent l’imbrication de facteurs reflétant des circonstances de survenue au cœur d’espaces et jouant un rôle dans la propagation d’une aire épidémiogène vers une autre. La synthèse de ces fondements ébauche des questions à propos des métamorphoses variées de la dengue, en fonction de paysages et de populations à comparer méthodiquement.

Mots-clés : Épidémiologie \; Dengue \; Virologie.

Illustrations

ARTICLE

Auteur(s) : Béatrice Ménard1, 2

CRESO/UMR 6590 CNRS, Université de Caen, Esplanade de la Paix, 14032 Caen Cedex 
Laboratoire espace-santé pour orientations intégrant des recherches (L’E.s.p.o.i.r.), 13, impasse des charmes, 14780 Lion s/Mer. <azalai-espoir@wanadoo.fr>

Entre la seconde moitié des années 1950 et la fin de la décennie 1980, la dengue attirait l’attention du fait d’une aggravation de son expression en Asie du Sud-Est, et de mouvements attestés vers les régions Pacifique et Amérique. Son évolution dès les années 1960, faisait pressentir une vaste expansion territoriale en zone tropicale. Constat de la décennie 1990, la fréquence de la fièvre dengue reste notoire et les changements de distribution géographique sont perceptibles. L’incidence des formes graves s’est accrue.

Question de santé publique

La fièvre dengue présente un tableau clinique analogue à de nombreuses fièvres virales de la famille des Flaviviridae. Son historique reste flou car ces affections peuvent être confondues. Toutefois, des épidémies datant des xviiie et xixe siècle (Antilles espagnoles, Philadelphie Pensylvannie, Queensland, etc.) semblent attribuables à la « fièvre rouge », ancienne dénomination [1-3]. Elle aurait pour origine étymologique le mot denguero (« maniéré » en espagnol) qui relate la démarche guindée du malade en phase initiale, liée à de pénibles algies musculaires, articulaires et osseuses. Sous sa forme classique, elle demeure banale, parvenant à la phase de guérison en 5 à 6 jours. Le tableau clinique principal se résume à deux phases symptomatologiques entrecoupées d’une rémission (courbe thermique en V, avec phase fébrile et douloureuse, quelques jours d’apyrexie, puis phase fébrile-éruptive). Malgré cette bénignité, la longue convalescence chez l’adulte s’accompagne de divers troubles (asthénie, etc.). Contrairement à sa parente redoutée, la fièvre jaune, la dengue fut longtemps considérée sans gravité. Pourtant, elle est plus épidémique et a de lourdes répercussions sur les économies locales.
Depuis quelques décennies, une menaçante fièvre hémorragique tend à se substituer à la forme algo-éruptive habituelle, à la faveur de conditions difficiles à saisir. La forme fièvre dengue hémorragique (DH) et la fièvre dengue avec syndrome de choc (DSC) sont d’abord notées en zone urbaine sous la tutelle d’Aedes citadins, dans des contextes épidémiques de plus ou moins grande ampleur. Après une première phase semblable à la forme classique, la DH se définit par la survenue d’hémorragies cutanéo-muqueuses et viscérales (degrés de gravité 1 et 2 selon la classification OMS). La DSC, malgré un début identique, se traduit par une forte potentialité létale. Après le 3e ou le 5e jour de maladie, alors qu’intervient la phase de défervescence thermique, surgit un collapsus cardiovasculaire aboutissant au choc irréversible (degrés de gravité 3 et 4), premier responsable des décès. Des estimations relatent des proportions de l’ordre de 150 à 200 infections bénignes pour chaque cas de syndrome de choc ou de forme hémorragique [4]. En l’absence de soins prodigués par des personnels spécialisés, le taux de létalité peut atteindre 15 à 20 % ; des soins adaptés le ramènent à un taux compris entre 1 et 3 % [5]. Ces formes létales sans thérapeutique ne représenteraient que 5 % de tous les cas [5-6]. Un tel chiffre suggère la mort de quelque 5 000 sujets au cas où 100 000 personnes auraient contracté la maladie [1]. Ce sont des proportions plausibles dans beaucoup de grandes villes tropicales. La forme clinique la plus sérieuse se note aussi dans des zones géographiques auparavant indemnes de toute épidémie de DH [7-9]. De 2,5 à 3 milliards de sujets résidant dans une centaine de pays seraient actuellement exposés à un tel risque. Au début des années 1990, les chiffres oscillaient entre 60 à 80 millions de cas annuels, occasionnant 20 000 à 30 000 décès [6, 10]. La maladie était mentionnée parmi les dix premières causes d’hospitalisation et de mortalité infantile, dans de nombreux pays d’Asie tropicale [4, 11]. Des estimations récentes évoquent une baisse avec 50 millions1 de cas par an, responsables de 500 000 DH et d’au moins 12 000 décès [10]. L’amélioration de la prise en charge (avec transfusion, perfusion, oxygénothérapie et stricte surveillance de l’évolution de l’état du patient) explique une légère atténuation de la létalité dans certains pays.

1 Il est probable qu’il y en ait davantage, la dengue n’étant pas rigoureusement ciblée au moyen d’un système d’information sanitaire dans toutes les régions atteintes.

Répartition géographique et expansions territoriales

Dès 1979, les virus de la dengue se situaient tout autour du globe, dans une ceinture tropicale discontinue (figure 1) [4, 11]. La répartition de la maladie correspond surtout à la localisation de ses meilleurs vecteurs Aedes, en quantité abondante tout au long de l’année ou en certaines saisons permettant leur développement optimal et l’établissement d’un seuil de pullulation propice à la transmission (figure 2). La maladie se note avant tout du 30e degré de latitude N au 35e degré de latitude S (Sud-Est asiatique, océan Indien, certaines îles du Pacifique, et Amérique tropicale-Caraïbes) [2, 5]. La forme grave s’observa en Extrême-Orient, avec des résurgences saisonnières au cœur de foyers d’endémie majeure, puis dans les îles du Pacifique, les Caraïbes et les Amériques, lors de flambées épidémiques entrecoupées de temps de latence [11-13]. La dengue peut s’insinuer jusqu’en zone tempérée chaude, du 42e degré de latitude N au 40e degré de latitude S (Amérique du Nord et Méditerranée-Athènes 1928) [3, 4].
L’émergence de la forme grave, sous ses facettes hémorragie et syndrome de choc, fut confirmée aux Philippines en 1954 [4]. Des épisodes historiques suggèrent une probable existence antérieure. Quatre sérotypes ont été isolés dans l’immédiat après-guerre. En une dizaine d’années, une rapide propagation des formes graves a pu être constatée dans toute l’Asie du Sud-Est (Philippines, Thaïlande, Malaisie, Singapour, Viêt-nam, etc.) bien que le Cambodge fut épargné quelques temps (touché en 1969) [4, 14, 15]. L’extension engloba les Indes dans l’aire épidémiogène dès 1963 [16]. La dengue poursuivit son avancée vers les îles de l’Océan Indien (Ceylan, Seychelles, Comores et Réunion) [17, 18]. Dans un même temps, elle s’ouvrit une autre voie vers l’est, atteignant les îles du Pacifique (Polynésie-Tahiti, etc.) [13, 19]. Et elle parvint sporadiquement aux îles Caraïbes (Jamaïque 1968-1969). Cette phase d’expansion « îlienne » composée de deux parcours, ouest et est, s’ajoute à la première extension « asiatique ».
Dans la décennie 1970, l’invasion de DH continua en Asie, atteignant la Birmanie et le Laos et se maintenant dans la région Pacifique [4, 20, 21]. Cette extension constitue une seconde étape du dynamisme, caractérisé par un développement spatial beaucoup plus vaste, et le suivi des nouveaux parcours enclenchés durant la décennie précédente. À partir des Caraïbes, la maladie réinvestit aussi ses vieux territoires, sur le continent sud-américain (Colombie 1971-1972) [11]. Les cas de formes graves restent sporadiques dans ces régions frappées plus tard.
Le bilan des années 1980, montre une situation endémo-épidémique dans toute l’Asie, avec une évolution régionale dynamique qui gagne les petites villes [15]. Dans la région Caraïbes-Amérique latine, l’expression épidémiologique prédominante est devenue une forme épidémique, dont le tournant décisif est la flambée de Cuba en 1981 [7, 8]. Ce changement est caractérisé par une brutale multiplication des cas graves, la sporadicité n’étant plus de règle. Une terrible épidémie est aussi à citer au Venezuela, en 1989 [3, 12].
Dans les années 1990, le problème touche toute l’Amérique centrale (Mexique, Guatemala, Nicaragua, Salvador, etc.) et plusieurs pays d’Amérique du Sud, même si certaines épidémies n’incluent pas encore la forme menaçante (Brésil, Porto Rico) [12, 22]. Puis l’épidémie est arrivée plus au nord, sur les marges subtropicales, où elle n’était pas reparue depuis 1922 (Texas) [3, 10, 11]. Par ailleurs, la dengue poursuit son périple ouest vers le Pakistan, l’Arabie, le Soudan, Djibouti, etc. La DH révélée parmi les troupes de l’opération Restore Hope en Somalie (1992-1993) rappelle les atteintes des soldats américains basés en Asie après la seconde guerre mondiale [23].
En Afrique de l’Ouest, la présence de souches virales est attestée dès 1967 [24]. Des Aedes selvatiques et des singes capturés dans la canopée ont permis leur isolement (Sénégal oriental, Burkina Faso – Bobo Dioulasso...) [25, 26]. Les cas de dengue n’y sont pas inconnus, comme l’illustrent des flambées urbaines notées au Burkina Faso et au Nigéria (1926 ; 1982 à Ouagadougou) [27]. Mais la fièvre se rencontrerait plutôt en milieu rural et les populations présenteraient davantage de formes cliniques atténuées [6, 24].

Énigmes de la dengue

Une relation entre les formes graves et la réponse en anticorps anti-dengue, lors d’infection secondaire, correspondrait à une théorie étiopathogénique d’ordre immunologique [3, 11]. Selon cette hypothèse, difficile à vérifier, la défaillance du système immunitaire de jeunes africains dénutris, résidents des quartiers populaires, éviterait l’apparition de formes cliniques graves (si elles étaient effectivement en corrélation avec un degré d’immunité performant - action facilitatrice). Les études virologiques montrent que tous les types de souches et de séquences d’intervention dans les réinfections n’aboutissent pas à la même forme clinique [11, 28]. L’inoculation de DEN-2 est souvent mise en cause dans la survenue de DH après une primo-infection due à un autre sérotype DEN-1, DEN-3 ou DEN-4. Nonobstant, les infections successives impliquant différents sérotypes sur un intervalle relativement long – cinq ans ou davantage – ne produisent pas toujours des cas graves. L’infection primaire, suivie d’une infection secondaire dans des régions tropicales autres que le Sud-Est asiatique présentant une endémicité due à plusieurs sérotypes, y compris au DEN-2, ne donnent pas forcément des formes graves (certaines épidémies indiennes, Nigéria, Porto Rico) [3, 22]. Toutefois, les formes graves prennent de l’expansion et d’autres régions sont à présent touchées par des flambées d’amplitude élevée (Inde, Cuba). Au Mexique, la souche DEN-3 est incriminée dans la forme grave [29]. Des remarques d’intérêt peuvent porter sur la répartition par âge des atteintes car le profil des groupes-cibles varie selon les régions [8, 11].

Conclusion : synthèse épidémio-géographique du phénomène

La situation actuelle met en exergue une propagation rapide de l’arbovirose, et des questions non élucidées de la forme grave. Les anciens foyers endémiques d’Asie du Sud-Est ont acquis une facette symptomatique menaçante, essentiellement en zone urbaine, qui réapparaît quand le faciès urbanistique favorise la reproduction des Aedes (1954, décennie 1960...) [4, 30]. Peu après, au gré d’échanges et de déplacements de populations, s’est mis en œuvre le même processus, aboutissant à une dengue sévère dans une autre aire touchant plusieurs îles (décennies 1960-1970...) [20, 21]. Durant la même période, a eu lieu une percée sporadique, avec peu de formes graves dans un premier temps, aux Antilles et dans quelques États d’Amérique tropicale [6, 12]. Ensuite, ces secteurs ont vu s’accentuer la fréquence de la dengue avec des bouffées épidémiques plus préoccupantes, pouvant atteindre des milliers de personnes et incluant de nombreux cas de DH et DSC (décennies 1980-1990...) [10, 11]. Une prédominance dans les grandes agglomérations et une nette saisonnalité des flambées liée à l’accroissement du nombre de biotopes à vecteurs s’y observent. Les épidémies « asiatiques » et les épidémies « latino-américaines » présentent des différences. Dans la première région, les DH sont observées quasi exclusivement chez les enfants ; dans l’autre, elles concernent autant les adultes que les sujets jeunes (à Cuba, 65 % des DH atteignaient des sujets de plus de 15 ans [8] ; un tiers des victimes au Venezuela étaient des adultes [12]). La transformation épidémiologique et clinique de cette arbovirose, établie sur quelques décennies, a été brutale ou progressive selon le secteur géographique. Les schémas de base (secteurs géographiques de pérennisation/expression endémique ; zones de récente (ré)implantation/mode épidémique) demeurent une interprétation valable pour certains secteurs. En outre, la dengue semble devenue plus complexe dans ses combinaisons factorielles, qui la font évoluer vers une modalité endémo-épidémique dans les zones où la modalité épidémiologique courante était l’endémie (Thaïlande). Ses territoires d’expressions se sont multipliés, forgeant une aire épidémiogène beaucoup plus vaste et témoignant de nuances épidémiologiques.
Des relais de transmission établis par différents vecteurs Aedes d’un milieu à un autre, dotés de caractéristiques paysagères variées à risques, demeurent plausibles, notamment au regard d’un cycle sauvage suspecté [4, 30]. Dans quel sens ont évolué les phénomènes de diffusion ? De la zone forestière berceau de foyers infectieux vers la ville, en passant par divers espaces intermédiaires ruraux, ou bien de la grande cité vers les villages, non loin de la forêt ? Les deux mouvements semblent attestés. Les densités humaines, comme les densités vectorielles, favorisent la transmission sur fond de paysages porteurs de risques (environnement) et au gré de relations spécifiques à l’espace (comportements) générant de possibles cycles infrasaisonniers (figure 3). Ae. aegypti n’est pas un excellent vecteur mais son abondance en milieu urbain tropical traduit son rôle notoire. L’expansion de la dengue est aussi associée à Ae. albopictus, qui apprécie les gîtes anthropiques tels que les pneus. Ce colonisateur originaire d’Asie, pourvu d’une grande plasticité bioécologique et adepte de l’anthropophilie, est impliqué dans les processus de diffusion, à la fois localement et sur de grandes distances (exportation par voies aériennes) [3, 5, 30]. Sa présence n’implique pas obligatoirement l’introduction de la dengue (Madagascar en est exempte). Ce vecteur s’est aussi implanté en Méditerranée (sud de l’Italie, Albanie) où des souches de dengue ont été observées [10]. Plusieurs études (paysages épidémiologiques, perception des risques, choix des recours, etc.) gardent une utilité dans la construction de résolutions adaptées aux milieux d’expression et aux zones de propagation de la dengue. L’OMS préconise des plans de lutte anti-dengue ajustés à ces particularités, avec sensibilisation et actions communautaires.

Références

1. Mechali D, Coulaud JP. Connaissez-vous la dengue ? Gaz Med 1987 ; 94 : 47-51.

2. Chastel C. Histoire des virus de la variole au sida. Paris : ed. Boubée, 1992 : 233-51.

3. Tolou H, Baudon D, Laroche M. Actualité des infections à virus dengue : aspects épidémiologiques et pathogéniques. Med Trop 1997 ; 57 : 71-6.

4. Nguyen Tang AM, Do Quang HA, Nguyen Trong LAN. Dengue hémorragique, In : Nguyen Tang AM, ed. Epidémiologie tropicale. Paris : ed. ACCT, 1990 : 367-93.

5. Organisation mondiale de la santé (OMS). Une stratégie mondiale de prévention de la dengue. Forum mondial santé 1995 ; 16 : 473-4.

6. Organisation mondiale de la santé (OMS). Dengue haemorragic fever: diagnosis, treatment and control. Geneva : World Health Organisation, 2001 ; 92 p.

7. Guzman MG, Kouri GP, Bravo J, et al. Dengue haemorrgic fever in Cuba – II. Clinical investigation. Trans R. Soc Trop Med and Hyg 1984 ; 78 : 239-41.

8. Kouri GP, Guzman MG, Bravo JR, Triana C. Dengue haemorrhagic fever/dengue shock syndrome: lessons from the cuban epidemic - 1981. Bull WHO 1989 ; 67 : 375-80.

9. Zigas V, Doherty RL. An outbreak of dengue in the Rabaul community. PNG Med J 1973 ; 16 : 42-5.

10. Organisation mondiale de la santé (OMS). Lutte contre la dengue. WER 2002 ; 77 : 41-8.

11. Halstead SB. Dengue hémorragique : problème de santé publique. Bull WHO 1980 ; 58 : 375-97.

12. Organisation mondiale de la santé (OMS). Dengue et DH dans les Amériques. WER/REH 1997 ; 17 : 122-3.

13. Winter PE, Tuill TM, Udomsakdi S, Gould D, Natapanich S, Russell PK. An insular outbreak of dengue hemorrhagic fever – I. Epidemilogical observations. Am J of Trop Med and Hyg 1968 ; 17 : 590-9.

14. Quintos FN, Lim L, Juliano L, Reyes A, Lacson P. Hemorrhagic fever observed among children in Philippines. Philippines J Pediat 1954 ; 3 : 1-9.

15. Sangkawibha N. Viral diseases in Thailand : a national overview. In : MC Kenzie JS, ed. Viral diseases in southeast Asia and the western Pacificic. New York : Academic Press, 1982 : 217-23.

16. Balaya S, et al. Investigation of an outbreak of dengue in Delhi in 1967. Indien J of Med Research 1969 ; 57 : 767-74.

17. Metselaar D, Grainder CR, i KG, et al. An outbreak of type 2 dengue fever in the Seychelles, probably transmitted by Aedes albopictus. Bull WHO, 1980 ; 58 : 937-43.

18. Kles V, Michault A, Rodhain F. Enquête sérologique concernant les arboviroses à Flaviviridae sur l’île de la Réunion 1971/1989. Bull Soc Path Exot 1994 ; 87 : 71-6.

19. Barnes WJS, Rosen L. Fatal hemorragic disease and shock associeted with primary dengue infection in pacific island. Am J of Trop Med and Hyg 1974 ; 23 : 495-506.

20. Lyon F. Épidémiologie de la dengue dans la région du Pacifique sud. Paris : Faculté Necker, Thèse de médecine 1980 ; 160 p.

21. Gubler DJ, Suharyono W, Lubis I, Eram S, Saroso JS. Epidemic dengue hemorrhagic fever in rural Indonesia – I. Virological and épidemiological fever studies. Amer J Trop Med and Hyg 1979 ; 28 : 701-10.

22. Von Allem SD, et al. Epidemic fever dengue in Puerto Rico, 1977: a cost analysis. Amer J Trop Med and Hyg 1977 ; 28 : 1040-4.

23. Sharp TW, Wallace MR, Hayes CG, et al. Dengue fever in US troups during operation restore hope Somalia 1992-1993. Am J Trop Med and Hyg 1995 ; 53 : 89-94.

24. Gubler DS, Sather GE, Kuno G, Cabral JR. Dengue 3 virus transmission in Africa. Am J Trop Med Hyg 1986 ; 35 : 1280-4

25. Cornet M, Saluzzo JF, Hervy JP, et al. Dengue 2 au Sénégal oriental, une poussée épizootique en milieu selvatique, isolement du virus à partir de moustiques et d’un singe et considérations épidémiologiques. Cahiers Orstom, Ser Ent Med Parasitiol 1984 ; 22 : 313-21.

26. Hervy JP, Legros F, Roche JC, Monteny N, Diaco B. Circulation du virus dengue II dans plusieurs milieux boisés des savanes soudaniennes de la région de Bobo Dioulasso (Burkina Faso). Cah Orstom, sér Ent Med Parasitol 1984 ; 22 : 135 -43.

27. Gonzalez JP, du Saussay C, Gautun JC, Mc Cornic JB, Mouchet J. La dengue au Burkina Faso (ex Haute-Volta) : épidémies saisonnières en milieu urbain à Ouagadougou. Bull Soc Path Ext 1985 ; 78 : 7-14.

28. Rosen L. Disease exacerbation caused by sequential dengue infections: myth or reality? Rev Infect Dis 1989 ; 11 : 5840-2.

29. Monteny N, Navarro JL, Mata G, et al. Dengue-3 urban outbreak in arid zone: Sonora-Mexico. Amer J Trop Med and Hyg (à paraître).

30. Monath TP. Dengue the risk to developped ad developing countries. Proc Natl Acad Sci USA 1994 ; 91 : 2395-400.


 

Qui sommes-nous ? - Contactez-nous - Conditions d'utilisation - Paiement sécurisé
Actualités - Les congrès
Copyright © 2007 John Libbey Eurotext - Tous droits réservés
[ Informations légales - Powered by Dolomède ]