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Hydatidose péritonéale. A propos de 25 cas marocains


Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé . Volume 10, Numéro 4, 255-60, Juillet - Août 2000, Etudes originales

Article gratuit   Summary  

Auteur(s) : M. Daali, R. Hssaida, M. Zoubir, A. Hda, A. Hajji

Résumé : Ce travail consiste en une étude rétrospective d’une série de 25 cas d’échinococcose péritonéale. La fréquence est de 6,91 %, le sex ratio H/F est de 2/1 et l’âge moyen des patients est de 31,8 ans. Sur le plan étiopathogénique, nous constatons que l’échinococcose péritonéale est le plus souvent secondaire à la rupture ou à la fissuration discrète des kystes hydatiques hépatiques (84 % des cas) plus rarement spléniques (4 % des cas). La symptomatologie est dominée par des douleurs abdominales atypiques et les masses abdominales. Radiologiquement, l’échographie demeure la méthode de choix dans l’exploration et le bilan des kystes hydatiques intra-abdominaux. Elle a été pratiquée vingt fois dans notre série et a été concluante pour le diagnostic de la maladie hydatique dans 95 % des cas. La fiabilité de la tomodensitométrie pour le diagnostic topographique est de l’ordre de 90 %. Sur le plan biologique, la sérologie pratiquée chez les 5 derniers malades était toujours négative. La conduite du traitement chirurgical est fonction de la localisation et du nombre des kystes hydatiques, ainsi que de l’état général du patient. Le traitement est une kystectomie totale chez 10 malades, une périkystectomie totale 9 fois et une résection du dôme saillant chez 6 autres, tous situés dans le Douglas. Le traitement médical à base d’albendazole n’a été essayé chez aucun des malades. La mortalité est nulle et la morbidité est de 20 % liée surtout de localisation hépatique ; de plus, on a noté une occlusion du grêle par une vésicule fille omise, deux abcédations de la cavité résiduelle ponctionnées, une pleurésie et un syndrome fébrile inexpliqué. Aucune récidive n’a été observée, avec un recul de 1 à 5 ans.

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