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Le déficit en vitamine A : aspects épidémiologiques et méthodes de contrôle


Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé . Volume 7, Numéro 5, 309, Septembre-Octobre 1997, Point de vue

Summary  

Auteur(s) : M. Ag Bendech, D.J.M. Malvy, M. Chauliac

Résumé : La vitamine A est apportée par les produits d’origine animale, en particulier le foie, les abats, le lait et les oeufs, ou indirectement par certains aliments végétaux (les feuilles vertes, les fruits et légumes et les tubercules à chair jaune) sous forme de caroténoïdes transformés par l’organisme en vitamine A. La carence en vitamine A, associée à des modes de consommation alimentaire monotones et restreints, constitue un grave problème de santé publique à l’échelle de la planète. Elle est la principale cause de cécité infantile dans le monde, mais aussi une cause importante de mortalité des jeunes enfants. Les méthodes d’évaluation du statut en vitamine A sont difficiles à conduire et à interpréter sur le terrain. Le choix de ces méthodes doit tenir compte du contexte épidémiologique des zones concernées et de l’objectif de l’enquête (étude de base, recherche, évaluation). Il existe trois principales méthodes de prévention de la carence en vitamine A : la supplémentation de type médicamenteux, l’enrichissement des aliments et la modification des comportements alimentaires en termes d’amélioration de la production et de la consommation des aliments riches en vitamine A. À moyen et à long terme, l’enrichissement des aliments et le changement de comportement vis-à-vis de l’accès aux aliments riches en vitamine A, y compris les produits animaux, pourraient être les mesures d’intervention associées aux meilleurs résultats.

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