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Évaluation de la qualité de l’air intérieur au regard d’un éventuel phénomène d’intrusion de vapeur : cas des anciennes usines à gaz


Environnement, Risques & Santé. Volume 11, Numéro 2, 110-9, Mars-Avril 2012, Articles originaux

Article gratuit   Summary  

Auteur(s) : Antoine Rames, Gaëlle Guillossou, Sylvaine Ronga-Pezeret, Corinne Hulot

Résumé : La qualité de l’air intérieur (QAI) de bâtiments sur des sites dont les sols et/ou les eaux souterraines sont pollués par des composés volatils ou semi-volatils peut être dégradée par d’éventuelles remontées de vapeurs en provenance de ces milieux environnementaux. Dans le cas des sites d’anciennes usines à gaz (AUG), les composés jugés concernés sont les BTEX (benzène, toluène, éthylbenzène, xylènes), 8 des 16 hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) classiquement étudiés, ainsi que le phénol et l’acide cyanhydrique dans une moindre mesure. Face à la plausibilité du phénomène d’intrusion de vapeur (IV), et conformément aux actuelles recommandations du ministère de l’Écologie, des mesures de qualité de l’air intérieur – et extérieur, à des fins d’informations complémentaires – ont été réalisées sur un panel de 14 sites d’AUG reconvertis en sites tertiaires, à deux reprises (hiver/été 2010) et à l’aide de plusieurs dispositifs d’échantillonnage d’air en parallèle (Summa® Canister, Gore® Modules, pompes à air couplées à diverses matrices de type XAD2, gel de silice, etc.). Le phénol et l’acide cyanhydrique n’ont jamais été quantifiés (limites de quantification comprises entre 0,12 et 2,00 μg/m 3). Les BTEX et les HAP ont été retrouvés de manière ubiquiste (de l’ordre du μg/m 3 à la dizaine de μg/m 3 pour les BTEX et le naphtalène, et du ng/m 3, voire dizaine de ng/m 3, pour les HAP autres que le naphtalène) sur les 14 sites d’étude et sur 2 sites « témoins », quel que soit le lieu de prélèvement d’air (bureaux, sous-sol ou vide sanitaire, extérieur). Les teneurs (maximales considérées) ne permettent néanmoins pas d’affirmer que l’air intérieur est dégradé au sens de la méthodologie nationale de gestion des sites et sols potentiellement pollués. Ainsi, aucun excès de risque sanitaire lié à l’exposition à un éventuel phénomène d’intrusion de vapeur – ne pouvant être exclu par ailleurs, du fait du caractère ubiquiste de certains composés – n’est à prévoir pour les occupants des sites.

Mots-clés : exposition environnementale, pollution de l’air ambiant intérieur, surveillance environnementale

 

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