ARTICLE
ers.2012.0521
Auteur(s) : Antoine Rames1
antoine.rames@edf.fr,
Gaëlle Guillossou2 gaelle.guillossou@edf.fr,
Sylvaine Ronga-Pezeret2 sylvaine.ronga@edf.fr, Corinne
Hulot3 corinne.hulot@ineris.fr
1 EDF-DIG
20, place de la Défense
92050 Paris La Défense
France
2 EDF
Service des études médicales
45, rue Kléber
92300 Levallois-Perret
France
3 Ineris
Direction des risques chroniques
Parc technologique Alata
60550 Verneuil-en-Halatte
France
Tirés à part : A. Rames
Les usines à gaz ont contribué au développement industriel de la
France au cours du xixe siècle et de la première
moitié du xxe siècle. Elles ont notamment permis de
faire face aux demandes croissantes en énergie de la part des
industriels et des particuliers à des fins de chauffage et
d’éclairage. En 1951, la découverte du gisement de gaz naturel de
Lacq a conduit à l’arrêt échelonné de ces usines de manufacture du
gaz à partir du charbon. Les installations de production de ces
usines ont alors été démantelées, laissant parfois des
infrastructures souterraines et/ou des sous-produits (goudron de
houille, eaux de process, matières épurantes usagées, etc.) plus ou
moins confinés dans les sols. Ce sont aujourd’hui des sites
d’anciennes usines à gaz (AUG). Reconvertis pour certains en zone
tertiaire, il semble que la qualité de l’air intérieur (QAI) des
bâtiments de ces sites puisse être dégradée par d’éventuelles
remontées de vapeurs de composés volatils et/ou semi-volatils en
provenance du sous-sol, phénomène communément appelé
« intrusion de vapeurs » (IV). De manière chronique, des
atteintes à la santé des employés – devant être considérés
avec les mêmes précautions que la population générale –
peuvent ainsi être suspectées.
Face à cette problématique, il s’agit dans un premier temps
d’étudier les caractéristiques physico-chimiques et toxicologiques
des composés possiblement présents dans les milieux
environnementaux du fait du passé industriel des sites. Lorsqu’une
volatilisation de ces composés, notamment dans l’air intérieur, ne
peut être exclue, il est alors recommandé de conduire des
investigations complémentaires. La mesure directe dans l’air
intérieur doit alors être privilégiée par rapport à la prédiction
par les modèles de transfert existants [1]. Néanmoins, hors
problématique de pollution de sols, il existe de multiples facteurs
d’immissions de composés volatils dans l’air intérieur. Pour les
composés ubiquistes dans l’air, les mesures de QAI n’ont donc pas
pour objectif de confirmer ou d’exclure un phénomène d’IV mais bien
d’en étudier les éventuelles conséquences néfastes pour la santé
des occupants. Dans cette optique la méthodologie nationale de
l’interprétation de l’état des milieux (IEM) – spécifique au
domaine des sites et sols pollués (SSP) – peut être utilisée
afin de statuer sur la compatibilité du milieu d’exposition à son
usage fixé en comparant notamment les niveaux d’exposition des
personnes concernées (et donc indirectement les niveaux de risques
sanitaires) par rapport à ceux de la population générale
française.
Cet article ne traite que du cas d’employés du tertiaire dont
les bureaux se situent aujourd’hui sur des sites d’AUG.
Méthode
Sélection des substances d’intérêt
Les substances d’intérêt retenues sont traceuses de l’activité
des usines à gaz et ont été choisies parce que jugées comme
« suffisamment volatiles » (pression de vapeur
≥ 0,01 kPa à 293,15 K ou point d’ébullition ≤ 300 °C
à 101 kPa ou encore, constante de Henry ≥ 1.10-5
atm-m3/mole) et comme « suffisamment
toxiques » pour engendrer des vapeurs capables d’induire un
excès de risques sanitaires « inacceptable » de manière
chronique par inhalation par les occupants. Les composés dont la
concentration de vapeur maximale dans les sols est susceptible
d’engendrer un quotient de danger (QD) supérieur à 0,2 ou un
excès de risque individuel (ERI) supérieur à 1.10-6 ont
été retenus, soit des seuils plus précautionneux d’un facteur 10
vis-à-vis des effets cancérigènes et 5 vis-à-vis des effets non
cancérigènes (par rapport aux seuils généralement utilisés en EQRS)
afin de tenir compte de l’additivité des risques liés à
l’exposition simultanée à plusieurs substances. Il s’agit ainsi des
hydrocarbures mono-aromatiques (benzène, toluène, éthylbenzène et
xylènes ou BTEX) et de 8 composés de la famille des
hydrocarbures aromatiques polycycliques ou HAP (acénaphtène,
acénaphtylène, anthracène, fluoranthène, fluorène, naphtalène,
phénanthrène et pyrène), constituants majeurs du goudron de houille
(principal sous-produit des usines à gaz). Cette sélection de
substances a suivi une méthodologie utilisée par l’Agence de
protection de l’environnement des États-Unis d’Amérique (US EPA)
[2] et est, in fine, similaire avec celle réalisée à
l’occasion d’une étude réalisée en 1999 sur le site d’AUG d’Athens
(Géorgie, USA) [3]. Le phénol (également présent dans le goudron de
houille) et enfin l’acide cyanhydrique dont la présence pourrait
être suspectée en cas de décomplexation des ferrocyanures ferriques
(constituant des matières épurantes, second sous-produit
d’importance des usines à gaz) ont également été étudiés par mesure
de précaution. Au regard de la sélection réalisée, tous ces
composés peuvent théoriquement engendrer des excès de
risques sanitaires illustrés par des QD et/ou ERI largement
« inacceptables » dans le cadre de la méthodologie de
gestion retenue. Rappelons néanmoins que ce constat, basé sur des
hypothèses extrêmement majorantes ne tient compte ni de la réalité
de telles concentrations dans les gaz des sols des sites d’AUG, ni
de la dilution des éventuelles vapeurs lors de leur transfert,
voire de l’inhibition de ce transfert supposé par une quelconque
barrière physique.
Sites d’études
Un panel de 14 sites répartis sur toute la France et a
priori représentatif des sites d’AUG reconvertis en sites
tertiaires, a été examiné. Ce panel regroupe des sites divers tant
du point de vue de la typologie des actuels bâtiments (avec ou sans
sous-sol ou vide sanitaire, ventilés naturellement ou
mécaniquement, etc.), que de la profondeur des eaux souterraines
(toit des nappes allant de - 1,2 à - 9,9 m NGF selon les sites
justifiant l’installation de piézomètres), ou encore de la qualité
des milieux environnementaux au regard des activités gazières
passées. Les diagnostics environnementaux disponibles de ces sites
mettent en évidence des BTEX dans les sols à l’état de traces
jusqu’à plusieurs centaines de mg/kg de manière exceptionnelle dans
des zones où l’extraction n’est techniquement pas réalisable
(max : 651 mg/kg) ou dans des sols profonds à distance de
bâtiments occupés (max : 1 600 mg/kg). Fréquemment
quantifiés dans les eaux souterraines, les BTEX peuvent
occasionnellement atteindre, selon les campagnes de prélèvement
(parfois hétérogènes, tant sur les périodes de prélèvement que sur
les pratiques) des teneurs de plusieurs centaines de μg/L
(max : 1 344 μg/L). Les HAP, et dans une moindre mesure
le naphtalène, sont classiquement présents dans les sols à des
concentrations pouvant atteindre 500 mg/kg. Lorsque des cuves
sont suspectées ou inaccessibles, des teneurs de l’ordre de celles
retrouvées dans du goudron pur (dizaine de milliers de mg/kg)
peuvent être pressenties. Les eaux souterraines présentent en
revanche des concentrations nettement inférieures, allant de traces
de HAP à une dizaine de μg/L à l’exception d’un site
(max : 338 μg/L). Quant au phénol, il est majoritairement
présent à l’état de traces dans les sols (à une exception :
200 mg/kg) et non retrouvé dans les eaux souterraines. Enfin,
les cyanures libres sont présents à l’état de traces, à près de
500 mg/kg dans les sols et 35 μg/L dans les eaux
souterraines de certains sites. Malgré la réalisation de travaux de
réhabilitation des sols, des incertitudes persistent parfois sur
l’étendue de certaines pollutions sous les actuels bâtiments des
sites.
À des fins de comparaison, deux sites qualifiés de
« témoins » et présentant des usages tertiaires
similaires aux précédents ont été inclus au périmètre des
investigations. Un premier n’ayant jamais hébergé d’activité
industrielle (ancienne friche) et dont les sols ne sont pas
suspectés d’être pollués, et un second ayant hébergé des activités
industrielles autres que celle d’usine à gaz (décuvelage de
transformateur, cabine de peinture et de forge) mais dont les sols
(absence d’eau souterraine) sont dépourvus d’impacts similaires à
ceux potentiellement retrouvés sur des sites d’AUG.
Stratégie d’échantillonnage d’air
La stratégie d’échantillonnage retenue a tenu compte des
objectifs des mesures et de l’aménagement de chacun des sites
d’étude. Les mesures ont donc été réalisées aux « points
d’exposition » des employés (au centre de la pièce et à
hauteur des voies respiratoires) en conditions habituelles
d’occupation. Les lieux de prélèvements d’air ont été définis au
niveau des bureaux au rez-de-chaussée, à proximité des sources de
pollutions, des sols et/ou des eaux souterraines, connues.
Néanmoins, compte tenu de l’hétérogénéité de ces sources et des
difficultés à prévoir leurs conséquences en matière d’IV, autant
que possible, la totalité des bâtiments tertiaires des sites a fait
l’objet d’au moins un prélèvement. Quarante-cinq points de mesures
ont ainsi été prévus dans les bureaux des 14 sites d’étude et
des 2 témoins. Afin de pallier les difficultés
d’interprétation de telles mesures, 16 points de mesures
complémentaires ont été prévus dans les sous-sols ou vides
sanitaires de 10 sites (AUG exclusivement) afin de mettre en
évidence, en cas de remontées de vapeurs en provenance des sols, un
« logique » gradient de concentration, sans présumer de
voie préférentielle de cheminement des vapeurs. D’autres mesures
complémentaires, en extérieur, ont systématiquement été réalisées
en parallèle sur les 16 sites afin d’estimer, autant que
possible, la provenance des composés qui pourraient être mis en
évidence dans l’air intérieur des bureaux. Ces mesures ont été
réalisées de manière identique à deux reprises. Compte tenu du fait
que les conditions météorologiques (température du sol,
différentiel de pression entre l’intérieur des locaux et le sol
sous-jacent, etc.) et leurs conséquences sur les usages des locaux,
peuvent influencer le phénomène d’IV, deux saisons contrastées ont
été retenues : l’hiver (entre le 1er et le
27 mars) et l’été (entre le 14 juin et le 14 août).
Dans tous les cas, les conditions hygrothermiques ainsi que le taux
de dioxyde de carbone dans l’air (dits « paramètres
d’ambiance ») pouvant influencer les résultats des mesures ou
témoigner d’un confinement des locaux [4] ont également été suivis
avant, pendant et après chaque échantillonnage.
D’un point de vue pratique, les points de mesures ont été
définis lors d’une visite de chaque site (ou « enquête in
situ ») ayant pour objectif de recueillir un maximum de
données concernant les locaux et leurs usages afin d’assurer des
mesures représentatives tant spatialement que temporellement.
Pratiquement, ces enquêtes conduites sur la base d’un questionnaire
préparé selon les exigences de la norme XP 43-401 [5] ont été
réalisées préalablement aux premières mesures sur chaque site.
Face à l’absence de consensus relatif au type de dispositif
d’échantillonnage à mettre en œuvre, plusieurs dispositifs (dits
« passifs », « actifs », ou encore
« dynamiques ») ont été déployés au niveau de chaque
point de mesure. Les prélèvements « actifs » ont ainsi
été réalisés à l’aide de cartouches, contenant les matrices
adsorbantes de type résines Amberlite® (type XAD2, formées par un
copolymère de styrène), gels de silice (polymères d’acide silicique
Si(OH)4) ou encore de solutions à base de soude (NaOH)
pour le piégeage respectif des 8 HAP d’intérêt, du phénol, et
de l’acide cyanhydrique. Les dispositifs « dynamiques »,
de type SUMMA® canisters, ont été déployés afin de piéger les BTEX.
Enfin, des dispositifs « passifs », de type Gore®
Modules, ont permis de rechercher en parallèle, les BTEX ainsi que
le naphtalène. La mise en œuvre de différents dispositifs
d’échantillonnage vis-à-vis des BTEX et du naphtalène a permis
d’estimer la fidélité des mesures réalisées. Par ailleurs, les
Gore® Modules ont parfois été dupliqués, voire tripliqués, en un
même lieu d’échantillonnage, afin d’en estimer la répétabilité.
Des durées d’échantillonnage permettant d’obtenir une
représentativité moyenne des expositions des occupants, tout en
respectant les gammes de débit d’air recommandées par les
laboratoires et les limites de quantification souhaitées, ont été
privilégiées (soit, de 24 à 48 heures selon les dispositifs)
[6].
Pour s’assurer que la préparation des dispositifs
d’échantillonnage, ou encore leur transport et conservation en
attente d’analyse, n’engendrent pas de contamination, des
échantillons « blancs » (dispositifs d’échantillonnage
non exposés à l’air du site d’étude mais ayant subi les mêmes
conditions de préparation et de transport que les dispositifs
exposés) ont été réalisés sur chaque site et pour chaque type de
dispositif à l’exception des canisters pour lesquels un contrôle
visuel de la pression dans le dispositif est réalisé.
Modalité d’interprétation des résultats de mesures
La méthodologie de l’interprétation de l’état des milieux (IEM)
est issue de la politique nationale de gestion des SSP définie en
2007 par le ministère de l’Écologie. Le milieu d’exposition
suspecté (ici, air intérieur) est ainsi jugé « compatible à
son usage » dès lors que les teneurs mises en évidence ne
dépassent pas :
- –. les teneurs dans un environnement local témoin, en
cohérence avec celles de la littérature du domaine, française de
préférence et hors problématique de pollution du sous-sol. Les
investigations conduites ici sur les deux sites témoins ou encore
celles réalisées en extérieur sur les sites d’AUG ne permettant pas
de définir un environnement local témoin pertinent, les données
issues de référentiels de qualité de l’air dont celles de
l’Observatoire de qualité de l’air intérieur (OQAI) français [7]
ont été privilégiées ;
- –. si existantes, les valeurs de gestion réglementaires
spécifiques au milieu étudié. Au regard des substances recherchées,
seules des valeurs guides pour la qualité de l’air intérieur
étaient disponibles à la date d’étude.
En cas de dépassement des concentrations de l’environnement
local témoin et en l’absence des valeurs précitées, des intervalles
de gestion des risques (sanitaires) définis par l’outil IEM,
permettent une interprétation des résultats de mesures en réalisant
une évaluation quantitative des risques sanitaires (EQRS)
simplifiée, spécifique du scénario et d’une voie d’exposition,
ainsi que de la substance concernée. Selon les intervalles de
gestion des risques proposés dans l’IEM, le milieu est jugé
compatible lorsque les bornes inférieures des intervalles de QD
(0,2) et d’ERI (1.10−6) sont respectées. Afin d’éviter
la réalisation de calculs pour chacun des résultats de mesures le
nécessitant, les concentrations d’exposition maximales d’un milieu
air intérieur « compatible » selon l’IEM ont été
calculées afin de s’y comparer.
Le tableau 1 recense, selon cette
démarche, les valeurs d’interprétation retenues pour chacun des
composés d’intérêt.
Tableau 1 Valeurs d’interprétation des résultats
retenus.
Values chosen for interpretation of results.
| Composé |
Valeurs retenues pour
l’interprétation des résultats |
| Concentration μg/m3 |
Source
(consultation des bases de données : janvier-septembre
2010) |
| Benzène |
5 |
Valeur repère (HCSP).
Il est prévu une diminution progressive de cette valeur à partir de
2012 pour atteindre 2 μg/m3 en 2015. |
| Toluène |
12,2 - 82,9 |
Valeurs de bruits de fond (percentile
50 - percentile 95) issues de la campagne nationale
« logement » de l’OQAI (Kirchner S. et al,
2007) |
| Éthylbenzène |
2,3 - 15 |
| Xylènes |
7,9 - 54,3 |
| Naphtalène |
10 |
VGAI relative aux effets non cancérigènes (seule
proposée) pour une exposition à long terme (Anses) |
| Acénaphtylène |
10,6 |
Concentrations maximales respectant la
borne basse de l’intervalle de gestion des risques selon l’IEM
soit :
- un QD de 0,2 pour le phénol et l’acide cyanhydrique (VTR à seuil
respectives issues de l’OEHHA et de l’USEPA) ;
- ou un ERI de 1.10-6 pour les HAP (en considérant la
VTR sans seuil du benzo(a)pyrène de l’OEHHA et les facteurs
d’équivalence toxique de l’Ineris [8]). |
| Acénaphtène |
10,6 |
| Fluorène |
10,6 |
| Phénanthrène |
10,6 |
| Anthracène |
1,06 |
| Fluoranthène |
10,6 |
| Pyrène |
10,6 |
| Phénol |
200 |
| Ac. cyanhydrique |
3 |
HCSP : Haut comité de santé publique ; OQAI :
Observatoire de la qualité de l’air intérieur ; VGAI :
valeur guide pour la qualité de l’air intérieur ; Anses :
Agence nationale de sécurité sanitaire ; IEM :
interprétation de l’état des milieux ; QD : quotient de
danger ; ERI : excès de risque individuel ;
VTR : valeur toxicologique de référence ; OEHHA :
Office of Environmental Health Hazard Assessment (
www.oehha.ca.gov/risk/ChemicalDB) ; USEPA : United
States Environmental Protection Agency (
www.epa.gov/iris) ; Ineris : Institut national de
l’environnement industriel et des risques.
VGAI: indoor air quality guideline values; ERI: excess
individual risk.
Note : à défaut de valeur réglementaire stricto sensu,
et de par la notoriété des organismes ayant défini les valeurs
repères et valeurs guides Air Intérieur présentées ci-dessus,
celles-ci ont été retenues en priorité.
Note: in the absence of regulatory values in the strict
sense of the term, and based on the reputation of the organisations
that defined the Indoor air reference values and guideline values
presented above, these were selected in priority.
Résultats
Échantillons « blancs »
Parmi tous les échantillons « blancs » réalisés lors
des campagnes de mesures hivernales et estivales (au total, 55 sur
support actif et 31 sur support passif), seuls 8 ont révélé des
traces de composés d’intérêt, dont seulement 2 excèdent les limites
de quantification analytique (0,03 μg/support pour des limites
de quantification de 0,01 μg/support). Au vu de ces résultats,
il a été admis que la préparation, le transport et l’éventuelle
conservation des échantillons n’ont pas eu d’influence sur les
résultats des analyses.
Paramètres d’ambiance
Les teneurs moyennes en dioxyde de carbone mesurées dans les
bureaux à l’aide d’un analyseur portatif à capteur infrarouge, à
l’occasion des deux campagnes de mesures, ne dépassent pas les
seuils de 1 000 ou 1 300 ppm, témoignant indirectement d’un
respect des débits minimaux de renouvellement d’air réglementaires.
Par ailleurs, la température et l’humidité relative respectent les
conditions de confort hygrothermique. Ainsi aucun de ces paramètres
d’ambiance n’a donc été suspecté de pouvoir biaiser
significativement les résultats de mesures.
Estimation de la fidélité et de la répétabilité des
mesures
À l’occasion des campagnes hivernale et estivale, et tous lieux
confondus, respectivement 64 et 68 mesures de BTEX ont été
réalisées en parallèle à l’aide des SUMMA® canisters et des Gore®
Modules. Les pourcentages de différence relatifs (PDR) calculés
pour chacun des couples de résultats – uniquement lorsque
les deux mesures ont quantifié le composé concerné –
varient, en moyenne, de 35 à 100 % (équivalent, à titre
indicatif, à un triplement d’une concentration par rapport à
l’autre).
En parallèle, les duplicats et triplicats de Gore® Modules mis
en œuvre ont permis d’estimer la répétabilité des mesures réalisées
à l’aide d’un tel dispositif. De manière identique, les PDR moyens
calculés varient ainsi de 5 à 15 % selon les composés (BTEX et
naphtalène) et les campagnes.
Concentrations des composés d’intérêt dans l’air intérieur et
extérieur
Le tableau 2 synthétise les résultats
des deux campagnes de mesures. Ces derniers apparaissent
cohérents : une absence de quantification du phénol et de
l’acide cyanhydrique (limites de quantification comprises entre
0,12 et 2,00 μg/m3) et une présence ubiquiste des
BTEX et dans une moindre mesure des HAP. Globalement, les ordres
de grandeurs des concentrations de chaque composé retrouvé à
l’occasion des deux campagnes de mesures sont similaires (de
l’ordre du μg/m3 pour le benzène, l’éthylbenzène, le
naphtalène, jusqu’à la dizaine de μg/m3 pour le toluène
et les xylènes, et enfin de l’ordre du ng/m3, voire
dizaine de ng/m3, pour les HAP autres que le
naphtalène). Par ailleurs, il ressort de ces mesures que la QAI
dans les bureaux de tous les sites d’AUG étudiés est relativement
uniforme, notamment vis-à-vis des principaux traceurs des activités
gazières passées, comme peuvent l’être le benzène ou le naphtalène.
D’autres composés, comme le toluène et les xylènes, par ailleurs
plus fréquemment quantifiés, peuvent présenter des écarts types
plus importants (figure 1).
Tableau 2 Concentrations maximales, médianes et moyennes
(en μg/m3) dans les bureaux et en extérieur des sites
d’AUG et des sites témoins lors de la campagne hivernale (H) et
estivale (E).
Maximum, median, and mean concentrations (in μg/m3) in offices
and outdoors at MGP and control sites during the winter (H) and
summer (E) measurement campaigns.
|
|
| Composés mono-aromatiques |
Hydrocarbures aromatiques
polycycliques |
Phénol |
HCN |
| Résultats de mesures |
Benzène |
Toluène |
Éthylbenzène |
Xylènes |
Naphtalène |
AcN |
Acé |
Flu |
Phé |
Ant |
FlT |
Pyr |
|
|
| Pass. |
Dyn. |
Pass. |
Dyn. |
Pass. |
Dyn. |
Pass. |
Dyn. |
Pass. |
Actif |
| MAX - AUG - bureaux |
H |
1,24 |
3,80 |
7,57 |
24,00 |
7,64 |
5,80 |
44,63 |
35,2 |
1,25 |
0,85 |
0,010 |
0,040 |
0,030 |
0,050 |
0,030 |
0,010 |
0,02 |
< 2,00 |
< 0,53 |
| E |
< 0,28 |
2,00 |
7,14 |
35,0 |
3,93 |
5,20 |
13,6 |
18,7 |
0,67 |
2,14 |
0,048 |
0,122 |
0,068 |
0,170 |
0,082 |
0,026 |
0,026 |
< 1,69 |
< 0,61 |
| MED - AUG - bureaux |
H |
0,34 |
0,87 |
1,17 |
2,90 |
0,34 |
0,69 |
1,59 |
2,26 |
0,27 |
0,14 |
0,007 |
0,007 |
0,007 |
0,007 |
0,007 |
0,007 |
0,007 |
- |
- |
| E |
- |
0,46 |
0,63 |
2,70 |
0,43 |
0,34 |
0,92 |
0,85 |
0,27 |
0,11 |
0,007 |
0,014 |
0,014 |
0,014 |
0,007 |
0,007 |
0,007 |
- |
- |
| MOY - AUG - bureaux |
H |
0,31 |
1,01 |
1,80 |
5,64 |
0,85 |
0,91 |
3,81 |
3,29 |
0,25 |
0,17 |
0,004 |
0,010 |
0,009 |
0,010 |
0,004 |
0,004 |
0,004 |
- |
- |
| E |
- |
0,57 |
1,01 |
4,68 |
0,49 |
0,95 |
1,74 |
2,15 |
0,23 |
0,20 |
0,008 |
0,023 |
0,016 |
0,026 |
0,007 |
0,004 |
0,004 |
- |
- |
| MAX - AUG - extérieur |
H |
1,37 |
1,40 |
14,13 |
11,0 |
1,90 |
0,99 |
8,74 |
3,03 |
0,53 |
0,29 |
0,010 |
0,020 |
0,010 |
0,040 |
0,010 |
0,010 |
0,02 |
< 1,46 |
< 0,46 |
| E |
0,45 |
1,20 |
2,12 |
8,10 |
1,13 |
4,80 |
4,74 |
5,50 |
0,51 |
0,30 |
0,021 |
0,047 |
0,007 |
0,034 |
0,007 |
0,004 |
0,004 |
< 1,46 |
< 0,28 |
| MED - AUG - extérieur |
H |
0,40 |
0,82 |
1,38 |
2,00 |
0,58 |
0,34 |
2,23 |
1,10 |
0,16 |
0,08 |
0,006 |
0,007 |
0,007 |
0,007 |
0,010 |
0,01 |
0,016 |
- |
- |
| E |
0,37 |
0,40 |
0,45 |
1,00 |
0,33 |
0,22 |
0,85 |
0,64 |
0,50 |
0,05 |
0,021 |
0,007 |
0,007 |
0,007 |
0,007 |
0,007 |
0,007 |
- |
- |
| MOY - AUG - extérieur |
H |
0,61 |
0,81 |
2,19 |
3,52 |
0,67 |
0,41 |
2,93 |
1,24 |
0,17 |
0,11 |
0,004 |
0,007 |
0,006 |
0,009 |
0,004 |
0,004 |
0,005 |
- |
- |
| E |
0,29 |
0,39 |
0,55 |
1,79 |
0,32 |
0,56 |
1,39 |
1,11 |
0,20 |
0,07 |
0,006 |
0,011 |
0,008 |
0,008 |
0,004 |
0,003 |
0,004 |
- |
- |
| MAX - TEM - bureaux |
H |
0,33 |
0,90 |
1,06 |
3,50 |
1,99 |
2,40 |
3,35 |
3,51 |
0,20 |
0,15 |
< 0,003 |
0,012 |
0,012 |
0,012 |
0,003 |
0,003 |
0,003 |
< 1,30 |
< 0,21 |
| E |
< 0,28 |
0,32 |
1,26 |
3,90 |
0,95 |
0,96 |
2,17 |
1,62 |
0,19 |
0,12 |
0,008 |
0,016 |
0,016 |
0,020 |
0,008 |
< 0,004 |
< 0,004 |
< 1,42 |
0,33 |
| MAX -TEM - extérieur |
H |
1,28 |
0,93 |
1,61 |
0,73 |
0,30 |
0,19 |
1,26 |
0,87 |
< 0,07 |
0,07 |
< 0,003 |
< 0,003 |
0,006 |
< 0,003 |
< 0,003 |
< 0,003 |
< 0,003 |
< 1,39 |
< 0,12 |
| E |
0,30 |
0,27 |
1,31 |
0,73 |
0,33 |
0,14 |
1,79 |
0,44 |
0,15 |
< 0,01 |
< 0,004 |
< 0,004 |
0,007 |
0,007 |
0,007 |
< 0,004 |
< 0,004 |
< 1,30 |
< 0,31 |
MAX : concentration maximale ; MED :
concentration médiane ; MOY : concentration
moyenne ; - : non calculé car composé non quantifié.
Pass : dispositif passif (Gore® Module) ;
Dyn : dispositif dynamique (Summa® Canister) ;
Actif : dispositif actif (matrice adsorbante couplée à
une pompe à air).
AcN : acénaphtène ; Acé : acénaphtylène ;
Flu : fluorène ; Phé : phénanthrène ;
Ant : anthracène ; FlT : fluoranthène ;
Pyr : pyrène ; < xx : signifie < limite
de quantification.
MAX: maximum concentration; MED: median concentration; MEAN:
mean concentration; -: Not calculated because compound not
quantified. Pass: passive device (Gore® Module) ; Dyn: Dynamic
device (Summa® Canister); Active: active device (adsorbant matrix
combined with an air pump).
AcN: acenaphthene; Ace: acenaphthylene; Flu: fluorene; Phe:
phenanthrene; Ant: anthracene; FlT: fluoranthene; Pyr: pyrene;
< xx: means: < quantification limit.
Au-delà de cette interprétation générale, il semble qu’une
analyse plus fine des résultats permette de faire ressortir des
tendances majoritaires. Ainsi les composés les plus volatils
semblent davantage quantifiés en période hivernale tandis qu’un
phénomène inverse peut être constaté vis-à-vis des HAP. Cela étant
valable en intérieur comme en extérieur, tant sur les sites d’AUG
que sur les sites témoins, une influence d’un éventuel phénomène
d’IV peut donc être écartée. De même, l’hypothèse d’une désorption
des composés les plus volatils des matrices durant
l’échantillonnage estival peut être écartée puisque le phénomène
est également observable avec les dispositifs de type canisters qui
prélèvent directement un échantillon d’air. Des différences
saisonnières semblables ont pu être retrouvées dans la littérature.
Une exposition au tabac majorée en hiver, où les fenêtres restent
majoritairement fermées, a pu être avancée. Dans le contexte de
sites tertiaires où une interdiction de fumer en intérieur est en
vigueur depuis 1992, cette explication n’apparaît pas complètement
satisfaisante. Concernant les HAP, et selon un raisonnement
similaire, les sources extérieures de ces composés (notamment le
trafic automobile) pourraient être une explication avancée pour
expliquer leur quantification supérieure en été, lorsque les
fenêtres sont plus fréquemment ouvertes. Là encore, il reste
d’importantes incertitudes sur cette justification.
Au regard des résultats des mesures dites
« complémentaires » (figure 2), il en
ressort que les mesures d’air extérieur conduites en parallèle
présentent également des résultats sensiblement équivalents à
ceux constatés dans l’air intérieur, ne laissant ainsi pas présager
de l’existence d’une source supplémentaire d’immission
significative de composés volatils/semi-volatils dans l’air
intérieur des sites d’AUG. En outre, il est admis aujourd’hui que
les composés ont tendance à s’accumuler dans les environnements
clos ou semi-clos alors qu’en extérieur des phénomènes de dilution
et de dispersion sont plus importants.
Des tendances similaires ont été observées au regard des
concentrations maximales (seules considérées ici) des deux uniques
sites témoins, qui par ailleurs sont parfois supérieures aux
concentrations médianes des sites d’intérêt. En revanche, les
concentrations maximales dans les bureaux des sites d’AUG ne sont
pas atteintes dans les bureaux des deux sites témoins (tableau 2). Pour chaque substance, les
concentrations maximales n’ont pas été mises en évidence au niveau
des mêmes lieux d’échantillonnage, ni même sur les mêmes sites
d’AUG. Ces maximums dépendent des substances, même pour une famille
chimique identique, à l’exception des concentrations maximales
d’éthylbenzène et de xylènes qui ont été observées simultanément en
un même point d’échantillonnage lors des mesures hivernales. Il a
en revanche été noté, dans la grande majorité des cas, que les
concentrations maximales sont retrouvées sur des sites où les
teneurs dans l’air extérieur étaient elles-mêmes supérieures à la
valeur médiane des sites d’AUG en extérieur. Ces constats associés
au nombre réduit de sites témoins et à l’absence d’exclusion
d’éventuelles valeurs statistiquement aberrantes, ont conduit à
mettre en perspective, à titre indicatif, les concentrations
médianes des sites AUG avec les concentrations maximales des deux
sites témoins. Le lien entre les concentrations maximales de chaque
composé, retrouvées dans l’air intérieur de différents sites d’AUG,
et un éventuel phénomène d’intrusion de vapeur ne peut être ni mis
en évidence ni exclu.
Enfin, les mesures réalisées occasionnellement dans les
sous-sols ou vides sanitaires des sites n’ont pas révélé de
concentrations significativement supérieures à celles qui sont
retrouvées dans les bureaux et ne permettent donc pas d’établir un
gradient de concentrations « logiquement » attendu en cas
de remontées de vapeurs en provenance du sous-sol.
Interprétation de l’état des milieux « air
intérieur » investigués
Malgré les incertitudes relatives à la représentativité des
concentrations maximales (quel que soit le dispositif de
prélèvement et d’analyse), de manière précautionneuse, celles-ci
ont été comparées aux valeurs d’interprétation de la qualité du
milieu « air intérieur ». Il en résulte qu’aucune
concentration ne dépasse les valeurs d’interprétation. Les milieux
« air intérieur » ne nécessitent donc, selon l’outil IEM,
aucune action particulière et permettent une libre jouissance des
usages constatés sans exposer les populations à des niveaux de
risques excessifs.
Conclusions
Le travail préalable aux investigations décrites dans cet
article a démontré que les bâtiments présents sur des sites d’AUG
restent théoriquement des candidats au phénomène d’intrusion
de vapeurs. Les composés concernés seraient néanmoins
majoritairement des composés ubiquistes dans l’air intérieur et
extérieur français. Il s’agit notamment du benzène, toluène,
éthylbenzène et xylènes (BTEX) dont le trafic urbain reste une
source importante d’immission dans l’air, ainsi que de 8 des
16 HAP classiquement analysés dans l’air (naphtalène,
acénaphtène, acénaphtylène, anthracène, fluoranthène, fluorène,
phénanthrène et pyrène) et pouvant également être issus de tout
processus de combustion incomplète (chauffage urbain, trafic
automobile, etc.). Dans une moindre mesure, l’intrusion de vapeurs
de phénol et d’acide cyanhydrique, respectivement d’une toxicité et
d’une représentativité moindre par rapport aux activités d’usine à
gaz, peut également être suspectée. Les résultats des
investigations démontrent néanmoins que l’air intérieur des sites
d’AUG étudiés n’est pas « dégradé » selon l’outil d’IEM
utilisé. En l’état actuel des connaissances, ce constat plaide donc
en faveur de l’absence d’influence significative du passé gazier
des sites sur leur actuelle qualité de l’air intérieur. Des
investigations similaires ont été menées aux États-Unis au niveau
de 10 sites tertiaires et 26 résidences, sur ou à
proximité de trois sites d’AUG [9] ou encore dans des lotissements
à proximité des AUG de l’État de New York [10]. Après comparaison
des résultats de mesures à des teneurs classiquement retrouvées
dans l’air, ces études ont également conduit les évaluateurs aux
mêmes conclusions.
Discussions et perspectives
De nombreux paramètres, spécifiques à chaque site, régissent
l’éventualité d’un phénomène d’intrusion de vapeur : nature
des sols, caractéristiques du bâti (état de la dalle, ancienneté,
présence de sous-sol ou encore de canalisations souterraines,
etc.), usages des locaux (conditions de chauffage et de
ventilation, activité des occupants, etc.), ou encore conditions
climatiques… Il semble donc important de souligner que les
conclusions de cette étude ne peuvent être extrapolées à tout site
d’AUG reconverti (en bureaux ou autre). Autant que possible, des
études complémentaires incluant une évaluation approfondie et bien
documentée des paramètres précités permettraient d’alimenter les
conclusions de cette étude.
Par ailleurs, l’interprétation des résultats de mesures a été
proportionnée aux objectifs d’étude de la compatibilité du milieu
« air intérieur » des sites. De ce point de vue, les
résultats des mesures apparaissent uniformes. Une comparaison plus
fine des résultats pourrait néanmoins mettre en évidence des
différences saisonnières qu’elles soient ou non relatives à la
présence de composés volatils ou semi-volatils dans les sols et/ou
les eaux souterraines. Bien que certaines publications indiquent la
saison hivernale comme majorante en termes de phénomène d’intrusion
de vapeurs (principalement par transfert par convection) [11], les
présentes mesures ne semblent pas permettre de corroborer ce
point.
De même, bien que les moyens déployés se soient avérés
suffisants au regard de l’objectif d’étude, des différences entre
les résultats apportés par les différents dispositifs
d’échantillonnage d’air mis en œuvre en parallèle, doivent alerter
les opérateurs ainsi que les évaluateurs sur les limites actuelles
des connaissances relatives à la métrologie dans le domaine de la
qualité de l’air intérieur. Dans un contexte de réglementation
naissante de ce domaine, la fidélité, la répétabilité ou encore la
justesse des mesures sont également des axes de réflexion
primordiaux.
Enfin, de manière plus spécifique au domaine des sites et sols
pollués, il est à rappeler que les mesures de qualité de l’air
intérieur ne permettent pas d’étudier spécifiquement l’intrusion de
vapeurs lorsque les composés concernés sont ubiquistes. Le recours
à des mesures de gaz du sol, réalisées dans les règles de l’art,
et/ou à des outils de modélisation peut être une issue
complémentaire favorable à ce type d’étude.
Remerciements et autres mentions
Financement : aucun ; conflits
d’intérêts : aucun
Références
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la qualité de l’air ambiant intérieur en relation avec une
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volatiles et semi-volatiles. Rapport d’étude
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2004.
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Monit Assess 2001 ; 68 : 137-152.
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dans deux écoles primaires – rapport final. Paris : CSTB ;
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5. Afnor. Qualité de l’air - Audit de la qualité de
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bureaux et locaux similaires. Norme AFNOR XP 43-401. La Plaine
Saint-Denis : Afnor, 1998.
6. Afnor. Qualité de l’air - Stratégie
d’échantillonnage des polluants chimiques de l’atmosphère
intérieure des locaux – Recommandations. Norme AFNOR XP 43-402.
La Plaine Saint-Denis : Afnor, 1995.
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dans les logements français – rapport final. Paris :
CSTB ; OQAI, 2006 – MAJ 05/2007.
8. Doornaert B, Pichard A, Gillet C. Hydrocarbures
aromatiques polycycliques (HAP) : évaluation de la relation
dose-réponse pour des effets cancérigènes : approche substance par
substance (facteurs d’équivalence toxique - FET) et approche par
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01/2006.
9. DeHate RB, Johnson GT, Harbison R.D. Risk
characterization of vapor intrusion in former manufactured gas
plants. Regul Toxicol Pharmacol 2011 ; 59 : 353-359.
10. Rago RJ, McCafferty R, Lingle J. Residential
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11. Hodgson AT, Garbesi K, Sextro R, Daisey J. Soil-gas
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near a landfill. J Air Waste Manag Assoc 1992 ; 42 :
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