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Effets des normes EURO IV et V sur la réduction des impacts sanitaires du trafic routier urbain en France


Environnement, Risques & Santé. Volume 9, Numéro 1, 39-50, janvier-février 2010, Article original

Texte intégral   Summary  

Auteur(s) : Vincent Nedellec, Rémi Lagache, Bruno Guillaume, Catherine Liousse, Nicolas Jeannée, Luc Mosqueron, Hélène Desqueyroux

Résumé : Les objectifs de cette étude étaient de produire des données d’exposition pour évaluer les impacts sanitaires liés au trafic routier en France métropolitaine et d’apprécier l’effet des normes EURO IV et V sur les niveaux de dioxyde d’azote (NO 2) et de particules en suspension (PM 10) en zones urbaines. La méthode comprend plusieurs phases de modélisation dont les résultats sont intégrés dans un système d’information géographique. Les données utilisées proviennent du réseau de surveillance de la qualité de l’air (RSQA) en France, du recensement de la population en 1999, des cadastres d’émission et inventaires de trafic routier. Les modélisations ont permis de définir, dans un maillage du territoire métropolitain de 4 × 4 km, les concentrations ambiantes en NO 2 et PM 10 à l’horizon 2000 et 2010, la part attribuable au trafic routier et le nombre de personnes exposées pour groupe d’âge. Entre 2000 et 2010, le nombre de kilomètres parcourus en France augmentera de 17 % en zones urbaines et de 30 % sur l’interurbain. En parallèle, les consommations de carburants augmenteront moins vite : 13 % en zones urbaines et 26 % en interurbain. Environ 75 % de la population française vit en zones urbaines, lesquelles représentent 14 % de la superficie métropolitaine. Dans les zones urbaines en 2000, la concentration moyenne annuelle en PM 10 due au trafic routier est de 8,3 μg/m 3 et représente 42 % de la concentration moyenne ambiante. Pour le NO 2, ces valeurs sont respectivement de 11,5 μg/m 3 et 56 %. En 2010, les résultats pour les PM 10 sont respectivement 4,7 μg/m 3 et 34 %, et pour le NO 2 : 7,0 μg/m 3 et 47 %. Les incertitudes principales concernent l’estimation de la part attribuable au trafic routier dans chaque maille et les projections à l’horizon 2010. Ces incertitudes se propagent sans amplification dans l’enchaînement des différentes phases de modélisation et ne semblent pas affectées d’un biais systématique. Les données détaillées par mailles seront donc utilisées dans la phase suivante du projet pour évaluer les impacts sanitaires attribuables au trafic routier en zones urbaines. Au total, l’arrivée des normes EURO IV et V contribue à une décroissance des expositions moyennes nationales en zones urbaines aux PM 10 et NO 2 (- 43 % et - 40 % respectivement) décroissance plus forte que celle attribuable à toutes les sources en zones urbaines (- 28 % et - 27 %).

Mots-clés : adulte, dioxyde d’azote, enfant, gaz échappement, automobile, personne âgée, fragile, pollution de l’air, exposition environnementale, France

 

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