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Quel indicateur d’exposition pour l’étude des effets sanitaires à court terme de la pollution photo-oxydante pour causes respiratoires. Une étude de cas à Paris et proche couronne (2000-2003)


Environnement, Risques & Santé. Volume 6, Numéro 5, 345-53, Septembre-Octobre 2007, Article original

Article gratuit   Summary  

Auteur(s) : Benoît Chardon, Sabine Host, Agnès Lefranc, Frédérique Millard, Isabelle Gremy

Résumé : De nombreuses études ont montré les effets sanitaires à court terme de la pollution atmosphérique aussi bien en termes de mortalité que de morbidité. Parmi ces études, certaines s’intéressent plus particulièrement aux effets sanitaires de l’ozone. En effet, l’analyse des liens entre cet indicateur d’exposition et la santé présente de nombreuses difficultés du fait que l’ozone est un polluant dit « secondaire ». L’objectif de cette étude est de déterminer l’indicateur d’exposition à la pollution photo-oxydante le plus pertinent pour mesurer les effets sanitaires respiratoires de ce type de pollution au travers d’une étude de cas réalisées sur Paris et sa proche couronne. Dans cette étude, les effets de la pollution photo-oxydante sur le risque d’hospitalisations pour causes respiratoires chez les plus de 15 ans ont été estimés au travers de quatre indicateurs d’exposition différents. Des analyses de séries temporelles (modèles GAM) ont été utilisées. La tendance à long et moyen termes des indicateurs, les facteurs météorologiques, les pollens ainsi que les épidémies de grippe ont été pris en compte dans l’analyse en tant que cofacteurs. Cette étude montre qu’il existe une relation exposition-risque non linéaire sur l’année entière entre l’ozone et le risque d’être hospitalisé pour causes respiratoires. Elle souligne que l’indicateur d’exposition à la pollution photo-oxydante le plus approprié semble être le maximum journalier des moyennes mobiles sur 8 heures, en distinguant les saisons chaudes et froides. Les résultats obtenus avec cet indicateur d’exposition montrent un lien significatif entre les niveaux d’ozone couramment observés sur Paris et sa proche couronne en été et les hospitalisations pour causes respiratoires : le risque relatif d’hospitalisation augmente de 0,84 % (IC 95 % [0,05 \; 1,63]) pour une augmentation de 10 μg/m 3 des niveaux de l’indicateur d’exposition. Des analyses approfondies sur le choix et la définition des saisons chaudes pourraient être envisagées dans de futurs travaux.

Mots-clés : dioxyde d’azote, hospitalisation, maladies de l’appareil respiratoire, modèle linéaire, ozone, pollution de l’air

 

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