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Les effets sanitaires potentiels des organismes génétiquement modifiés |
Environnement, Risques & Santé. Volume 3, Numéro 6, 341-52, Novembre-Décembre 2004, Synthèse
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Article gratuit
Summary
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Auteur(s) : Louis-Marie Houdebine |
Résumé : La consommation des organismes génétiquement modifiés (OGM) par les animaux et l’homme est devenue une réalité et elle ne peut que s’amplifier. L’introduction d’une information génétique étrangère ou l’inactivation d’un gène peuvent induire des modifications des propriétés nutritionnelles des aliments. Ces altérations n’ont pas de raisons fondamentales de comporter plus de risque pour les consommateurs que celles, inconnues, qui résultent de la sélection génétique classique. Les OGM doivent toutefois être examinés au cas par cas. Les risques théoriques proviennent de plusieurs paramètres indépendants : outil utilisé pour le transfert de gène, nature du gène transféré, altération du génome au site d’insertion, sensibilisation des organismes vis-à-vis de pathogènes. Pour évaluer les risques, les paramètres suivants sont étudiés selon les cas : équivalence en substance, toxicité aiguë de la protéine codée par le transgène, toxicité à long terme de l’OGM entier, allergénicité, séquence du transgène et de ses régions flanquantes du génome, transcriptome, protéome et métabolome, présence anormale de pathogènes, effets environnementaux. Les examens des OGM sont accompagnés d’une traçabilité qui est susceptible d’établir une corrélation entre la survenue d’une maladie dans une population donnée et la consommation répétée d’un OGM. L’ensemble de ces mesures appliquées aux OGM est comparé à celles qui sont traditionnellement utilisées pour évaluer l’innocuité des aliments traditionnels. |
Mots-clés : allergènes, organismes génétiquement modifiés, transfert gène, transgène, toxicité. |
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