ARTICLE
Arrêté du 25 avril 2002 modifiant
larrêté du 26 avril 1991 fixant la teneur maximale
en goudron des cigarettes et modifiant larrêté du 26
avril 1991 fixant les méthodes danalyse des teneurs en nicotine
et en goudron et les méthodes de vérification de lexactitude
des mentions portées sur les conditionnements, ainsi que les modalités
dinscription des messages de caractère sanitaire et des mentions
obligatoires sur les unités de conditionnement des produits du
tabac*
Compte tenu des effets sanitaires largement documentés du tabagisme
actif, et à lheure où le Centre international sur
le cancer (CIRC) répertorie le tabagisme passif comme cancérogène,
ce décret définit un certain nombre de mesures dinformation
visant à lutter contre le tabagisme et réduire son impact.
Goudron
À compter du 1er janvier 2004, les cigarettes importées
dun pays tiers pour la mise en pratique, ou fabriquées en
France et commercialisées sur le territoire national, ne peuvent
avoir des teneurs supérieures à10 mg par cigarette pour
le goudron. À compter du 1er janvier 2005, ces teneurs maximales
sappliquent également aux cigarettes fabriquées en
France et exportées vers un pays tiers à la Communauté
européenne.
Mentions portées sur les conditionnements
Modalités dinscription des messages de caractère sanitaire
et des mentions obligatoires
Les modalités dimpression (police, caractères
gras) des teneurs en goudron et en nicotine, mesurées conformément
àlarrêté du 26 avril 1991, sont précisées.
Le texte, centré sur lune des faces latérales du paquet,
doit être imprimé horizontalement de façon à
couvrir au moins 10 %de la surface correspondante ; il est entouré
dun bord noir, dune épaisseur minimale de 3 mm, ninterférant
en aucune façon avec le texte de linformation donnée.
Les modalités dinscription de lavertissement
sanitaire général et des avertissements spécifiques
sont précisées. Lavertissement général
couvre au moins 30 % de la superficie externe de la surface correspondante
de lunité de conditionnement de tabac sur laquelle il est
imprimé. Tous les paquets de cigarettes portent sur lautre
surface la plus visible de lunité de conditionnement un avertissement
spécifique repris de la liste ci-dessous, et qui couvre au moins
40 % de la partie externe de la surface correspondante de lunité
de conditionnement sur laquelle il est imprimé.
- Les fumeurs meurent prématurément.
- Fumer bouche les artères et provoque des crises cardiaques
et des attaques cérébrales.
- Fumer provoque le cancer mortel du poumon.
- Fumer pendant la grossesse nuit àla santé de
votre enfant.
- Protégez les enfants : ne leur faites pas respirer votre
fumée.
- Votre médecin ou votre pharmacien peuvent vous aider
àarrêter de fumer.
- Fumer crée une forte dépendance, ne commencez
pas.
- Arrêter de fumer réduit les risques de maladies
cardiaques et pulmonaires mortelles.
- Fumer peut entraîner une mort lente et douloureuse.
- Faites-vous aider pour arrêter de fumer : téléphonez
au 113 (appel gratuit).
- Fumer peut diminuer lafflux sanguin et provoque limpuissance.
- Fumer provoque un vieillissement de la peau.
- Fumer peut nuire aux spermatozoïdes et réduit la
fertilité.
- La fumée contient du benzène, des nitrosamines,
du formaldéhyde et du cyanure dhydrogène. Ces
avertissements spécifiques sont imprimés de façon
àgarantir lapparition régulière de chacun
des messages sur une quantité égale dunités
de conditionnement. Ils doivent être imprimés sur la
surface la plus visible lors de lachat par le consommateur,
avant même louverture de lunité de conditionnement. |
* Journal officiel de la République française, 28 avril
2002 : 7714-5.
Mots clés : tabagisme ; goudrons ; nicotine ; santé
publique ; législation.
Arrêté du 1er juillet 2002 portant
création dun groupe de travail à caractère
permanent " Observatoire des pratiques de lévaluation
des risques sanitaires dans les études dimpact " au
sein de la section des milieux de vie du Conseil supérieur dhygiène
publique de France*
Cet arrêté, dont le texte nest pas paru au Journal
officiel, crée lObservatoire des pratiques de lévaluation
des risques sanitaires dans les études dimpact, groupe de
travail permanent, dont les objectifs et les missions sont définis,
et les membres nommés.
Deux objectifs
Ce groupe de travail permanent, créé sur proposition de
la présidente de la section des milieux de vie du Conseil supérieur
dhygiène publique de France, est chargé :
- daméliorer les pratiques de lensemble des acteurs
impliqués dans lévaluation des risques sanitaires
dans le cadre des projets daménagement ou des installations
classées ;
- dapporter un appui aux agents du ministère en charge
de la santé qui doivent donner un avis sur la qualité des
aspects sanitaires des études dimpact et les niveaux de risques
estimés.
Missions
Pour réaliser ces deux objectifs, le groupe :
- dressera linventaire des difficultés méthodologiques
et pratiques rencontrées sur le terrain pour évaluer limpact
sanitaire de projets daménagement ou dinstallations
classées ;
- identifiera les connaissances actuelles, utiles àla réalisation
des études dévaluation des risques sanitaires de projets
daménagement ou dinstallations classées ;
- identifiera les lacunes dans ce domaine ;
- stimulera la production de nouvelles connaissances ;
- assurera la diffusion des informations sur un site Internet et
Intranet du ministère de la Santé.
Membres - Présidence
Sont nommés membres de ce groupe de travail : Mme Stéphanie
Baud (RESE), Mme Céline Boudet (Ineris), Mme Dominique
Brunet (DRT), M. Pascal Capdepon (Ddass 65), Mme Frédérique
Chemin (Ddass 60), M. William Dab (Cnam), M. Frédéric
Dor (InVS), Mme Joëlle Le Moal (DGS), Mme Michèle
Legeas (ENSP), M. Thierry Michelon (DGS) ou son représentant,
Mme Isabelle Momas (CSHPF), M. Yvon Le Moullec (CSHPF),
Mme Isabelle Nicoulet (DGS), M. Alexandre Paquot (DPPR),
M. Pascal Pelinski (Drire Champagne-Ardenne), M. Jean-François
Philippon (Drass Centre), Mme Isabelle Tapie (DPPR), Mme Maud
Vallat Taddeï (DRT), M. Jean- Pierre Vinot (Certu), un
représentant de lAfsse. Est nommé président
de ce groupe de travail : M. William Dab.
* Direction générale de la santé, Sous-direction
de la gestion des risques et des milieux. Bulletin officiel no 2002-28.
Mots clés : législation ; évaluation risque
; santé publique ; législation.
Décret no 2002-895 du 15 mai 2002 relatif
aux attributions du ministre de lÉcologie et du Développement
durable*
De lintégration des objectifs de développement
durable dans les politiques publiques à la prise en compte du développement
durable dans les politiques contractuelles de lÉtat, ce décret
définit en plus dune vingtaine de points, les attributions
du ministre de lÉcologie et du Développement durable.
Le ministre de lÉcologie et du Développement durable
veille àlintégration des objectifs de développement
durable dans lélaboration et la mise en uvre des politiques
publiques, notamment en ce qui concerne la gestion des ressources et des
espaces naturels et laménagement du territoire. Il prépare
et met en uvre les politiques publiques en matière décologie.
Il coordonne notamment les actions menées dans le domaine de lenvironnement
et peut, par délégation du Premier ministre, présider
le comité interministériel de lenvironnement.
Au titre de la politique de lenvironnement
Le ministre de lÉcologie et du Développement durable
:
- est responsable des actions de protection de la nature, des paysages
et des sites ;
- veille àla protection de la biodiversité ;
- veille àla protection du littoral et de la montagne ;
- assure la police et la gestion de la chasse et de la pêche
en eau douce ;
- assure, en liaison avec les ministres intéressés,
la police de lexploitation des carrières et des installations
classées pour la protection de lenvironnement ;
- assure la protection, la police et la gestion des eaux, àlexception
de la gestion du domaine public fluvial affecté àla navigation
et de la police afférente ;
- définit et met en uvre les actions relatives àla
préservation de la qualité de lair et àla lutte
contre leffet de serre et les changements climatiques ;
- veille, en relation avec les ministres intéressés,
àla réduction des nuisances sonores ;
- assure la coordination des actions concernant la prévention
des risques majeurs dorigine technologique ou naturelle ;
- élabore et met en uvre, conjointement avec le ministre
chargé de lIndustrie, la politique en matière de sûreté
nucléaire, y compris en ce qui concerne le transport des matières
radioactives et fissiles àusage civil ;
- est associé àla détermination et àla
mise en uvre de la politique dutilisation rationnelle des
ressources énergétiques et de développement des énergies
renouvelables ;
- participe àla détermination et àla mise en
uvre de la politique en matière durbanisme, déquipement,
de transports et de grandes infrastructures, en particulier en ce qui
concerne la prévention et la réduction des risques écologiques
;
- participe àla détermination de la politique daménagement
de lespace rural et de la forêt ;
- participe àla détermination de la politique de la
santé en tant que cette dernière est liée àlenvironnement
;
- est responsable, en liaison avec les ministres intéressés,
de la politique de réduction et de traitement des déchets
;
- propose toute mesure destinée àdévelopper
les industries et les services de lenvironnement ;
- participe àla détermination de la politique de recherche
et dinnovation en matière denvironnement.
Au titre du développement durable
Le ministre de lÉcologie et du Développement durable
:
- veille àlévaluation environnementale des politiques
publiques ;
- contribue au développement de la politique destinée
àassocier les citoyens àla détermination des choix
concernant les projets ayant une incidence importante sur lenvironnement
ou laménagement du territoire ;
- propose toute mesure propre àaméliorer la qualité
de la vie et contribue au développement de léducation
àlenvironnement, àla formation et linformation
des citoyens en matière denvironnement ;
- veille àla prise en compte du développement durable
dans les politiques contractuelles de lÉtat.
* Journal officiel de la République française, 16 mai 2002
: 9253-4.
Mots clés : environnement ; écologie ; législation.
Directive 2002/3/CE du Parlement européen
et du Conseil du 12 février 2002 relative à lozone
dans lair ambiant*
Cette directive a pour objet :
- détablir des objectifs àlong terme, des valeurs
cibles, un seuil dalerte et un seuil dinformation pour les
concentrations dozone dans lair ambiant au sein de la Communauté,
conçus pour éviter, prévenir ou réduire les
effets nocifs sur la santé humaine et sur lenvironnement
dans son ensemble ;
- de garantir que des méthodes et critères communs
sont employés pour évaluer les concentrations dozone
et, le cas échéant, les précurseurs de lozone
(NOx et COV) dans lair ambiant des États membres ;
- de garantir que des informations adéquates sont obtenues
sur les niveaux dozone dans lair ambiant et quelles
sont mises àdisposition du public ;
- de garantir que, en ce qui concerne lozone, la qualité
de lair ambiant est préservée lorsquelle est
bonne et quelle est améliorée dans les autres cas
;
- de promouvoir une coopération accrue entre les États
membres en ce qui concerne labaissement des concentrations dozone,
lutilisation du potentiel offert par les mesures transfrontalières
et laccord de ces mesures.
Valeurs cibles
La valeur cible pour 2010 pour les concentrations dozone dans lair
ambiant, eu égard àla protection de la santé humaine,
figure dans le tableau cidessous.
Objectif à long terme
Lobjectif àlong terme, en termes de santé, pour les
concentrations dozone dans lair ambiant est défini.
Information du public
Les États membres prennent les mesures appropriées pour
veiller àce que les informations actualisées sur les concentrations
dozone dans lair ambiant soient systématiquement accessibles
au public, aux organismes de protection de lenvironnement, aux associations
de consommateurs, aux organismes représentant les intérêts
des groupes sensibles de la population et aux autres organismes de santé
concernés. Les seuils dinformation et dalerte pour
les concentrations dozone dans lair ambiant sont précisés.
Pollution transfrontalière
Lorsque les concentrations dozone dépassant les valeurs
cibles ou les objectifs àlong terme sont en grande partie dues
àdes émissions de précurseurs provenant dautres
États membres, les États membres concernés travaillent
en collaboration, le cas échéant, pour concevoir des plans
et des programmes communs destinés àatteindre, sauf lorsque
cela nest pas faisable par des mesures proportionnées, les
valeurs cibles ou les objectifs àlong terme.
Évaluation des concentrations dozone
et de ses précurseurs
Les mesures des précurseurs de lozone doivent porter au
moins sur les oxydes dazote et sur des composés organiques
volatils appropriés. Une liste est fournie, comprenant une trentaine
de COV pour lesquels des mesures sont conseillées. Les modalités
de cette évaluation sont exposées, notamment la méthode
de mesure en ce qui concerne les critères dimplantation des
points de prélèvement et de détermination du nombre
minimal de points de prélèvement.
* Journal officiel des Communautés européennes, 9 mars
2002 : L67/14-30.
Mots clés : ozone ; exposition environnement ; législation
; Europe.
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Paramètre |
Valeur cible pour 2010 |
| Valeur cible pour la protection
de la santé humaine |
Maximum journalier de
la moyenne sur 8 heures |
120 µg/m3 valeur àne
pas dépasser plus de 25 jours par année civile
moyenne calculée sur 3 ans |
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Paramètre |
Objectif à long terme |
| Objectif à long
terme pour la protection de la santé humaine |
Maximum journalier de
la moyenne sur 8 heures pendant une année civile |
120 µg/m3 |
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Paramètre |
Seuil |
Seuil dinformation
Seuil dalerte |
Moyenne sur 1 heure
Moyenne sur 1 heure |
180 µg/m3
240 µg/m3 |
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