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Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé

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SIDA et infections à VIH : l’hypothèse de co-facteurs transmissibles Volume 1, numéro 1, Avril 1991

Auteurs
hôpital de l’Institut Pasteur, département des maladies infectieuses et tropicales, 211, rue de Vaugirard, 75015 Paris, France, unité d’oncologie virale, département du SIDA et des rétrovirus, Institut Pasteur, 28, rue du Docteur-Roux, 750158 Paris, France.
  • Page(s) : 47-51
  • Année de parution : 1991

L’isolement d’un rétrovirus appelé VIH et la démonstration, au moins partielle, de son rôle dans la pathogénie du SIDA ont certainement contribué à la compréhension de la maladie et donné d’importantes voies de recherche pour contrôler l’épidémie. Quoi qu’il en soit, l’origine de cette épidémie et les mécanismes précis de la pathogénie du SIDA demeurent mystérieux, et la possibilité que d’autres facteurs (viraux, bactériens, mycoplasmiques, nutritionnels ou comportementaux) puissent contribuer à l’histoire naturelle de l’infection n’a jamais été exclue. Les études sur l’histoire naturelle de l’infection VIH démontrent qu’il existe une importante variation dans l’évolution clinique et le taux de passage d’un individu à un autre vers le SIDA, et aussi une variation importante dans la réponse clinique aux thérapeutiques anti-rétrovirales dont l’efficacité a été démontrée in vitro. Des données récentes suggèrent que quelques agents pourraient jouer le rôle de co-facteurs : des virus (CMV, Herpès virus, HHV 6, HTLV 1) ou des mycoplasmes. Ces données sont résumées ici. Des études prospectives restent nécessaires pour documenter clairement le rôle de ces candidats co-facteurs dans l’histoire naturelle de l’infection VIH.