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Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé

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Prévalence du paludisme maternel, placentaire et du petit poids de naissance au cours du travail d’accouchement et en post-partum en milieu périurbain à Bamako (Mali) Volume 21, numéro 1, Janvier-Mars 2011

Auteurs
Université de Bamako Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie (FMPOS) Malaria Research and Training Center (MRTC) BP 1805 Bamako Mali
  • Mots-clés : accouchement, grossesse, Mali, paludisme, protection prénatale, traitement préventif
  • DOI : 10.1684/san.2011.0234
  • Page(s) : 3-7
  • Année de parution : 2011

Le paludisme chez la femme enceinte constitue un problème majeur de santé publique par ses conséquences graves pour la mère et le nouveau-né. Conformément aux directives de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le Mali a adopté un ensemble d’interventions pour lutter contre le paludisme chez la femme enceinte qui comprend l’utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII), un traitement préventif intermittent (TPI) utilisant la sulfadoxine-pyriméthamine et une bonne prise en charge des cas de paludisme et d’anémie. C’est ainsi qu’une étude transversale a été menée en milieu périurbain de Bamako pour évaluer les paramètres paludométriques chez la femme enceinte et du nouveau-né, sur une période de dix mois. À l’accouchement, les gouttes épaisses périphériques des mères et des nouveau-nés, ainsi que du sang du cordon ombilical et du placenta ont été examinés. Au total, un échantillon de 379 parturientes âgées de 15 à 45 ans avec une moyenne d’âge de 23 ± 5,7 ans a été inclus dans l’étude. Les prévalences de l’infection maternelle, placentaire et du cordon ombilical étaient respectivement de 2,4, 1,6 et 0,5 % et celle des MII était de 81 %. Le taux d’utilisation du TPI avec la sulfadoxine-pyriméthamine (SP) était de 72 %, la prévalence du petit poids de naissance était de 12 %. Cette étude a mis en évidence une large couverture en TPI/SP et en MII dans la circonscription de Sabalibougou qui est compatible avec une faible prévalence du paludisme chez les femmes enceintes.