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Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé

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Paludisme congénital. Etudes parasitologique et sérologique à Niamey (Niger) Volume 10, numéro 3, Mai - Juin 2000

Auteurs
EA-948, Unité de formation et de recherche en médecine de Brest (université de Bretagne occidentale) et service de médecine interne 4, CHU de La Cavale-Blanche, boulevard Tanguy-Prigent, 29609 Brest, France.
  • Page(s) : 183-7
  • Année de parution : 2000

Le paludisme congénital est la mise en évidence d’hématies parasitées chez le nouveau-né avant le septième jour de la vie. Pour évaluer son incidence, les auteurs ont mené une enquête à Niamey (République du Niger) de juillet à septembre 1993, en région de paludisme mésoendémique ; 90 mères et leurs nouveau-nés, examinés à la maternité centrale de Niamey au moment de l’accouchement, ont été inclus dans l’étude. Outre l’examen clinique, des frottis sanguins, des gouttes épaisses et une sérologie spécifique des anticorps dirigés contre P. falciparum ont été faits chez la mère et le nouveau-né (sang du cordon et du talon). Les résultats permettent de dire que 54,4 % des mères et 13,3 % des nouveau-nés avaient une parasitémie sans manifestations cliniques du paludisme. Deux enfants seulement avaient un poids de naissance inférieur à 2 500 g. L’espèce plasmodiale identifiée sur les frottis était P. falciparum. Deux enfants nés de mère à parasitémie négative avaient un frottis positif. Au plan sérologique 19 % (17/90) des mères et 24 % (22/90) des enfants n’avaient pas d’anticorps décelables, en dépit d’une exposition au risque de paludisme. Les origines de cette négativité sont discutées.