JLE

Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé

MENU

Le paludisme en Afrique au sud du Sahara : comparaison entre les milieux urbains et ruraux Volume 1, numéro 1, Avril 1991

Auteur
ORSTOM, 213, rue Lafayette, 75480 Paris Cedex 10, France.
  • Page(s) : 33-8
  • Année de parution : 1991

La transmission du paludisme par les anophèles est conditionnée par les données climatiques. Elle est intense et permanente tout au long de l’année dans les régions équatoriales, saisonnière et longue en région soudanienne, saisonnière et brève en région sahélienne. Ces importantes différences dans la quantité et le rythme des piqûres potentiellement infectantes ne se traduisent pas par des différences chez l’homme, ni dans les indices parasitologiques ou sérologiques, ni dans la morbidité palustre. Un seul milieu apparaît bien particulier en terme de paludisme : il s’agit des quartiers de peuplement dense de la plupart des grandes villes. La transmission y est très faible : moins d’une piqûre potentiellement infectante par homme et par an. Le taux de prévalence parasitaire est bas. L’immunité antipalustre est d’acquisition tardive. Le paludisme n’en apparaît pas moins comme une des premières pathologies, particulièrement chez les enfants. La constatation de l’absence de lien entre la quantité de transmission et la gravité de la maladie palustre incite à beaucoup de prudence dans la conception de programmes de lutte antipaludique.